31 mai 2006
le message à la con
c'est le bon dieu qui m'a puni d'avoir dit du mal sur mes camarades...
ayé, le couperet est tombé...
J'irai pas à Toulouse... Je suis tristement en vacances...
contente moyen moyen. C'est fou je m'y attendais pourtant, je sentais pas prête, je me disais bien que j'avais pas été à la hauteur, mais là, finalement je me rends compte que j'avais peut-être envie d'être admissible...
Pas trop le courage d'affronter aujourd'hui la fac.
Je me sens particulièrement con aujourd'hui.
Le bon côté?
Je suis en vacances
Je vais préparer mon permis de conduire.
Je vais enfin souffler un peu
Tout n'est pas perdu j'ai quand même mon capes...
'tin!!!!!!!! Bordel!!!!!!!!!!! je pensais pas que je serais si vexée...
17 mai 2006
tic tac tic tac tic tac tic tac
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Et bientôt les résultats de l'agreg nous rappellerons, me rappellerons que j'aurai peut-être dû passer moins de temps à buller devant mon pc, à attendre un orage tropical dans le 92, ou bien encore à guêter mes graines de piments à la fenêtre...
Journée mitigée.
Je me suis réveillée tôt, j'ai fait mon explication en linguistique plutôt bien, faut dire le prof je crois qu'il m'aime bien, bref j'ai survécu. Ma prof de litté d'Amérique Latin m'a rendu mon brouille de l'explication de texte de la semaine dernière, "bon c'est pas terrible ce que vous nous avez fait, mais vous n'êtes pas du tout un cas désespéré", merci ma bichette tu me rassures, "et puis vous savez on a une un loi statistique à ******* qui montre que toutes nos tutrices ****** ont eu leur agrégation du premier coup"...Ahah merci encore! Pas la peine de me remonter le moral... en revanche j'avais une belle robe blanche dixit elle-même et également ma prof de version classique préférée.
Je suis fatiguée. La lassitude commence à se faire sentir, et ma confiance en moi se ratatine.
Miro : tu diras à ton pote qui commande les orages que bof bof...Chuis déçue déçue... J'ai vu de trois éclairs très jolis, mais mes vitres n'ont même pas tremblé, l'odeur de la terre mouillée n'envahit pas mes narines, et je n'entends pas les voitures passer sur l'eau en éclaboussant les trottoirs... Comment? pardon? quoi-t-est-ce? je ne suis plus au Mexique? ah... c'est peut-être ça...
Dois-je rajouter que j'ai un début de sinusite et mal au bide?
Demain m'attendent Lumières et pouvoir (1746-1808), pour une sympathique leçon à préparer pour vendredi...Ah et aussi un cours dont je ne parlerai pas...
Je vous propose de vous faire virtuellement une de mes imitations d'Arletty...
Du soir au matinnnnnnnn toujours au turbin moi j'en ai marrrrrrrrrrreuuuuuuuuuu
De toujours bouffer d'la vache enragééééééééééééée moi j'en ai maaaaaaaaaaaarre
Si c'est ça la vie et bien je vous déclarrrrrrrrrrrrrrrrrrrreuuuuuuuuuuu
sans être socialo c'est rigolo et moi j'en ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaa-aaaaaaaaaaaaaareuuuuuuuuuuuuuuuuu!
16 mai 2006
mots en "ologie" quand vous nous tenez
phonologie, morphologie, ça ressemble presque à orgie, une orgie saussurienne où les personnages principaux s'appellent Signifié, Signifiant, Madame Diachronie et Monsieur Archiphonème...
A l'agreg d'espagnol y a une petite épreuve de linguistique, prétexte douteux pour montrer qu'on connaît plein de phénomènes linguistiques par coeur, et qu'on sait faire semblant même quand on n 'a jamais fait du latin.
Je suis bien loin des transcription phonétiques, de la sociolinguistique et de la pragmatique, quand linguistique pour moi voulait dire clef magique pour comprendre tout, TOUT, je vous jure! En ce temps là, vie était belle et soleil plus brillant qu'aujourd'hui, et la Pepina se baladait un calepin dans sa poche prête à noter tous ce que les gens disaient autour d'elle. C'était bien.
Demain matin je fais une explication donc de linguistique. ET ça me fait chier. D'ailleurs ce concours m'emmerde .
ET puis d'abord pour qu'il pleut pas? A la météo ils n'arrêtent pas de nous annoncer des orages, et RIEN! Je voudrais tellement de la pluie du tonnerre, des éclairs de tous les côtés. Les anges ça doit bien s'engueuler aussi...
Ma mère quand il y avait du tonnerre elle disait que c'était le bon dieu qui battait ses femmes... Sa grand-mère lui disait déjà ça...
