journal d'une jeune fille (dé)rangée

comme je n'ai rien à dire j'ai décidé de l'écrire... réflexions pépiniennes de haute volée...

28 mai 2009

C'est vrai que j'avions dit que je vous parlerais de TC

là c'est quand Pepina fait du prosélytisme.  Je vais donc, amie lectrice, te causer brièvement, de Témoignage Chrétien.
Je ne suis pas baptisée, je crois même pas en dieu mais quand même y a des trucs sérieux dans la vie.
L'un d'eux c'est la liberté de parole qui est très liée à la liberté de pensée; j'aime à croire que si j'ai le droit de penser ce que je veux, faut bien que je puisse le dire. Seulement, tu en conviendras facilement, des lieux, en particulier dans les médias, qui soient libres, y en a pas des masses. En ces temps sombres, où règne la pensée unique, la peur et où tout le monde veut bien dire que ça va pas mais pourvu que ça ne change pas, un journal qui résiste, qui analyse, qui s'interroge et se mouille la chemise, c'est une chose vitale et qu'il faut défendre. Ce journal c'est Témoignage Chrétien. Alors bon c'est vrai, ça parle de religion, mais au sens premier, celui de toutes ces choses qui relient les hommes entre eux; et ce lien est particulièrement fragilisé aujourd'hui.
Donc il s'agit d'un hebdomadaire chrétien, mais œcuménique et qui n'aime que très moyennement le Pape Ben...
Et là tu te dis mais c'est un journal drôlement qu'il est bien et intéressant.
Ouai bah seulement que ce journal est en danger, parce qu'il ne fait pas de fric, pas assez, alors il faut le soutenir, l'acheter si tu le trouves en kiosque ( c'était pas encore top ça mais ça ne saurait tarder), t'y abonner si le coeur t'en dit et en tout cas, risquer de lire ce journal, parce qu'il traite de l'actualité avec un regard vraiment pertinent.


Et en plus ils ont bon goût puisqu'en m'abonnant (enfin en abonnant monsieur de Kerpepinadec qui lui a été éclaboussé par de l'eau bénite à sa naissance), ils nous ont offert le dvd de Valse avec Bachir...

allez bon ouik!

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25 mai 2009

Valse avec Bachir

Je tenais à vous parler de ce film car je trouve qu'il a un lien avec ma lecture de Maus : les horreurs donc l'homme est capable et le besoin de retrouver sa mémoire, qu'elle soit personnelle ( dans le cas de Valse avec Bachir) familiale ( en gros hein, dans Maus).

C'est ce qu'on appelle aujourd'hui un film d'animation ( c'est les dessins animés pour grands, comme s'il y avait honte à aimer les dessins animés). Bref, c'est un autre débat.

Je vous fais de résumé de l'histoire hein, avec votre moteur de recherche habituelle vous trouverez tout. Pour les plus flemmards ( donc pas toi): le personnage principal, Israélien, ne se souvient pas d'une partie de son service militaire, qui concerne la période de la guerre au Liban et plus particulièrement les massacres de Sabra et Chatila. C'est donc l'histoire de son chemin pour retrouver sa mémoire.

Mon avis : musique magnifique, image aussi. Le jeu des acteurs! impressionant :D
C'est vraiment beau, à la foi sobre et plein de profondeur. Un film très juste. Encore une fois, pas de jugement, juste une histoire individuelle qui rencontre l'Histoire.
C'est vraiment un film fort. C'est même parfois étonnant de voir comment le dessin donne encore plus de texture à l'histoire.
Je crois que c'est Klee ( et si c'est pas lui c'est un autre ce qui compte c'est la phrase pas l'auteur ;)), qui a dit " l'art  ne traduit pas le visible, il rend visible".

Et bien pour moi ce film c'est de l'art.

Conséquence directe de cette affirmation : si vous hésitez à vous acheter un DVD achetez celui là. En plus dedans il y a des planches du film, très belle.

