06 mai 2009
Pouet pouet
L'autre je me disais...
quand j'avais 10 ans je pensais qu'il n'y avait rien de plus bon que de regarder le soleil se coucher dans l'océan Pacifique, un soleil sacrément grand, rouge, en enfouissant mes pieds dans le sable, assourdie par le bruit des vagues.
Et puis vers 16 ans, j'ai trouvé qu'il n'y avait rien de meilleur que de me balader dans Paris l'automne, au bord de la Seine, avec cette lumière si particulière en cette saison, quand le ciel est à la fois gris et lumineux, et que les feuilles rouges, oranges, jaunes commencent à s'accumuler par terre.
Dix ans après, assise dans mon fauteuil je me disais qu'il n'y avait rien de plus bon que ce petit bonhomme m'escaladant pour se blottir contre mes seins, et de pouvoir déposer un baiser dans sa petite nuque toute chaude.
Ah je vous jure! qué niaseuse la Pepina...
ça me fait du mal la vie en lotissement!
04 août 2007
Drôle de demande
Il y a quelques années j'ai eu une courte correspondance avec un ancien professeur de littérature de mon père. Je ne connais pas "en vrai" ce monsieur, mais je sais que j'aimais lui parler de mes études, de mon mémoire de l'époque, de mes interrogations littéraires. Aujourd'hui il nous demande de lui envoyer un poème qu'on aime, comme un cadeau, parce que dans quelques jours il fête un anniversaire bien particulier.
ALors j'ai réfléchi, un peu pas trop, je réfléchis toujours peu, et un peu par hasard mais pas trop je suis tombée sur Paco Ibañez sur Youtube.
Alors voilà je lui ai envoyé deux poèmes. Le premier, "Palabras para Julia", de José Agustin Goytisolo, et le second, d'un mexicain, hélàs mort aujourd'hui, Jaime Sabines, "Los amorosos".
PALABRAS PARA JULIA
Tú no puedes volver atrás
porque la vida ya te empuja
como un aullido interminable
Tu ne peux pas revenir en arrière
car la vie te pousse
comme un hurlement interminable
Hija mía es mejor vivir
con la alegría de los hombres
que llorar ante un muro ciego
Ma
fille, il vaut mieux vivre
avec la joie des hommes
que pleurer contre une muraille aveugle
Te sentirás acorralada
te sentiras perdida y sola
tal vez querrás no haber nacido.
Tu
te sentiras traquée
tu te sentiras perdue et esseulée
à tel point que tu regretteras d'être née
Yo sé muy bien que te dirán
que la vida no tiene objeto
que es un asunto desgraciado.
Je
sais bien qu'on te dira
que la vie ne sert à rien
que c'est un sujet sans grâce
Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en tí como ahora pienso
Alors
rappelle-toi toujours
de ce que j'ai écrit un jour
en pensant à toi comme j'y pense maintenant
Un hombre sólo una mujer
así tomados de uno en uno
son como polvo no son nada.
Un
homme seul, une femme
s'ils sont considérés individuellement
sont comme de la poussière, ils ne sont rien
Pero cuando yo te hablo a tí
cuando te escribo estas palabras
pienso también en otros hombres.
Mais
quand je te parle
quand je t'écris ces mots
je pense aussi aux autres hommes
Tu destino está en los demás
tu futuro es tu propia vida
tu dignidad es la de todos.
Ton
destin, ce sont les autres
ton avenir, c'est ta propre vie
ta dignité, c'est celle de tous
Otros esperan que resistas
que les ayude tu alegría
tu canción entre sus canciones.
D'autres
attendent que tu résistes
que ta joie les aide
que ta chanson se mêle aux leurs
Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en tí como ahora pienso
Alors
rappelle-toi toujours
de ce que j'ai écrit un jour
en pensant à toi comme j'y pense maintenant
Nunca te entregues ni te apartes
junto al
camino nunca digas
no puedo
más y aquí me quedo.
Ne te rends
jamais, ni ne t'écarte
Sur ton chemin, ne dis jamais
je n'en puis plus et je m'arrête ici.
La vida es bella ya verás
como a pesar de los pesares
tendrás amor tendrás amigos
La
vie est belle, tu verras
En dépit des soucis
tu auras de l’amour, tu auras des amis
Por lo
demás no hay elección
y este mundo tal como es
será todo tu patrimonio.
En
outre, il n'y a pas de choix
et ce monde tel qu'il est
constituera ton patrimoine
Perdóname no sé decirte
nada más pero tú comprende
que yo aún estoy en el camino.
Pardonnes-moi,
je ne sais rien te dire
de plus mais que tu comprennes
que je suis avec toi sur ta route
Y siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en tí como ahora pienso
Et
toujours rappelle-toi
de ce qu'un jour j'ai écrit
en pensant à toi comme j'y pense maintenant
LOS AMOROSOS
Los amorosos callan.
