Est-ce que beaucoup d'entre vous ont déjà vu une hirondelle d'ailleurs? Je dis ça parce que j'en ai jamais vu ici.  Parce que quand j'étais petite, dans une des maisons où j'ai vécu, à Circunvalación Sur, le quartier Las fuentes ( y avait plein de ronds points et plein de fontaines) dans l'entrée de notre maison, y avait des nids d'hirondelles et au printemps elles étaient toutes de retour.

C'est drôle finalement ce signe du printemps dans un pays où le printemps ça veut surtout dire qu'il fera encore plus chaud et qu'il ne pleuvra pas une goutte... Je vous ai déjà parlé du printemps ici , mais l'autre fois le post de Mrs. Two sur le printemps m'a fait pensé à encore autre chose. Le printemps quand j'étais à l'école maternelle et la fête du printemps. C'était chouette ça.

Pour la fête du printemps on était tous habillés en blanc, et on venait avec nos vélos fleuris pour une course folle après l'hiver. Je ne sais plus si on le brûlait ou pas monsieur l'hiver. Je ne sais même plus si on courait après lui.

Mais je me souviens de mon tricycle rouge, marque "Apache". Tiens d'ailleurs en cherchant sur le net je suis tombée sur plein de blogs qui parlent de ce tricycle. Comme quoi je ne suis pas la seule à m'être sentie la plus rapide sur mon bolide rouge métallisé. x1pT3nQ1_5_4prPtZrYXdcwmMSq46tIBP2_Oc_1f8YvdKjHKVrCnEXB_HaDixzgi5Jizs_rZTeO2ILZ9vnvWlJS2CH1ZLFoviQtQOEDVb8Zsopw4IBqqxttFgL'image ci-contre c'est pour vous donner une petite idée. Mais je suis le mien il n'était pas tout à fait comme ça. Il était un peu plus large, derrière y avait un petit espace pour mettre des trucs. Enfin moi j'avais le tricycle pour partir faire le tour du monde quoi! Et puis de toutes façons il était vraiment royal le mien. Y  a pas à tortiller du cul! Et puis même je vous dirai quand j'ai eu mon premier vélo de grande, avec deux grandes roues, il était rose, un vélo de fille, j'ai beaucoup souffert. Ce fut un véritable déchirement, mais pourtant je devrais me rendre à l'évidence, pédaler sur mon tricycle c'était devenu impossible, j'étais 3 fois trop grande... C'est dur de grandir, même quand on est petit...

Quoiqu'il en soit, sur mon tricycle rutilant, décoré de fleurs de papier crépon, fabriquées la veille avec ma mère, habillée toute en blanc, sur le printemps de Vivaldi je pédalais en rond dans la cours de mon école, celle du haut la grande, celle des grand que nous ne pouvions,  nous petit de la maternelle, investir que pour les occasions spéciales. Le reste du temps on risquait de se faire assommer part un vrai gros ballon de foot, se faire bousculer, voire brusculer, bref là bas de l'autre coté c'était la jungle.

Mais là aucun risque, nous étions protégés par Macus( à prononcer "Macousse"), Ceci, Tere, les femmes les plus gentilles de la planète. Quand Macus est partie à la retraite, nous étions tous là petits et grands, et très grands avec une rose pour lui faire un bisous. Et on était à nouveau les petits qu'elle avait eu, elle se souvenait toujours de nous de nos prénoms. Et plus tard encore quand j'ai appris que cette saloperie de cancer l'avait emportée la petite fille que j'étais, la grande  que j'essayais d'être a pleuré, et pleure encore... comme quoi... c'est dur de grandir, même quand on est grand.

Ouai je sais j'avais dit que le blog était en chômage technique, mais bon, je veux pas faire de la peine à Mrs. Two, et puis y monsieur Kerpepinadec qui joue de la guitare à côté au lieu d'être avec moi,  et puis aussi c'est de la faute de la psy hein, elle n'a qu'à poser moins de questions sur mon enfance... Tiens la prochaine fois je vous raconte comment j'ai été vaccinée à vie des masques d'halloween.