Et on dit merci qui? Merci Témoignage Chrétien qui nous a offert ce DVD avec notre abonnement d'un an. Et je ne suis pas devenue une bigote, malgré "mon bigote" à la frida khalo :D haha que je suis drôle. Je vous parlerai donc à l'occasion de TC.

Bonne semaine!

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15 mai 2009

Si tu recules si tu recules...

(Ou la difficulté de mettre un titre)

Depuis quelques temps ça me trotte, je veux te parler de l'expression prendre du recul.
Petit retour en arrière.

Je suis en stage en collège. Je vais pas bien. Du tout. Et tout le monde me dit " il faut prendre du recul". Enfin tout le monde. Non heureusement. Mais quand même, le discours dominant est bien celui-là. Il faut prendre du recul alors qu'on a tous le nez dans le guidon, et apparemment c'est pas bon.
Prendre du recul. Quelle drôle d'expression. Comment diable veux-tu que je prenne du recul puisqu'il s'agit de ma vie? Si je recule, si je m'éloigne, je ne suis plus dedans, et donc à côté. Et si je recule, c'est pour éviter les éclaboussures. Pour ne pas être touchée. Or je veux être touchée! Et c'est là que ça devient sérieux. Pour moi, commencer à ne plus être touchée, c'est le début de la fin. Prendre du recul, si c'est comme celui qu'on prend dans un musée pour apprécier une œuvre dans sa totalité, d'accord, mais prendre du recul pour ne pas être atteinte c'est non.
Pour te montrer que je suis sérieuse, je suis allée lire un peu le sens du mot recul. Je trouve donc pour "prendre du recul" : attitude de détachement par rapport à ce qui touche de près. Et donc je vais voir à détachement. Et là je trouve ceci : Action de se dégager de liens d'intérêt, moraux (affectifs, intellectuels, etc.); état d'une personne, d'une de ses facultés dégagée de tels liens, indifférente à quelque chose, à quelqu'un, qui manifeste de l'indifférence, du désintérêt. *
J'ai bien peur qu'à force de détachement, nous ayons bien du mal à nous impliquer dans la vie sociale, à être affectés par tout ce qui nous entoure, les sans-papiers expulsés, la misère, les difficultés à vivre dans la société quand on  n'a pas de travail, notre société de plus en plus sécuritaire...

Alors peut-être que si tu recules, si tu recules, c'est comme ça qu'ils...
(je te laisse compléter, si j'ai réussi à me faire comprendre tu trouveras la suite sans problème)

Bon ouik!

*toutes les définitions que je cite viennent du TLF, certes un peu vieillot, mais c'est une valeur sûre, lui du moins j'ai fait sa connaissance en vrai et je lui fais confiance comme à Robert... le petit...

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12 mai 2009

Maus de Art Spiegelman

Enfin un livre que je finis! Facile, c'est une BD, rajoute à ça une engueulade entre Paris et Brest et le tour est joué. Je n'avais jamais lu cette BD malgré tout le bien que j'avais entendu à son propos. Prix Pulitzer en 92, des critiques formidables.
Donc j'ai lu. Je ne dirais pas que j'ai été déçue ça serait exagéré, mais de là à trouver ça extraordinaire ou bouleversant... Ptet pas.
Faut dire que j'en ai lu/vu des choses sur cette période. Alors bon rien de nouveau hein, à chaque fois ça se termine pareil, les juifs passent à la casserole au four, on en revient pas de ce que les hommes sont capables de faire etc.
En revanche, et là il est fort, c'est que c'est en effet toujours la même histoire, mais c'est pas chiant pour autant. Loin de là. Il raconte ça à travers la relation père-fils, et finalement c'est cet aspect là que je retiendrai surtout. La souffrance du fils qui se sent coupable de ne pas avoir souffert aussi, le père qui souffre de ne pas y être resté, le problème que ça pose pour le lien familial et aussi d'avoir perdu en si peu de temps toute sa famille. C'est très riche, et c'est abordé simplement. Pas de niaiseries,  pas de morale non plus.

