016Une journée ici c'est comme la robe de Peau d'âne, de la couleur du temps,  un truc impossible à définir car trop changeant.
Une discussion avec une bloguine comme dirait Mam'2K mon autre bloguine, m'a remis en oreille Verlaine... Manque de bol, n'étant pas chez moi, je peux pas lire un ou deux petits poèmes. C'est ce qui me faudrait en ce moment. Je ne suis pas douée pour l'analyse de texte, j'ai toujours été une mauvaise littéraire, je ne sais pas l'étudier juste l'aimer, mais du coup qu'est-ce que je l'expliquais mal!
Quand tout parait trop sombre, les amis trop loin, quand les souvenirs deviennent comme des petites coupures qui font mal, la lecture d'un petit poème soulage.
Los amorosos callan... Puedo escribir los versos mas tristes esta noche... Mais elle était du monde, où les plus belles choses Ont le pire destin ; Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,L’espace d’un matin...

Mais c'était de Verlaine que j'avais envie, de Sagesse même.

L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table?

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

Midi sonne. De grâce éloignez-vous, madame.
Il dort. C'est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.



Bon ouik!