18 janvier 2007
Démissionner de l'éducation nationale
Avertissement :
J'espère qu'avec ce titre je pourrais rendre service à ceux qui veulent démissionner et qui ne trouvent pas les infos nécessaires.
Ce message risque d'être long et chiant, à vous de voir.
Je vous avais prévenu, il allait y avoir du changement par ici.
Aujourd'hui j'ai annoncé mon intention de démissionner. Lundi ma lettre sera entre les mains de mon chef d'établissement.
Cette décision est irrévocable, je dis ça au cas où, y en a toujours un pour dire " mais t'es sûre Pepina? et tu vas faire quoi après?"
Les raisons :
La plus bête et la moins important : ras le bol de pleurer je vais finir d'achever l'Amazonie. En réalité ceci était un symptôme de mon mal être.
Mais mal être de quoi? pourquoi? Mais que ce passe-t-il? Mais qu'est-ce qui se passe?
Je ne suis pas faite pour travailler avec le public adolescent. J'avais eu déjà une première expérience peu concluante, et ça se confirme, j'aime ça moyen moyen. J'ai fait mes études de langue, et en particulier ma maîtrise de FLE, dans l'intention d'enseigner à des adultes motivés une langue. Manque de bol des profs, pleins de bonnes intentions, m'ont conseillé de passer le CAPES, et maline comme je suis, je l'ai eu sans trop faire exprès.
Ensuite, je tiens à ma santé psychique. (Pas de commentaires désagréables s'il vous plaît je sais bien qu'au yeux de certains je passe pour folle, mais non! j'ai toute ma tête!)
Et finalement, le plus important, je ne veux pas être fonctionnaire. Et oui! Parce que je vous l'apprends peut-être mais un prof est un fonctionnaire de l'Etat, et par conséquent est obligé de suivre un certain nombre de règles, doit agir d'une certaine façon. Par ailleurs dans Education nationale y a "nationale" et donc, à ce titre il peut être envoyé dans tout endroit de la France sans trop avoir son mot à dire. Et l'air de rien ça compte.
Mais qu'est-ce qu'elle nous fait chier Pepina encore, avec ses caprices! Bah non! c'est plus important.
Etre fonctionnaire implique un certain nombre de compromis, qui parfois riment avec compromission. Et votre Pepina est bourrée de principes... J'ai un certains nombre de valeurs qui font que pour moi , le consensus est très difficile, voire n'existe pas, parlez-en à mon Breton. Ainsi, j'étais foncièrement malheureuse à l'idée de devoir accepter un certain nombre de choses. Ce commentaire fonctionne pour la boîte que je quitte mais pour le fonctionnement de la société en règle générale.
J'ai besoin de pouvoir me regarder tout les matins dans un miroir et de m'y reconnaître, d'être sûre que je fais tout pour être heureuse, que je suis cohérente avec moi-même.
Dans l'Education nationale, je m'éteignais tout doucement.
Le papillon que je suis devenu, a des ailes un peu encombrantes, et dans ce lieu elles étaient à l'étroit.
Alors comme je veux décider d'où je veux planter ma tente, choisir d'être irréprochable ou pas ( parce qu'un fonctionnaire se doit de l'être, et qu'il semblerait que pour certains, on est fonctionnaire "même sur la plage" je refuse. Cette notion d'irréprochabilité me paraît bien trop floue), d'être libre de dire ce que je veux, d'écrire ce que je veux, de partir en vacances en janvier pour profiter de l'été chilien, de ne pas faire des comptes d'apothicaires pour savoir si un enfant me rapportera les points nécessaires pour quitter cette belle capitale, que JE VEUX, essayer au moins, de vivre en Bretagne ( ce qui à l'Education nationale, soyons sérieux deux minutes, est de l'ordre de l'inaccessible étoile), je pars.
Cela peut sembler fou, inconscient, ridicule, mais sachez que je le fais en total accord avec moi-même.
Il y a des gens vraiment bien dans l'enseignement, j'en ai croisé pas mal. J'ai hélàs eu aussi à faire à la médiocrité de certains, qui trop souvent ont un certain pouvoir de décision. Ceux que j'ai apprécié, j'espère continuerons à lutter pour ces valeurs qui nous sont communes, à construire nos citoyens de demain, et à préserver l'école républicaine.
Mais je doute qu'il y ait de la place pour moi sur ce navire. Et puis d'ailleurs, j'ai tendance à croire que ce navire est bien mal en point, il prend l'eau, alors raison de plus pour le quitter, je ne veux pas participer à ça...
Je continuerai à dire ce que je pense, à lutter, à ma façon certes, mais quand même, pour un certain nombre de choses que je crois justes, pour un nombre important de valeurs humaines, je ferai de mon mieux pour rester droite, intègre, en accord avec ma petite personne, continuer le chemin qui est le mien, que j'ai pris il y a déjà dix ans en quittant le Mexique.
Pour toutes ces bonnes raisons que je viens de citer, et que j'espère ne pas avoir dénaturé, à force de les avoir aujourd'hui répétées, je vais ce week-end rédiger une lettre à Monsieur le Sinistre, sous couvert du recteur d'Académie et sous couvert de mon chef d'établissement, et si mes infos sont justes j'ai un mois de préavis.
Et je peux vous dire que j'ai pas fini de vous raconter mes histoires!
(Madame deKeravel je ne fais pas ça pour faire taire ta mauvaise langue de ton commentaire à propos de ma charmante note sur Bruxelles!)
Commentaires
moi aussi, j'ai quitté l'Education Nationale (j'enseignais en lycée professionnel, ici, à Marseille..) pour reprendre mon ex-boulot d'infirmier-psy, ici aussi et quand même un peu moins pénible...
chuis toute émue
purée je viens de ( tout ) lire.