El amor es el silencio más fino,
el más tembloroso, el más insoportable.
Los amorosos buscan,
los amorosos son los que abandonan,
son los que cambian, los que olvidan.
su corazón les dice que nunca han de encontrar,
no encuentran, buscan.
Los amorosos andan como locos
porque están solos, solos, solos,
entregándose, dándose a cada rato,
llorando porque no salvan al amor.
Les preocupa el amor. Los amorosos
viven al día, no pueden hacer más, no saben.
Siempre se están yendo,
siempre, hacia alguna parte.
Esperan,
no esperan nada, pero esperan.
Saben que nunca han de encontrar.
El amor es la prórroga perpetua,
siempre el paso siguiente, el otro, el otro.
Los amorosos son los insaciables,
los que siempre -¡que bueno!- han de estar solos.
Los amorosos son la hidra del cuento.
Tienen serpientes en lugar de brazos.
las venas del cuello se les hinchan
también como serpientes para asfixiarlos.
Los amorosos no pueden dormir
porque si se duermen se los comen los gusanos.
En la obscuridad abren los ojos
y les cae en ellos el espanto.
Encuentran alacranes bajo la sábana
y su cama flota como sobre un lago.
Los amorosos son locos, sólo locos,
sin Dios y sin diablo.
Los amorosos salen de sus cuevas
temblorosos, hambrientos,
a cazar fantasmas.
Se ríen de las gentes que lo saben todo,
de las que aman a perpetuidad, verídicamente,
de las que creen en el amor como en una lámpara de
inagotable aceite.
Los amorosos juegan a coger el agua,
a tatuar el humo, a no irse.
Juegan el largo, el triste juego del amor.
Nadie ha de resignarse.
Dicen que nadie ha de resignarse.
Los amorosos se avergüenzan de toda conformación.
Vacíos, pero vacíos de una a otra costilla,
la muerte les fermenta detrás de los ojos,
y ellos caminan, lloran hasta la madrugada
en que trenes y gallos se despiden dolorosamente.
Les llega a veces un olor a tierra recién nacida,
a mujeres que duermen con la mano en el sexo,
complacidas,
a arroyos de agua tierna y a cocinas.
Los amorosos se ponen a cantar entre labios
una canción no aprendida.
Y se van llorando, llorando
la hermosa vida.
Voilà, pour le second poème désolée, je n'ai pas trouvé de traduction sur le net, je me chargerai d'en faire une à mon retour... mais ne soyez pas trop sévères...
allez c'est avec ce joli cadeau d'amour, même si vous ne le comprennz pas en entier que je pars. Je vous souhaite une bonne fin d'août.
la bise
06 avril 2007
Halloween, máscaras y disfraces
Alors comme promis comment j'ai été traumatisée par des masques de monstres pour Halloween.
Avant cela, une question vous vient peut-être au clavier, qu'a-t-elle not' Pepinette avec ses souvenirs d'enfance en ce moment? Rien juste que j'ai envie de mettre à profit mes séances de psy, et en tirer aussi dans l'immédiat quelque chose d'à peu près agréable.
Nous sommes toujours à la même adresse. J'ai à peine 4 ans. J'ai des nouveaux voisins. Moi j'habite au 3 eux au 5. Ils sont mexicano-américains. La dame à deux fils. Timmy et Randy. Y en a un qui a 7 ans, c'est Randy et l'autre Timmy 2 ans. Je suis contente d'avoir des nouveaux copains. Mais très vite je comprends mon malheur. Ils sont gentils avec moi une fois sur deux. Je ne comprends pas. Je pleure souvent. Mais pourquoi ils sont méchants? Ma mère n'aime pas trop que je sois avec eux. Elle sait que je risque de revenir en larme à tout moment.
Comme vous le savez peut-être, avec la Toussaint on a au Mexique la fête des morts, seulement proximité avec les U.S.A oblige, nous fêtons en masse aussi Halloween. Les petits enfants vont de porte en porte déguisés en demandant "dulces o travesuras", moi j'y ai pas droit, maman elle n'aime pas cette fête, et puis elle ne veut pas que je reçoive des bonbons de gens inconnus.
A la période d'Halloween fleurissent dans les boutiques des masques en plastiques les uns plus moches que les autres. Moi ils me font vraiment peur, ils sont pas beaux, ça ne me fait pas rire. Comment peut-on aimere se faire peur, alors que la peur c'est loin d'être une sensation agréable?
Timmy Et Randy eux adorent faire peur et je l'ai appris à mes dépends.