Je pense que c'est une BD à mettre entre les mains de toute jeune personne qui commence à aborder l'histoire récente, qui commence aussi à s'intéresser à ce qui se passe dans le monde. Bref à offrir à des collégiens ou lycéens sans hésiter.

Je ne regrette pas de l'avoir lue, je trouve ça intéressant. C'est en effet une BD qui aborde un sujet grave très bien. Maintenant, est-ce parce que j'avais déjà lu, y a fort longtemps un livre sur cette période de l'histoire et qui m'avait totalement retournée, mais je ne me sens pas bouleversée, je vois ça plutôt comme une bonne piqûre de rappel. Remarquez je dis ça mais les piqûres de rappel c'est très important si on rate la date, après faut tout recommencer à zéro et on est plus protégé contre la maladie...

Bref, une BD qui est quoiqu'il en soit à lire. Mais ce n'est que mon avis.

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07 mai 2009

et oui encore un article!

Que veux-tu Madame de K, c'est comme ça la vie, et moi avec, d'une inconstance complète. Ainsi ce blog peut rester à l'abandon et ensuite refleurir... (ou est-ce alors de la mauvaise foi pour cacher l'anecdote sur monsieur Polochon? Va savoir.)

Une pub reçue aujourd'hui me rappelle une note que je voulais écrire. Passons sur le fait que toutes les pubs sont toujours adressées à monsieur et pas à Madame... M'en fous j'ouvre quand même :p

Donc, aujourd'hui c'est Intermarché, avec son "Tous unis contre la vie chère".
Pendant le déménagement, quand on faisait le trajet Mémé Pepina-ancien chez nous, on voyait tout le temps une pub de Leroy MErlin qui "s'engage pour [ma] maison"
Il y a aussi Leclerc qui "défend votre pouvoir d'achat". Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site, cliquez ensuite sur l'onglet "mission". ça parle de combat, d'engagement, de lutte, ça me donne envie de chanter l'internationale!
Carrefour aussi est un grand activiste, avec son verbe "agir" un peu partout et "la qualité pour tous".
Et je suis sûre qu'il y en a encore plein. Tiens encore un dernier, à l'instant je cherche le site d'Auchan, eux c'est "Vivons mieux. Vivons moins cher."
Je me sens mieux de savoir que la grande distribution est pavée de bonnes intentions!

(C'est là que je deviens chiante, si tu veux arrêter de lire c'est maintenant)
Tu n'es peut-être pas sans savoir que j'ai un petit diplôme en langue littérature et civilisation, mention Espagnol. J'ai ainsi étudié la littérature latinoaméricaine. Et plus précisément, celle, foisonante, de la période des dictatures du XXe.
Et donc pendant ces cours on aborde un peu de théorie. Je te rassure tout de suite, pas trop non plus, on n'est ni étudiants de lettres, ni d'histoire, juste destinés à passer un capes d'espagnol, pour ensuite répéter à longueur de journée "me llamo pepito, y tú ¿cómo te llamas?",mais je m'égare... Enfin...
Pour comprendre la littérature de cette époque, le travail particulier de la langue, parce que certains font des trucs bizares, on se penche sur la façon de faire des régimes autoritaires. Vous l'avez peut-être entendu déjà, mais les périodes de répression sont parfois source de beaucoup d'innovation chez les contestataires, encore faut-il savoir où est l'ennemi, et vouloir le chercher. Puisqu'aujourd'hui tu l'auras remarqué, le manque de liberté ne semble réveiller personne.
Mais pourquoi ceux qui luttent contre la dictature ont besoin de trouver de nouvelles façons de dire. Et bien parce que la dictature leur a piqué leurs mots. Et oui, c'est pas un scoop, la dictature pour anéantir la rebellion, la lutte, elle s'approprie ses mots, ses idées et comme ça les annule et les met hors d'état de nuire. Si la dictature, parle de liberté, de justice, et se présente comme porte-parole du peuple, bah les autres, qui luttent pour la liberté et ils se retrouvent sans armes. Ainsi il leur faut se réapproprier ces mots, voire, s'approprier les mots de la dictature pour également la combattre. (Petit parenthèse qui n'en est pas une vraiment, mais c'est pour ça que certaines personnes souffrent de voir notre cher président si bon, si grand, si juste, si beau, parler de Jaurès ou de Guy Mocquet.)