ça me donne la chair de poule.
sérieux à te lire on a envie de se lever et de te suivre en brandissant le poing genre " vive la liberté de penser et d'être"...
tu fais très chef révolutionnaire là, vraiment ça galvanise de te lire , il y a tant de forces dans tes propos, tant de clairvoyance, tant de courage ( c'est pas simple de quitter quelque chose d'à-priori "sécure" ) ...
waouw.
j'admire ça : voir quelqu'un qui ne veut pas se mentir, et qui assume sa façon de voir la vie.
tu n'as sans doute pas choisi un chemin facile, mais nul doute que ce chemin sera plein de choses extraordinaires ;-)
Ay que fuerte !!!
fidèle à toi même et à tes ideaux..c'est bien, c'est grand.
Je ne peux que te féliciter d'avoir pris (et commencer) une telle décision qui n'est pas anodine, loin s'en faut. Tu as le courage de tourner le dos à la Machine pour préserver tes convictions ET motivations premières. Si seulement il y avait plus de chenille de ton espèce peut être que certaines choses pourraient changer !!!
Reste pour toi le privé et autres organismes, Associations spécialisés dans la formation aux adultes qui sont en génral bien plus motivés parce qu'ils ont déjà galérés..
Bravo à toi...encore une preuve de ta détermination (Breton...tu n'as qu'à bien te tenir)
Amistad
Wé Pep.
C'est ton chemin et tu vas le suivre.
Respect !
Les bises
mais t'es sûre Pepina? et tu vas faire quoi après ?
En tout cas, vu la longueur de ta note, on voit que la décision est réfléchie ! Donc bon vent ! La vie est trop courte pour s'infliger des contraintes insupportables.
Simplement j'espère que tu ne crois pas que tous les fonctionnaires sont des moutons conformistes ... ;-)
Et puis tu confonds pas punkitude et anarchie ?
Ni Dieu ni maître Pepina !
J'ai tout lu ton message qui n'est pas chiant du tout! Au contraire, instructif. Pepina, je te souhaite donc tout le bonheur du monde dans ce qui sera je n'en doute pas un instant, une vie remplie de joie et de surprises.
Signé : une autre démissionnaire (mais pas de l'education nationale ;) )
Et s'il n'y avait jamais d'accidents dans notre vie ? Si tout, absolument tout, avait une signification ? Si le hasard n'était qu'une illusion ?
[Fernand Ouellette]
Bonne continuation !!
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Jef : sois le bienvenu par ici!! et bien le bonjour à Marseille!
Boréale : t' es trop gnetille tu sias que is je quitte rorokipik je tu nak et je t'épouse?
Wil : pues si como la vez... Enfin dès que je peux je me mets à l'élevage de chenille mais là ça a été repoussé par ma décision ;)
Yoj' le grand yoj' de la blogosphère me respecte! bah j'espère un jour revoir le yoj' de la sphère qui n'en est pas et qui est bleu comme une mandarine... si tu vois ce que je veux dire! bisous
Madame de Keravel : non bien sur que non je ne juge pas mes collègues et tous ne sont pas des moutons... mais sauront-ils partir si vraiment l'Education nationale file un mauvais coton? ou une mauvaise laine?
Sinon mon Bretin confirme, tu chipote pour irne punk et nanar c'est kif kif terminologie différente selon la periode c est tout!
Manou : may be! c'était mon destin! ;D Bref quoiqu'il en soit c'est fait et toi n'hésites pas à repasser par ici hein!
oups
Biscuit : merci :) attention! et ce n'est pas parce que l'on démissionne que l'on est démissionnaire ;)
bécots!
Waouw !!
On te sens bien déterminée, et c'est bon de te sentir à nouveau vivre et foncer !!
Je te souhaite pleine réussite dans tous tes projets, puisses-tu retrouver ta sérénité via cette grande décision...
Je tombe à pic!
J'arrive ici pour la première fois, je découvre et je tombe juste au moment ou tu prends la décision la plus importante de ta vie ! Qui dit qu'il ne se passe rien sur le net ??? Bon, j'ai fait comme toi il y a très longtemps, j'ai quitté l'administration ou j'étais sur les rails d'une carrière sans obstacles et j'ai choisi la liberté... Et bien... Je ne l'ai vraiment jamais regretté. J'ai beaucoup de craintes pour l'école. Je la sent moribonde. La république et l'école sont tellement adossées l'une à l'autre que je me demande si la république serait capable de survivre au système éducatif laïc...
Amitiés et bravo pour ton blog et pour ton courage !!!
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Peg : merci oui moi aussi jeme sens mieux c'est un peu dur dur en ce moment la fatigue toussa mais ca va :)
Ludion: merci encore, je constate que je ne suis pas seule malgré ce que parfois ont semblé indiquer mes recherches sur le net et sur les sites de la fonction publique...
hasta pronto! ( ouai hasta la victoria siempre c est ring')
FÉLICITATIONS!
Hola bonita,
No te desanimes...
Je crois sincèrement qu tu as pris la meilleure décision de ta vie.
Si tu ne te sentais pas à l'aise, opprimée, etc, tu as eu raison!
D'autre part,l'intelligence n'est pas ce qui temanque, tu trouveras une autre voie, qui te plaira davantage, et là oui, tu pourras aspirer à une grande carrière! lol
Maintenant, profite un peu de ton temps libre, prends des vacances, repose-toi....
Après tu reviendras toute neuve!
¡Hasta luego pepinita mágica!
Mariposita Madrileña
J'ai honte, ça faisait un moment que je n'étais pas venue par ici.
Félicitations, tu accomplis ce que je rêve de faire et que je compte bien faire dans les mois, ou mieux, les semaines qui viennent, sauf qu'il faut que j'aie trouvé un plan B juste derrière si je veux que mes enfants mangent!
Et vivent la liberté et les rêves...
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Mariposa madrileña : gracias por tu apoyo tal vez a ti no te parezca nada pero a cada vez que alguien me dice que me entiende y que piensa que era la mejor solucion me siento un poquitin mejor.