Bonne nouvelle : demain matin je me réveillerai enfin à nouveau avec la voix de Stéphane Paoli. J'aurai voulu envoyer un petit mail à France Inter pour lui souhaîter un prompt rétablissement, mais bon, je suis trop timide pour ça, et je me voyais mal lui dire que sa voix est la seule qui peut me tirer de mon lit sans que je ronchonne de trop...
Ce soir tarte aux épinards, peut-être demain je serai le Popeye de la linguistique!
08 avril 2006
reflexions post agrégatives
Je sais j'ai déjà pesté après Michel Leiris, mais il semblerait qu'il s'obstinne à me coller aux basques (non pas l'autre mot j'ai dit que j'arrêtais d'être vulgaire). Figurez vous que mon thème avait un titre, que j'espère plein de candidats moins méritants que moi aurons oublié de traduire (mouhahaha je suis méchante!), et ce titre était :
Du temps au temps.
Et là mon amour debreton se plaint de que le temps passe trop vite (madaaaaame... votre fille à vingt ans madaaaame...)
Et là je me suis retenue, mordue la langue, pincée les cuisses, pour ne pas lui répondre, mais si tu ne passais pas autant de temps devant ton ordi... Parce que oui mes chers amis lecteurs, l'ordi est chronophage. C'est non seulement l'ennemi de la vie de couple, de l'épanouissement sociale, c'est aussi tout simplement une saloperie de bestiole chronophage qui vous bouffe petit à petit tout votre temps.
Si nous avions été un couple il y a encore quelques dizaines d'années il aurait fait comme son papa, il se serait mis à bricoler...
Tout ceci me fait penser une chose. Le temps lui aussi est chronophage. Et oui plus le temps avance et plus il diminue. En tout cas pour nous petits êtres humain dont le temps sur cette chère terre est compté. chaque instant nous éloigne un peu plus du jour de notre naissance, de la douce époque où notre soucis principal, enfin surtout le mien, était que ma mère ne me mette pas une banane dans mon goûter pour l'école. (Personne ne lui avait donc dit qu'une banane ne dure que quelques heure dans un sac à dos de petite écolière mexicaine, et que le seule résultat était que je devenais celle qui sentait la banané pourrie...) Je disais donc chaque instant qui passe nous éloigne de notre naissance, et nous rapproche de notre mort. Voilà à quoi je pensais. J'ai voulu vous faire part de tout ça juste parce que je trouve dommage que je sois la seule à avoir souffer d'avoir lu ce cher Leiris pendant 4 heures.
voilà c'est tout;
Bon vent!
05 avril 2006
je vous sens fébriles
vous n'en pouvez plus, vous voulez savoir comment se passe mon agrégation. Allez avouez-le! De toutes façons je le sais, à part quelques égarés, si vous êtes là c'est que vous me connaissez, et que quelque part vous devez mm'apprécier un minimum... donc forcément vous vous demandez comment je vais, si je déchire sa race e concours d'élite... etc, etc.
1er constat le stress me rend vulgaire. Enfin particuilèrement vulgaire. Parce que je le suis déjà.
2ème constat je ne cesse pas d'être une langue de pute en situation de stress bien au contraire.
3ème constat au capes les candidates sont des pétasses, à l'agreg des niaises pas belles. Idée intéressante de S. (conservons l'anonymat pour que certains continuent à croire qu'il est gentil) :"forcément elles sont pas belles alors elles se plongent dans les bouquins..." Sans commentaire.
4ème constat d'ordre gastrique que je tairais pour des raisons évidentes.
A part ça j'ai croisé Flooo à Arcueil. Pas de surprise, j'en étais sûre, mes intuitions pour ça se confirme toujours. Sauf pour mon ex où j'ai cru presque tous les jours pendant presque un an que j'allais le croiser dans le métro. Bref, nous avons fait un brin de causette, c'était chouette. C'est d'ailleurs là que j'ai pris conscience de ma vulgarité, j'ai dit à une fille qui venait de Toulouse que je ne voulais pas aller là-bas parce que le soleil me cassait les couilles! Comme plus haut, sans commentaire.
Pour l'instant côté sujets, Charles quint en dissert en espagnol, et un thème pas piqué des hannetons. Demain version classique qu'ont-ils prévu du Sainte Thérèse?!
Et ce soir pour me détendre je pense que ce sera la nouvelle star, mais bon les primes au pavillon Baltard (dont l'architecture mériterait autre chose...) ça me passionne moins, où alors zapper dans mon lit ou bien...
26 mars 2006
Les jeux sont faits...
..rien ne va plus... et quand je dis que rien ne va plus c'est que rien ne va plus...
La température se radouci et dans notre nid d'amour c'est l'orage qui gronde.
Plus beaucoup de temps avant les écrits. Rien ne changera maintenant la donne. Il parait que je m'y suis quand même préparée. Je ne le crois pas. Je me sens ridicule et je serai encore plus ridicule quand il faudra passer 7 heures à essayer de composer sur un sujet que je maîtrise à peine...