Dans la maison du fond, la 6, le couple qui vit là bas, possède une caravane, on à le droit d'aller jouer par là. Et je ne sais pas comment ils ont réussi leur coup, en quelques instants je me retrouve enfermée dans la caravane avec Randy qui a mis un masque et me fait peur. Dehors il y a Timmy avec un masque aussi, qui tourne autour de la caravane en éxécutant une danse endiablée. Au bout de la caravane il y a une petite fenêtre et de cette fenêtre je vois l'allée et trois maisons plus loin ma maison. Je tape à la petite fenêtre, je crie maman, je pleure, je me concentre pour ne pas regarder le masque horrible qui me fait peur. Mais Randy m'oblige à le regarder. Je m'accroche à cette petite fenêtre. Mais comment ma mère pourra-t-elle m'entendre?
Finalement ma mère, dans la cuisine qui donne sur l'allée, m'entend crier. Elle sort et arrive. Elle me retrouve en larmes, presque cyanosée d'avoir crié.
Aujourd'hui je peux enfin regarder Vendredi 13 & co., mais ça a mis du temps croyez-moi!

Sérieux meme ce masque je le toruve atrocej'en ai trouvé d'autres j'ai eu vachement de mal à les regarder et finalement j'ai mis celui-là il est moche mais ça passe encore. Mais c'est pas dit qu'il reste ici...Tout n'est pas réglé!
31 mars 2007
une hirondelle ne fait pas le printemps
Est-ce que beaucoup d'entre vous ont déjà vu une hirondelle d'ailleurs? Je dis ça parce que j'en ai jamais vu ici. Parce que quand j'étais petite, dans une des maisons où j'ai vécu, à Circunvalación Sur, le quartier Las fuentes ( y avait plein de ronds points et plein de fontaines) dans l'entrée de notre maison, y avait des nids d'hirondelles et au printemps elles étaient toutes de retour.
C'est drôle finalement ce signe du printemps dans un pays où le printemps ça veut surtout dire qu'il fera encore plus chaud et qu'il ne pleuvra pas une goutte... Je vous ai déjà parlé du printemps ici , mais l'autre fois le post de Mrs. Two sur le printemps m'a fait pensé à encore autre chose. Le printemps quand j'étais à l'école maternelle et la fête du printemps. C'était chouette ça.
Pour la fête du printemps on était tous habillés en blanc, et on venait avec nos vélos fleuris pour une course folle après l'hiver. Je ne sais plus si on le brûlait ou pas monsieur l'hiver. Je ne sais même plus si on courait après lui.
Mais je me souviens de mon tricycle rouge, marque "Apache". Tiens d'ailleurs en cherchant sur le net je suis tombée sur plein de blogs qui parlent de ce tricycle. Comme quoi je ne suis pas la seule à m'être sentie la plus rapide sur mon bolide rouge métallisé.
L'image ci-contre c'est pour vous donner une petite idée. Mais je suis le mien il n'était pas tout à fait comme ça. Il était un peu plus large, derrière y avait un petit espace pour mettre des trucs. Enfin moi j'avais le tricycle pour partir faire le tour du monde quoi! Et puis de toutes façons il était vraiment royal le mien. Y a pas à tortiller du cul! Et puis même je vous dirai quand j'ai eu mon premier vélo de grande, avec deux grandes roues, il était rose, un vélo de fille, j'ai beaucoup souffert. Ce fut un véritable déchirement, mais pourtant je devrais me rendre à l'évidence, pédaler sur mon tricycle c'était devenu impossible, j'étais 3 fois trop grande... C'est dur de grandir, même quand on est petit...
Quoiqu'il en soit, sur mon tricycle rutilant, décoré de fleurs de papier crépon, fabriquées la veille avec ma mère, habillée toute en blanc, sur le printemps de Vivaldi je pédalais en rond dans la cours de mon école, celle du haut la grande, celle des grand que nous ne pouvions, nous petit de la maternelle, investir que pour les occasions spéciales. Le reste du temps on risquait de se faire assommer part un vrai gros ballon de foot, se faire bousculer, voire brusculer, bref là bas de l'autre coté c'était la jungle.
Mais là aucun risque, nous étions protégés par Macus( à prononcer "Macousse"), Ceci, Tere, les femmes les plus gentilles de la planète. Quand Macus est partie à la retraite, nous étions tous là petits et grands, et très grands avec une rose pour lui faire un bisous. Et on était à nouveau les petits qu'elle avait eu, elle se souvenait toujours de nous de nos prénoms. Et plus tard encore quand j'ai appris que cette saloperie de cancer l'avait emportée la petite fille que j'étais, la grande que j'essayais d'être a pleuré, et pleure encore... comme quoi... c'est dur de grandir, même quand on est grand.
Ouai je sais j'avais dit que le blog était en chômage technique, mais bon, je veux pas faire de la peine à Mrs. Two, et puis y monsieur Kerpepinadec qui joue de la guitare à côté au lieu d'être avec moi, et puis aussi c'est de la faute de la psy hein, elle n'a qu'à poser moins de questions sur mon enfance... Tiens la prochaine fois je vous raconte comment j'ai été vaccinée à vie des masques d'halloween.