CarrieB : n'aies surtout pas honte j'ai fait de même... Merci pour les félicitations, j'ai sinon en effet la chance d'avoir une situation confortable : un conjoint qui me soutien et qui est prêt à assumer ce que ce choix va impliquer, et je n'ai pas encore d'enfants... :)
Bon courage à toi et tu nous tiendras au courant alors!
Bravo !!!
C'est ta décision Pépina, donc elle est bonne !!!!! Ma nièce a un master2 FLE et donne des cours de français à des étrangers. Il y a quelques instituts de ce genre en RP. Bonne route !!!!!! Bizzzzzzzzzzzz
bon courage pour la suite, en attendant je vais lire les post qui ont suivi (heu oui, je ne passe pas souvent ici j'avoue, alors je suis tombé sur "Happy End?" et j'étais curieux de connaître le pourquoi du comment)
A+
une preguntita
hola!
cuando tengas algun momentito, me podrias decir si hay condiciones epeciales para demitir de la educacion nacional? les debemos algo? tenemos que trabajar cierto numero de años antes de poder irnos? es que en las paginas oficiales no encuentro absolutamente nada al respecto...
te agradeceria mucho tu respuesta,
hasta luego!
charline
charlinita
te mandé un maiil
disculpa no me di cuenta que habias edjado el mensaje en esta nota asi que te di las mismas referencias..
espero haberte contestado...
je veux partir moi aussi!
bonjour pepina,
je viens de terminer mon année de stage avec des super appréciations partout mais je me rends compte que je n'aime ni les gamins ni ce boulot en général et je n'en peux déjà plus...
la cerise sur le gateau c'est que forcément étant célibataire et sans enfant, l'année prochaine je vais me taper 4 heures de RER par jour parce qu'on m'envoie au cul du monde...
bref je voudrais partir, mais dans nos cours iufm un prof nous a dit que si on se barrait avant 5 ans il fallait rembourser notre formation (quelle blague) et que c'est super cher.
je téléphone tous les jours depuis une semaine à tous les trucs possibles (ministère, rectorat, DGE, iufm...) mais PERSONNE NE SAIT SI C'EST VRAI!
vu que tu as vécu la chose, je me disais que tu pourrais peut-être me renseigner... tu as démissionné au bout de combien d'années? ils t'ont demandé rembourser quelque chose? (formation, prime d'installation...)
merci et bon courage!
crevette morte
a priori non y a plus rien a rembourser en tout cas pour ce qui concenrnet les plc...
Mi j'ia démissionné pendant l'année de stage.
Bon courage
crevette morte...
Ah fait la tu as la preuve de ce que c'est que la rétention d'info...On te fais tourner en rond dans l'espoir que ton envie de partir ne soit que passagère
Par ailleurs pour partir tu ne trouveras aucun soutien auprès des syndicats
Ok merci. en fait on nous a dit qu'on pouvait démissioner tant qu'on était encore stagiaire... et qu'une fois titularisé on devait 5 ans à l'état... je viens d'être titularisé, j'espère que c'est faux...
crevette
je pense que c'est faux.
On ne doit plus rien à l'état ça c 'est fini l'histoire e l'engagement commet ça ce n'est plus le cas.
je pense vraiment pas.
Enfin quoiqu'il en soit tu le sauras très vite
si tu envoie ta lettre de démission, ils te répondront et t'expliquerons comment faire ensuite...
Ce qu'il faut que tu saches c'est que forcémment non essaiera de te faire changer d'avis, de te proposer une année de congé sans solde, une mise en disponibilité etc...
ok je viens d'avoir la réponse en téléphonant à plusieurs syndicats. Dans les textes ils ont le droit de te réclamer cet argent (15000 euros...) mais la loi n'a jamais été appliquée...
ah
peut etre cela se fait il dans les cas ou tu as été en faute?
enfin je n'ens ais trop rien :)
je ne epux que dire comment ça c'est passé pour moi.
et je sais qu'à la fac une prof m'avait dit que c'était plus comme ça...
donc bon...
Enfin bon courage si tu le fais en tout cas! n'hésites pas à repasser donner de tes nouvelles!
question
Et bien j'admire ce que tu as écrit. Je suis enseignant dans le primaire parchoix, par vocation aussi. J'enseigne en zone difficile du 95...
Je vais faire ma 9eme rentrée.
Je me suis toujours dit que je ne serai pas face à une classe toute ma vie, mais que je resterai fonctionnaire.
Aujourd'hui je suis fatigué de mon travail, je n'ai plus le même plaisir, la même gouache... Et pour couronner le tout, je suis las de tout ce que l'on entend sur les profs, les fonctionnaires...
Alors depuis mercredi que je suis en vacances, je me documente... je sais ce que je voudrai faire, c'était mon 2eme choix de métier quand j'étais gamin....
Il y a les formations, un diplôme d'état à passer, etc... et encore quelques renseignements à glâner...
Je viens aussi de me documenter sur les congés de formations octroyés par l'EN, payés à 85% mais on doit 3 ans de services derière... donc pas intéréssant pour un changement de "cap"...
Alors reste la démission....
Et là j'ai besoin de ton conseil, à props de préavis,de la lettre... peux tu me faire pat de tes remarques...
Merci d'avance.
Yannick
bonjour, j'ai lu ton post sur ta démission de l'EN, je voudrais faire pareil en cette 7e rentrée, peux tu me dire rès vite la procédure à suivre? Y a t il un préavis? merci beaucoup d'avance!!