Aujourd'hui c'est la grande distribution qui s'approprie le langage de la révolte. Étonnant non? Et le plus étonnant c'est qu'à côté de ça la politique parle de marketing, de campagne publicitaire électorale qui cherche à séduire le potentiel acheteur votant. Et ainsi l'air de rien, il ne se passe pas un jour sans qu'on entende parler de consommation, de pouvoir d'achat.
Si l'on suit ce raisonnement, on peut peut-être comprendre pourquoi devenir un consom'acteur est bien risqué, alors qu'il suffirait d'être à chaque instant un citoyen, un Homme j'aurais envie de dire...

Pour ne pas faire trop long, ça l'est déjà assez, je vous renvoie à la lecture de la définition de consommation dans le Trésor de la langue française.

Posté par pepina à 17:50 - mes goûts et mes couleurs - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2009

Pouet pouet

L'autre je me disais...

quand j'avais 10 ans je pensais qu'il n'y avait rien de plus bon que de regarder le soleil se coucher dans l'océan Pacifique, un soleil sacrément grand, rouge, en enfouissant mes pieds dans le sable, assourdie par le bruit des vagues.
Et puis vers 16 ans, j'ai trouvé qu'il n'y avait rien de meilleur que de me balader dans Paris l'automne, au bord de la Seine, avec cette lumière si particulière en cette saison, quand le ciel est à la fois gris et lumineux, et que les feuilles rouges, oranges, jaunes commencent à s'accumuler par terre.
Dix ans après, assise dans mon fauteuil je me disais qu'il n'y avait rien de plus bon que ce petit bonhomme m'escaladant pour se blottir contre mes seins, et de pouvoir déposer un baiser dans sa petite nuque toute chaude.

Ah je vous jure! qué niaseuse la Pepina...
ça me fait du mal la vie en lotissement!

Posté par pepina à 00:38 - souvenirs, souvenirs... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mai 2009

Rions un peu...

Ou comment j'ai connu le véritable nom de Jean Paul Huchon.

Je sais dit comme ça on croirait que je vais te révéler un grand secret, un méga scoop politique qui va révolutionner la vie de la région Ile de France. Mais non.
Ce message risque surtout de mettre à mal le peu de crédibilité que je pouvais avoir encore à tes yeux. Mais peu importe, j'ai le sens du sacrifice et en ce 5 mai ( jour de la baille de Puebla, qui cela vous étonnera est une victoire mexicaine contre... la France! mais bon ils n'ont gagné que la bataille pas la guerre... mais je m'éloigne du sujet principal), je disais donc, en ce 5 mai où domine la grisaille ( comme dit Joël) ça vous fera du bien de rigoler un peu.

Donc Jean-Paul Huchon, président de la région IDF, homme politique de gauche, enfin, il est au parti socialiste... Donc j'ai longtemps admiré cet homme. Me disant Mais quel courage! Faire de la politique avec un nom pareil! et en plus réussir à être élu! c'est forcément un mec bien! Jusqu'au jour où j'ai vu écrit son nom...

Moi qui croyais qu'il s'appelait Jean Polochon!  Vous n'imaginez pas ma déception.
Mais j'en ris encore. Et je vous jure que j'y ai cru longtemps!
Allez! La semaine est bientôt finie, jeudi c'est le we! :)

Posté par pepina à 15:05 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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