(l’informatique aujourd’hui me boude, voici la deuxième fois que j’écris cette note, ça m’a pris une demie heure et maintenant me voilà à zéro) 

Il y a une demie heure donc, je vous annonçait une note gaie, enfin, pas  truculente mais au moins qui ne parle ni de moi ni de mes angoisses.10_quilapayun

Pour commencer : le contexte.

Mercredi je fêtais mon vingt-sixième anniversaire, ce qui en âge de chenille croyez-moi c’est beaucoup, j’en viens même à me demander si je fais partie des heureuses élues destinés à devenir papillon, pero bueno, ni al tema.

Qui dit anniversaire dit bien souvent cadeau. J’ai donc eu le mien.

Une place de concert pour aller voir hier soir, à

La Cigale

un groupe de musiciens chilien appelé QUILAPAYUN.

Ami lecteur si tu as moins de 45-50, que tu n’es pas chilien,  que t’es tendances politiques n’ont jamais eu de teintes rougeâtre, c’est normal que ça ne te dise rien. Nous allons en effet parler aujourd’hui de musique latino-américaine, mais nous serons bien loin de Ricky Martín, Luis Miguel, Shakira et autres personnalités qui agitent ton popotin et tes hormones.

Notre amie Wikipédia, offre une rapide définition de ce groupe, je  vous conseille de cliquer sur les hyperliens qui vous expliqueront l’histoire du Chili, en particulier pendant les années 70’s. Pour les plus flémards d’entre vous, je dirai rapidement ceci : le 11 septembre 1973 un coup d’Etat militaire, avec à la tête Augusto Pinochet, a brutalement mis fin  au gouvernement socialiste de Salvador Allende. Ce coup d’Etat n’a pas été le seul, d’autre pays du cône sud on connu la même histoire, je vous passerai les détails de politiques internationale, et les implications de certaines puissances mondiales, parce que bon, une chenille ne fait pas de politique c’est bien connu… et puis mince z’avez qu’à vous culturer un peu bordel !

Je disais donc Quilapayún est un groupe chilien qui est naît à la fin des années soixante et qui s’inscrit dans un mouvement musical qui a touché l’ensemble de l’Amérique et que l’on a regroupé sous le mot « flokloriste ». Il y a aussi Inti-Illimani, Victor Jara ( à la bien triste mort), Violeta Parra ( un jour il faudra que je vous parle d’elle et de son frère, Nicanor). Là je ne vous parle que de Chiliens mais ils n’ont pas été les seuls.

Pourquoi folkloriste ? et bien parce qu’ils s’intéressent aux traditions populaires musicales, leurs instruments sont la zampoña, le charango, le bombo etc…et abordent des thèmes  de la tradition populaire, et si vous avez suivi, ont souvent des textes très engagés.

Pour ceux qui fréquentent la fête de l’huma, il leur est peut-être arrivé de scander le point levé « el pueblo unido jamás será vencido ».

En dehors de leurs instruments, Quilapayún c’est aussi un ensemble des voix très belles, et hyper puissantes, qui ont même ému mon breton chéri… Pour ma part j’ai eu la chaire de poule pendant tout le concert.

Et à la fin, para cerrar con broche de oro nous avons chanté El pueblo unido, et c’était vraiment beau, j’ai vu des gens pleurer, peut-être se souvenir du déchirement qui est lié à cette chanson, à cette triste époque de notre histoire, mais peut-être aussi voir renaître un petit brin d’espoir, parce que peut-être que les enfants et petits-enfants de ces exils gardent quelque part un peu de cette flamme.

Quoiqu'il en soit, moi j'ai été très émue, heureuse et d'avoir chanté avec d'autres personnes ces chansons qui ont bercé mon enfance, bah ça fait rudement du bien.

fquilaJe vous rajoute une petite photo avec leurs têtes ça vaut la peine...

Ah et aussi parmi les choses aui m'ont fait plaisir, mon petit breton a retrouvé dans l'humourd'un des chanteurs les mêmes traits de l'humour de mon père, un jour je parlerai de l'humour chilien...