Fred
comme je l'explique sur toutes mes notes, une lettre au ministre, sous courvert du recteur de ton academie, sous couvert de ton cherf d etablissement
tu en parles a ton chef d etablissement
tu peux partir quand tu reçois la lettre comme quoi tu as bien été radié.
après c'est selon, tu peux t'arranger avec tno cherf d'établissement du moment que tu ne pars pas tant qu'il n'a pas de remplacement.
sauf bien sur arrêts maladie pour toi...
prof d'EPS, ambition reconversion kiné
Je suis contente pour toi, c'est énorme d'avoir fais la démarche pour arriver à s'épanouir et être sois même.
J'envisage de faire pareil, parce que je n'arrive plus du tout à me reconnaître dans l'éducation nationale, d'autant plus que les dernière réformes me posent un problème d'étique.
J'envisage de reprendre mes études pour faire kiné. La médecine m'a toujours pationnée, et notamment ce métier mais j'étais coincée finançièrement à l'époque. Ayant toujours voulu sauver le monde, j'ai vraiment cru qu'il y avait quelque chose à faire dans l'éducation, j'ai donc choisit d'être prof et j'étais pationnée par mes études. Aujourd'hui, je suis fatiguée, j'en ai marre de ne pas pouvoir appliquer ma pédagogie dans de bonnes condition, je m'épuise alors que je pourrais m'épanouir ailleurs.
Je voudrais savoir si quelqu'un à déjà démissionné pour faire kiné ou reprendre des études. J'hésite entre la dispo ou la démission. quelles solutions financières avez vous trouvé? Je ne veux rien devoir à l'éducation nationale.
Merci beaucoup, à bientôt
Demande de renseignements !!!
Bonjour Pépina !
J'ai lu avec grand intérêt ton histoire et je me demandais si tu pouvais éclairer ma lanterne.
Je suis titularisée depuis septembre 2007 mais j'envisage de démissionner dans la mesure où le rectorat refuse de m'accorder une mise en disonibilité alors que je justifie d'une embauche en tant que recutée locale dans un établissment français à l'étranger. Quelle est la durée du préavis obligatoire ?? Vais-je devoir rendre des comptes (financièrement) ??? Quel sont les recours possibles ???
Merci beaucoup et à bientôt.
zaza et emilie
zaza: j'avoue que je ne peux pas trop t'aider j'ai eu la chance j'ai toujorus d'ailleurs, d'avoir un mari qui gagne assez d'argent pour que j'ai pu démissionner sans me poser ces questions là...
Emilie il n y a pas de préavis à proprement parler, jsute que tu ne dois pas quitter ton poste tant que tu n'as pas reçu ta lettre comme quoi tu ne fais plus partie des cadres de l'education nationale. Après il peut y avoir des arrangemtns avec le chef d'etablissements pour que tu sois remplacée. Dans mon cas j'étais en arrêt maladie,et mon médecin m'a mise en arrêt jusqu'au moment ou j'ai été sure que je n'aurai plsu à retourner là bas...
Au club des demissionnaires: un de plus!
Eh bien voila j'y suis aussi: prof depuis 5 ans, j'ai eu largement le temps de me rendre compte que l'EN ne me convient pas et je vais démissionner: envoi de la lettre prevue la semaine prochaine.
Petite question: nous sommes le 20/09.Je suis en arret jusqu'au 15/10. Si j'envoie ma lettre demain, puis je reprendre un boulot le 15 octobre? serai - je libre de tout vis a vis de l'EN? car j'ai une proposition de cours dans une boite privé mais il faut que ma situation a l'EN soit réglée avant?
fredo
d'après mon expérience toutjours entre le moment ou j'ai envoyé ma lettre et le moment où j'ai reçu mon courrier définitif comme quoi je ne faisais plus partie de L EN 2 mois se sont ecoules. BOn bien sur ils ont contre daté le courrier, ce qui fait que j'étais radié d'après depuis 3 semaines sans le savoir. ça c 'est le côté sympa de la maison...
tu vas recevoir un premier courrier qui te laissera 15 jours pour te rétracter.
Je ne sais pas si tu peux bosser en dehors, après faut savoir que les profs ils ont tous le droit de faire un certain nombre d'heures en dehors de leur contrat avec L EN, tant que tu dépasse pas ce quota. Mais je ne sais plus combien d'heures ça fait. Mais c'est ça qui permet à des tas de profs de donner des cours particuliers par exemple.
Bonne chances et donnes de tes nouvelles!
petit chat perdu
Salut Pepina!
D'abord, bravo pour ce superbe site. Je suis prof d'espagnol depuis septembre 2005... et je n'ai jamais vraiment aimé ça. Mais bon, je n'ai pas osé quitté l'EN en année de stage parce qu'il faut bien remplir son assiette et payer le loyer. L'an dernier, arrivée dans l'académie de Créteil, j'ai commencé à vraiment souffrir de ce boulot de merde (5 niveaux, 2 établissements, des gamins odieux, 12 salles et un emploi du temps minable). Et là, à la rentrée j'ai craqué. Au bout d'un mois de collège, même pas j'ai contacté le rectorat pour savoir comment démissionner et je me suis mise en arrêt. On m'a donné un rendez-vous dont j'ai reçu la convocation le lendemain du jour du rendez-vous. Et depuis j'attends... mon prochain rendez-vous est le 13 novembre. Je ne sais pas du tout ce qu'on peut me proposer... J'aimerais avoir un mi-temps pour avoir un revenu et reprendre une formation car mon chéri ne peut pas assurer seul financièrement avec le prix du loyer!
Je me suis syndiquée au SGEN... mais on ne me renseigne pas. Alors je déprime "y me como el coco".
Tu pourrais peut-être me dire quels arrangements on te propose quand tu es sur le point de démissionner?
Merci d'avance! et bravo pour ta décision courageuse!
petit chat perdu
les possiblités c'est une mise en disponibilité, l'année de congé sans solde, un détachement...
t'aurais des tuyaux ???
Hola,
Je suis moi aussi prof et ça fait un moment que je veux démisssionner, je cherche un boulot mais vu la réputation qu'on se trimballe, c'est pas évident !
