Avant-propos

Par un après-midi d’automne très pluvieux, contraints de jouer au scrabble je propose à ma bloguine Madame de Keravel de recycler les mots de la partie pour un petit jeu sur le blog. Ecrire un texte avec les mots de la partie.

Résultat mardi, devant mon ordi j’essaie une fois, deux fois, trois fois d’écrire un texte. Et rien.

Un peu comme le temps de cette journée, pluie, soleil, grêle, nuage, vent, j’ai du mal à me décider, à me lancer…

Hier j’ai dit à ma bloguine que j’y arrivais pas… Que n’avais-je pas dit là ! Vu la tête qu’elle a fait me voilà à nouveau devant l’ordi, me grattant le lobe, obligée de faire quelque chose…

 

Sans-propos

 

La putain, la veuve, la mygale et le faune se retrouvent dans une villa pour fuir la peste (oh non ! on me dit que cette idée à déjà été exploitée par un italien, il y a environ 131 lustres, et bien mieux que moi et que même une reine française lui a déjà piqué l’idée).

La putain, la veuve, la mygale et le faune se retrouvent dans un huis-clos à discuter et à découvrir l’enfer de passer l’éternité en compagnie des mêmes personnes (merde et remerde, l’idée m’a déjà été piquée par un philosophe dramaturge aux yeux globuleux et à la nausée récurrente).

La putain, la veuve, la mygale et le faune sont dans un loft plein de caméras, une voix caverneuse leur donne des ordres, et rabaisse toujours un peu plus leur condition d’hommes leur ôtant toute dignité. (Diantre ! Fichtre ! Foutre ! )

Quand je pense à veuve, je pense à la veuve joyeuse que je jouais au piano, mais sans motivation, quand je pense putain, je pense Brel et Amsterdam et faune, je pense à Nijinsky, et je me dis qu’il est temps que monsieur de Kerpepinadec se mette au collant moulant… mais il n’a pas la silhouette de ce sublime danseur qui savait voler. Attention Pepinette tu deviens niaise ! Tu as raison ami lecteur, allez ! une gorgée de moka et ça repart !

La putain, la veuve, la mygale et le faune se trouvèrent lors d’un repas sur l’herbe (oui parce que l’autre mot je sais jamais l’écrire). Ils avaient décidé de s’installer sur une dune fort belle. Comment l’avaient-ils choisie d’ailleurs cette dune là et pas une autre ? LE choix était difficile, car dans cette région un peu celte sur les bords, on trouve environs des dunes sur 11 000 hectares !

ET bien ils avaient décidé de s’installer là où ils verraient un jar sur un arbuste en train de dévorer un crabe. (Pepina ! Comme as-tu osé ! T’as pas fini de détourner les choses, et puis de toutes  façons, qui donc verra la référence à une île, un aigle royal, un serpent et un cactus ?)

Le repas se déroula donc sur une dune. Les discussions furent animées, et en wu, car ils étaient tous d’une région lointaine chinoise.  Repus certains décidèrent de chanter pour digérer, d’autres tout simplement firent une sieste. 

La mygale, un peu mélancolique depuis la mort de son amie la taupe, partit faire une balade, en pensant à la ballade qu’elle voulait composer, et que d’ailleurs elle faxa dès son arrivée chez elle le soir même, à son ami guitariste.

Le faune se réveilla en sursaut de sa sieste. « Cornegidouille ! Il faut que je parte ! Je dois toiler un fauteuil de ma pauvre vieille mère. Salut les amis ! –et il partit en courant, on aurait dit qu’il volait .

-     - ! notre troupe rétrécit comme la peau de chagrin ! S’exclama la putain. La veuve interpela le faune avant son départ :

- - Faune ! Si t’as un souci avec ton toilage tu nous hueras hein !

- - Ne riez pas les filles, j’ai beaucoup de talents cachés. »

Il s’en alla en sautillant.

La veuve et la putain vivaient ensemble. Depuis de nombreuses années. Et chacune avait ses missions dans la maison. Elles commencèrent à évoquer leurs petits problèmes d’intendance.

La putain à la veuve : «  Dis donc Yvonne, demain, tu tondras le gazon ? »