Rien de grave. Grosse remise en question pour cause de concours. Même ça, y parait que c'est "normal". Mais p***! depuis quand est-ce devenu normal de se sentir destabilisé, nul archi nul, tout ça parce qu'on a voulu faire des études un peu longues mais pas trop, essayer d'avoir un concours qui donne l'impression d'avoir pas trop perdu son temps. Hein? quoi? Ça a toujours été comme ça? Mais c'est qu'on ne m'avait pas prévenue moi! J'ai fait ce qu on m'a dit, en bonne fille obéissante, c'est tout. On m'a dit "fais une maîtrise (master 1 pour les jeunots...)" : j'ai fait. D'autres m'ont dit "passez votre capes mademoiselle" : j'ai fait. D'autres sont venus après "mais préparez l'agreg, vous avez tout à fait le profil", et cruche comme je suis : j'ai fait... j'ai comme la sensation de m'être fait piégée, et cette sensation est augmentée par la sensation d'avoir moi-même un peu arnaqué mon entourage qui rigole quand je dis que j'ai des doutes quant à ma capacité à l'avoir cette année "ouai c'est ça c'est ce que tu disais pour le capes, et t'as vu le résultat." Oui bah je vous dis le mot de Cambronne!
Et ça me fait chier que cette année il y ait un mois d'avril en 2006...
AHHHH BAHHHHHHHH je me sens mieux tiens!
je vais regarder la télé ça me changera...d'avoir regardé la télé...
23 mars 2006
comment échapper à ses obligations
simple!
Comment faire à dix jours d'un concours important pour trouver le moyen d'éluder les révisions...
1 Commencez par ne pas entendre le réveil. Normal depuis le temps que vous l'écoutée, la voix de Stéphane Paoli a cessé de vous réveiller. Bien au contraire cette douce voix vous berce.
2 Perdez un temps fou à imprimer les cours envoyés par vos gentils professeurs pour cause de fac fermée. Restez captivée devant l'imprimante à regarder tomber les feuilles (les plus finauds d'entre vous noterons encore une fois l'allusion à l'automne. Les autres...bah... ).
3 Installez vous sur votre cliclac pour lire les fameux cours, placez vous de telle sorte que vos pieds se retrouvent au soleil ce qui vous donne une légère envie de rêver...
4 Décidez finalement d'aller sur msn pour rêver avec une copine que vous réinventez le monde, et que dans 10 ans vous serez prêts avec un groupe de pote à partir dans la campagne pour vivre en harmonie avec la nature ( pas forcément à poil) et pour prôner le développement durable.
5Vous avez déjeuné. vous êtes prête à partir en ville chercher un colis de la redoute. Et là vous devez impérativement rencontrer votre adorable voisine du dessous (si vous ne faites pas ça il se peut encore que l'après midi soit productif). Elle a 70 ans environs, elle est encore plus bavarde que vous, et vous rêvez depuis le début de vous faire inviter chez elle pour savoir si, comme vous l'imaginez, ses murs sont bien tapissés de livres. Vous discutez une première heure dans la cage d'escalier. Le chat de votre voisine miaule, son téléphone sonne, elle se souvient qu'elle doit recevoir une commode, et donc elle décide de répondre au téléphone et par la même occasion elle vous invite à rentrer chez elle.
6 C'est fait! Vous êtes chez votre voisine. Vous adorez. Des livres et des livres empilés. Des vieux sièges art déco. (Penser à lui en piquer un discrètement si un week end vous vous proposez de garder son chat.) On lui livre sa commode. Vous discutez encore un peu, mais vous lui rappelez qu'au départ si vous vous êtes rencontrées, c'est bien parce que vous aviez l'intention de vous rendre quelque part... Vous lui promettez de repasser au retour, et de lui montrer le livre d'art dont vous lui avez parlé.
7 Vous voilà en route pour aller chercher votre colis. Il y a du monde dans la boutique, vous en profitez pour laisser de vieilles pellicules photos pour les faire développer. Mat ou brillant? brillant... un cadre blanc autour? non pas la peine, vous croyez vous souvenir qu'il s'agit de photos de soûleries passées. vous comptez faire chanter un ami ou deux.
8 Vous êtes de retour à la maison. vous attrapez le livre d'art et retournez chez la voisine. Vous n'en sortez que quand il fait nuit, et parce que vous vous rendez compte que vous commencez à avoir une sacrée migraine...
9 En bonne françaises qui respectez la tradition, vous discutez encore une dernière demie heure sur le pas de la porte.
10 Vous rentrez avec un soupçon de mauvaise conscience. vous avez froid. vous essayez enfin votre colis, il vous va... Vous recevez un message de votre amoureux, il rentrera tard au boulot: gros problème. "chouette je vais un peu lire mes cours tout compte fait!" vous dites vous. Mais non vous vous plantez devant votre ordinateur...
On vous avait prévenue...