Aurais-tu des conseils à me donner ??
Pour l'instant j'exploite mon réseau d'amis... pas d'aide de la part de l'apec et compagnie...
Et as-tu eu un préavis ? si oui de combien ???
Gracias por todo...
le retour de la crevette morte
bonjour tout le monde,
j'ai posté un message au début de cette page, je viens de faire ma toute première rentrée en tant que prof pour de vrai et si ça intéresse des gens je vous expose vite fait mes conditions de travail, c'est vraiment du foutage de gueule de A à Z, ça peut même être drôle quand on le vit pas.
Je suis sur 2 établissements en ZEP zone violence, aux tarterets à corbeil (91), un coin magnifique dont on parle souvent aux infos, pour ceux qui ont pas la chance de connaître.
le lycée où je bosse y'a 3000 élèves, c’est entre une friche industrielle, une nationale et une cité et le reste du temps je suis avec des segpa dans un collège. (les segpas c'est les gamins dont le Q.I est trop faible ou qui ont des problèmes psychiatrique trop graves pour aller en classe avec les autres). Bien sûr je n'ai strictement aucune formation pour ça, c’est ma toute première année, et bien sûr les conditions de travail sont déplorables (aucune ressource pédagogique, aucune concertation avec le reste de l'équipe, salles trop petites pour qu'ils puissent tous s'assoire, pas même de poste CD...). Certains gamins piquent des crises, poussent des hurlement en plein cours, j'ai bien sûr les pires crénaux horaires (les dernières heures de la journée en fin de semaine) quand ils sont bien échauffés. Certains ne savent ni lire ni écrire (et quand je dis ça ça veut dire même pas leur prénom), voire même ne parlent pas français (ou pas de façon compréhensible) ou passent simplement toutes leurs heures de cours à ricaner en secouant la tête. C'est donc l'anglais que je suis censé leur apprendre.
Tous les vendredis soir une bagarre explose en plein cours, c’est absolument inexorable. Parfois les autres élèves les séparent, parfois ils s’y joignent eux aussi. Les élèves sont invirables puisqu'ils atterrissent là après avoir été renvoyés de plusieurs établissements et qu'il faut les scolariser jusqu'à 16 ans.
Le conseil de mon inspectrice à ce sujet : « Vous verrez les segpa c’est comme quand on est au bord d’une piscine. Ca paraît froid au début mais il ne faut pas hésiter à faire le plongeon. » Je ris, et je fais déjà le deuil de ma santé mentale.
Dans mon lycée j’ai des futurs STI – que des garçons – dont les centres d’intérêts tournent autour du foot, des films pornos et du tuning. Là aussi bagarres et jets de chaises fréquents. Le niveau est déplorable, les manuels inutilisables, il faut tout refaire soi-même mais comme évidemment je passe mes journées dans le RER ou à attendre ma prochaine heure de cours en salle des profs où la connexion internet marche pas et les écrans d’ordi sont flous et que le week end je dors…
Le matin je me lève à 5h30 pour faire mes 3 ou 4 heures de transport quotidiennes (souvent dans le seul but de donner 2 ou 3 heures de cours), mais je devrais être heureux parce qu'au terme de plusieurs semaines de négociations mes 15 heures de cours sont désormais étalées de façon totalement imbécile sur 5 jours hebdomaires (dont le samedi) au lieu des 6 jours initialement prévus et que j'étais censé accepté en fermant ma gueule.
Il n’y a pas de transport entre mes deux établissements, le seul moyen de faire le transit pour moi c’est de marcher 40 minutes en pleine côte au bord d’une nationale, avec tous mes cours et mes bouquins sur le dos. Forcément j’arrive à bout de souffle et en retard la plupart du temps.
Je cherche du boulot mais quand on est à l'éducation nationale dans le privé on nous regarde un peu comme des ressortissants d'union soviétique, des inadaptés et des assistés...
Je crois que pour trouver il faut mettre plein d'argent de côté (car pas d'indemnités chômage), prendre son courage à deux mains, démissionner même sans avoir trouvé parce que j'ai le sentiment que tant qu'on est encore "dedans" tout le monde nous regarde comme des parias. Je prépare un dossier d'immigration pour le canada et sinon je me rabattrai sur l'angleterre ou l'allemagne parce que j'ai l'impression que la France ne voudra plus jamais de moi si je démissionne...
Caro et crevette morte
CAro : je ne sais pas des tuyaux?
tu peux dans un premier temps donner des cours dans le privé, cours particuliers instituts de langues etc... Ob be gagbe oas des masses mais c'est toujours ça.
Crevette: bon courage! je ne sais quoi te dire... si ce n'est bon courage! j'avoue avoir la chance de ne pas avoir eu le besoin de retrouver du travail totu de suite grâve à mon mari. MAis cependant je pense qu'il n'y a pas de raison pour que tu trouves quelque chose, mais peut être au'qu début le salaire ne sera pas le même..
Je sais qu'un ami d'une ami a démissionné dès le départ et il a trouvé du boulot dans une banque...
tout est possible
et je répète ( fait lire mes réponses!!! :p pas de préavis juste ne pas "abandonner son poste")
bon courage et merci de venir témoigner ici, je pense reprendre un peu tout ça
Quel bonheur de vous lire!
Ah! Apres des heures de recherches infructueuses sur le net au sujet de la demission de l'education nationale, je tombe sur ce site, ô miracle, peuple de gens qui me ressemblent... Donc en resume, quand y'en a marre (comme moi, la, tout de suite, apres avoir traine lamentablement toute l'annee derniere), hop on ecrit sa lettre de démission, on poste et on attend des nouvelles du chef des chef qui est cense nous dire le top depart pour s'en aller? OK mais bon pourquoi pas d'abandon de poste? Parce que moi c'est tout de suite que je veux partir et je ne veux plus jamais remettre les pieds dans cette classe... Alors a part l'arret de travail jusqu'a recevoir la reponse, y'a pas moyen de pas retourner dans sa classe????
Eteye
Franchement aucune idée...
COmme je l'ai toujours dit, je ne peux que vous exposer mon expérience afin qu'elle vous aide à y voir clair mais je n'en sais pas plus...
L'important c'est d'en parler avec votre chef d'établissement, lui dire que vous devez partir...
Moi je suis passée par l'arrêt maladie mais je ne sais pas s'il existe d'autres possibilités...
Bon courage et donnez nous de vos nouvelles!
Encore moi
Merci Pépina de repondre si rapidement. Je voudrais pas insister mais juste, dans une de tes reponses tu dis qu'il ne faut pas faire d'abandon de poste. Et je me demandais pourquoi. Risque t'on quelque chose? Genre remboursement de la formation (je suis T1), hein, pas de se faire lapider (quand meme...). Voila, donc si t'as plus d'infos sur ce sujet en particulier... Merci.
Eteye
j'en sais rien pourquoi exactement mais je sais que dans mon établissement ils se sont inquiétés enfin le rectorat à appeler le secrétariat à l'époque parce qu'ils avaient peur que j'ai fait ça... alors que j'étais en arrêt maladie, mais ils n'avaient pas encore reçu mes fiches d'arrêt...
Ce qu'ils peuvent te faire? j'en sais strictement rien... :D
Moi ce qui m'a inquiété à l'époque c'est de suivre une procédure qui permettrait à mes élèves de rapidement se retrouver avec un remplaçant...
Bouffée d'oxygène
Oui, une grosse bouffée d'oxygène, en lisant toutes vos expériences, après une expérience plus ou moins longue.
Moi aussi marre de ce boulot sans avenir (aux vues des suppressions annoncées) où après deux ans en poste fixe, c'est ma 4ème année en tant que TZR, c'est à dire SDF et bonne à tout faire de l'éducation nationale.
Pour se retrouver face à des gamins qui n'ont rien à faire de ce qu'on leur enseigne, qui savent désormais aussi bien que nous que le baccalauréat est un diplôme qu'on leur donne dans le cas où ils n'ont rien foutu.
En 5 ans, j'ai fréquenté 7 établissements, 7 directions et CPE différents, avec à chaque fois le même discours : ce sont de braves gamins qu'il ne faut surtout pas stresser en les collant ou en leur donnant des devoirs, mais il faut les comprendre ou les pardonner quand ils vous insultent ou vous agressent.
Quant aux absences, tout le monde connaît le système : lycée = moulin à vent, chaque élève vient quand il a envie.
Je précise qu'actuellement je ne suis pas en ZEP ou zone de violence comme certains d'entre vous, mais dans des lycées de centre ville, dans des communes moyennes où paraît-il, on trouve de meilleurs élèves, plus motivés et plus respectueux.
La vérité, c'est qu'on a des chefs d'établissement qui travailent à empêcher les incidents d'être connus de l'extérieur pour conserver la réputation de leur cher bahut.
Alors oui, la démission prochaine pour moi aussi (merci à tous pour les débuts d'informations que j'ai pu obtenur sur ce site, peut-être devrais-je communiquer son adresse à la GRH de mon cher rectorat qui n'y connait rien), parce qu'effectivement, envie de faire un boulot qui va me plaire, me permettre de m'épanouir, d'obtenir des résultats en adéquation avec mon investissement, et d'être en contact avec des personnes (serais-je tenté de dire des humains) capables de faire une phrase complète avec au moins un verbe et sans cris guuturaux et animaux.
Tant pis si je choque, mais il est temps d'appeler un chat un chat et de ne plus masquer la vérité sur l'état de l'éducation nationale derrière un vocabulaire de fortune inventé par nos chers inspecteurs.
specialneeds
MErci pour ton commentaire, n'hésite pas à venir nous donner de tes nouvelles si la démission est ta décision définitive, on aura comme ça une deuxième expérience.
Euh pour la GRH de ton rectorat, j'aime autant pas :D
Bon courage pour la suite!
et les profs des écoles?
Bonjour!
Je ne suis pas PLC mais PE2. Je me suis retrouvée dans ton message même si pour moi ce ne sont pas des ados mais des enfants de 6 ans...
Je déprime depuis que j'ai commencé ce métier mais mon entourage me tenait toujours la même rengaine : "mais tu sais c'est normal au début, ce n'est pas un métier facile, ça ira mieux dans quelques années..." Et la notion de plaisir et de passion dans son boulot, on en fait quoi alors? Parce que moi c'est sur, je ne ressens rien de tout cela et je passe mon temps à compter les jours et les semaines qui me séparent des vacances... C'est pas une vie, ça...
Alors ce matin, ça m'a pris, j(ai complétement pété un cable et je n'ai pas réussi à partir travailler, je ne veux plus y aller. J'ai rendez-vous chez le medecin cet aprem...
J'espère être arrêtée pour ne plus avoir à y retourner jusqu'à ma démission effective.
Le hic, c'est que je ne sais pas si la démission fonctionne exactement comme pour les PLC..j'espère ne rien avoir à rembourser car je ne suis titulaire que depuis deux ans...
Enfin, on vera bien... Reste que je n'ai aucune idée de ce que je vais faire maintenant. Tout ce que je sais c'est que je ne veux plus être instit.
Voilà c'était juste un tit témoignage et puis surtout ça fait du bien de se confier sur ce sujet sans être culpabilisée par ceux qui ne vous comprennent pas.
Bye. A plus.
Safi
je ne peux hélàs pas t'aider mais je te souhaite vraiment bon courage!!!
et n'hésite pas à repasser par ici pour donner de tes nouvelles!
Safi (bis)
En effet, dur dur d'évaluer la véracité de ce remboursement de formation tant la rétention d'information est forte concernant la démission de l'éducation nationale.
Si cela peut t'aider ou te rassurer, en prenant le temps de visiter différents forums, on peut s'apercevoir que plusieurs personnes témoignent de leur démission, et apparemment aucune d'entre elles n'a dû rembourser quoi que ce soit.
En résumé on fait comment ?
Bonjour Pépina et tous les autres
Je viens de lire toute la discussion et j'avoue me sentir moins seul. Je suis PLP stagiaire dans le 92 et je me rends compte que ce métier n'est pas fait pour moi. Je me tape ma petite crise d'angoisse chaque mercredi et dimanche soirs veilles de journées de cours parce qu'en tant que stagiaire je n'enseigne pour le moment que deux jours par semaine donc je m'imagine avec le noeud au ventre tous les soirs si j'étais titulaire !
La motivation du début s'est totalement évaporée, et je ne pense qu'à faire autre chose de ma vie - sans parler de l'IUFM qui est une des plus grosses blagues de ma vie.
Pépina pourrais-tu me résumer la succession des démarches à faire pour démissionner au plus vite, s'il te plait ?
J'ai pas bien compris ca que tu as écrit (à Fred le 07/09/2007): " comme je l'explique sur toutes mes notes, une lettre au ministre, sous couvert du recteur de ton academie, sous couvert de ton cherf d etablissement" ça veut dire quoi ? qu'il faut écrire au ministre et envoyer une copie au recteur et au chef d'établissement en même temps ?
Merci de me répondre ! Et merci à tous pour vos témoignages.
réponse à Ju
En tant qu'enseignant, tu as plusieurs hiérarchiques supérieurs (chef d'établissement, recteur, ministre...).
"Sous couvert" signifie que lorsque tu désires écrire à l'un de ces supérieurs, tu dois effectivement fournir une copie de ton courrier aux supérieurs qui se trouvent entre toi et le destinataire du courrier (ex : si tu veux écrire à ton recteur, tu dois le faire sous couvert du chaf d'établissement).
La mention sous couvert doit d'ailleurs apparaître sur le courrier original avec l'identité de toutes les personnes ayant reçu une copie.
J'en profite également pour donner des nouvelles de ma future démission, comme me l'a demandé Pépina : pour l'instant la lettre n'est pas envoyée, j'assure actuellement mes arrières, à savoir envoyer des candidatures (100 aujourd'hui), souvent spontanées, qui m'ont valu pour le moment une dizaine de réponses négatives et une convocation demain dans un cabinet de recrutement où je vais effectuer un entretien et des tests.
A bientôt j'espère pour vous donner une suite qui, je l'espère, me sera favorable
;)
Ju je t'ai envoyé un mail j'espère que tu l'as reçu.
Specialneed je vois que ça avance je te souhaite bon courage et je croise les doigts pour que tu trouves vite un nouveau job!
C'est posté !
(...)
J'ai été mis en arrêt maladie pendant une semaine pour réfléchir.
Après en avoir bien discuté avec mes proches, je suis allé parler de mon envie ferme de démissionner avec mon tuteur au téléphone puis 'en vrai'. Nous sommes allé mettre la proviseure de mon lycée au courant, avec encore une longue discussion mais très humaine et pas du tout agressive. La proviseure m'a donnée encore deux jours de réflexion et je suis revenu le surlendemain et pour la dernière fois, au lycée : ma posiion n'avait pas changé.
On a appelé mon responsable de formation à l'IUFM pour que je l'avertisse courtoisement de mon départ - avec encore un long échange pour expliquer ma situation, et j'ai posté l'après-midi même, ma lettre de démission en trois exemplaires et à l'adresse du recteur de l'académie : au recteur, au directeur du centre de l'IUFM où j'étais en formation et à la proviseure du lycée, avec la mention "copies adressées au directeur du centre et à la proviseure". Envoi en recommandé avec accusé, de réception bien sûr.
Et voilà...
Après une journée pendant laquelle j'étais très chamboulé par l'importance du choix fait, je me suis senti le lendemain plus léger et même si ma situation financière n'est pas au plus haut, une sorte de poids énorme que je trainais péniblement derrière moi, a disparu.
Merci à tous, merci Pepina.
ras le bol
JE vais avoir 56 ans, je suis actuellement en arrêt maladie, après une acceptation de mi-temps thérapeutique suivant un congé longue maladie pour un début de cancer, j'ai tenu une semaine, collège centre-ville non favorisé, élèves odieux ... j'ai donc fait une demande de prolongation de congé longue maladie, je suis en attente de passer devant un médecin expert, un psychiâtre ! bien sûr, comme je ne peux plus physiquement et moralement supporter de faire ce métier, je suis bien sûr cinglée, merci l'EN ! voilà comment on me remercie après 34 ans de bons et loyaux services. IL n'est pas dans mon intérêt de démissionner, je ne sais pas si ma demande sera acceptée ... JE peux quand même dire que le bureau de la personne qui s'occupe de mon dossier est envahi par les demandes, car les gens ne tiennent plus le coup ! surtout en fin de carrière... Quand on n'a plus la forme olympique !!!
bon courage Ju!!!
bravo à tous !!
Voilà, nous sommes le 17 décembre, il est 23h14, et dans quelques heures ma directrice de mon établissement va avoir ma lettre de démission...
Je suis professeur d'éducation musicale dans une privée, je n'en peux plus de cette grosse machine qu'est l'Education Nationale...
Je dois signer dans quelques jours un CDI... donc je ne quitte pas tout sans rien...
Je vais faire une lettre au directeur de l'IUFM de ma région pour qu'il sache clairement les absurdités de la formation du Capes de musique et chant choral où je le passe, et j'en ferait peut être parvenir une au ministre... et pourquoi pas !!
Bien vous !
vincent
Préavis pour les Ma2
Je ne suis non titulaire d'un poste d'éducation musicale (je n'ai pas le CAPES) y a t-il un préavis ? (je suis dans le privé)
merci de votre réponse...
bien à vous
Une de plus
Bonjour à Tous,
j'apporte moi aussi mon témoignage. Je suis PLC 2 cette année et n'aime pas du tout ce que je fais. J'ai donc décidé de démissioner. J'ai lu tout vos messages qui m'ont bien aidés. On se sent moins seul!
Donc si j'ai bien compris, lettre au recteur et copies à l'iufm et établissement?
Merci d'avance de vos réponses!
a safi
Bonjour,
je suis actuellement en PE2
toute ma vie, je me suis orientée vers ce métier. Et maintenant que je suis stagiaire, je me rends malheureusmenet compte que ça ne me plait pas.je compte les jours jusqu'aux vacances, je cherche sur internet ce que je pourrais faire d'autres... Je suis desespérée...
je souhaiterais attendre la fin de mon année de PE2 et peut-être démissionner, mais j'ai peur de devoir tout rembourser mon année de stage. Si quelqu'un vit la même chose que moi, j'aimerais bien un peu d'aide...
merci d'avance
popo
PE2 en abandon de poste
Je suis PE2 à l'IUFM de Livry Gargan (Ac CRETEIL) et au lieu de partir pour ma 1ère journée de stage massé, ce matin, j'ai décidé de faire le mort chez moi. L'iUFM qui a essayé de me contacter pour me rappeller que les élèves m'attendaient, a informé ma femme qu'il s'agissait d'un abandon de poste et que cela vaudrait un "Licenciement"...
Pas de surprise jusque là, c'est ce que j'attends depuis 2 mois !!!!
Seule inconnue: les indemnités Assedics.
J'ai lu en effet sur le site du ministère, qu'un fonctionnaire stagiaire (quelque soit le corps), pouvait être licencié après la 1ère moitié de stage, et qu'il avait droit aux indemnités Assedics, sauf en cas de licenciement pour faute grave. J'ai lu plus loin que la faute grâve est rarement retenue (à moins de s'être pris physiquement à un élève par exemple) et qu'un abandon de poste ne pouvait être considéré comme une faute grave que si l'abandon de poste met en péril l'entreprise/société... ce qui ne semble pas pouvoir être le cas à l'Education Nationale ou alors ça elle se serait déjà cassé la figure depuis longtemps !! (qui a dit "c'est déjà le cas"?)
Bref, à l'instant je viens de recevoir un appel de la responsable de stage de l'IUFM qui veut justement me signaler que mon absence a mis le foutoir dans l'école où j'étais attendu ce matin. Je lui ai répondu que après avoir été Zil à Saint-Denis en tant que Liste Complémentaire, l'année dernière, je sais parfaitement que le système a prévu l'absence d'un prof à la dernière minute et que c'est à l'inspection de circonscription de règler le problème. La dame m'a demandé ce que j'attendais, et je lui ai dit: licenciement pour abandon de poste. Elle a changé de ton et a répondu séchement qu'elle allait préparer les 3 lettres de licenciement...
Après cela, je ne crois pas que mon départ puisse encore se négocier à l'amiable, mais compte-tenu de ce que j'ai lu dans vos témoignages, je crois qu'il n'y a pas grand chose à attendre de l'Educ-Nat... surtout que c'est l'Assedic qui décide qi elle paye des indemnités ou non !
Conclusion: il ne reste plus qu'à voir ce que décidera l'assedic sur mon cas..
Quelqu'un a-t-il un avis sur la question ?
PS: bonne chance à toutes celles et ceux qui ont eu le courage de démissionner/quitter l'éducation nationale !!!! Ce n'est pas un choix facile à faire mais vous pouvez être sûr d'une chose:
Vous avez fait pris la bonne décision !!
Rien ne justifie de souffrir à ce point dans son boulot, en s'en prenant plein la figure pour un salaire de misère, alors qu'il y a plein d'autres possibilités pour gagner sa vie.
Pour ma part, j'ai 38 ans et l'IUFM était déjà une reconversion après 13 années comme cadre-informaticien dans le privé (rien à voir donc)... et je compte maintenant me mettre à mon compte en ouvrant un commerce avec ma femme (peut-être un restaurant traiteur asiatique... ma femme est chinoise)... Nous n'avons pas beaucoup d'argent de réserve, mais il y a toujours des possibilités d'aides lorsqu'on est chômeur et qu'on crée son entreprise... Néanmoins, je ne cracherai pas sur les indemnités assedics si je pouvais les avoir.. (j'ai un enfant aussi à nourrir)
Bonne chance et bonne année à toutes et à tous !
enfin je vous trouve!
Enfin je vous trouve,je croyais être une des rares à ne pas trop être emballée par mon métier!
Professeur d'EPS depuis 3 ans, je me suis toujours dit que j'avais loupé ma voie. Nous sommes "des profs de jeu, de ballon". Presqu'aucun parent aux réunions parents-prof sauf quand on est prof principal...
Les réflexions des collègues: "toi t'as pas de prep! ah...un prof d'EPS çà fait aussi des prep?...ah bon il existe une agrégation d'EPS?oui mais çà doit être plus facile que les agreg des autres matières..."
Les réflexions des personnes non enseignantes: "les enseignants sont tranquilles, 20 heures par semaine et tout le temps en vacances!"
Les réflexions des élèves: "l'EPS c'est fait pour jouer et se détendre"
Alors voilà, désillusion totale et j'en passe encore! Mes profs de lycée: "tu ne vas pas te rabaisser à faire prof d'EPS avec le niveau que t'as!" ...."te rabaisser". Vive la vision de leur collègue EPS!
Ah oui, formidable, la mission d'éduquer, de faire du sport aux enfants qui ne savent plus ce que c'est de faire une roulade avant, qui se plaignent toutes les 30s d'avoir mal quelque part!
Mais qu'est ce qu'on souffre de ce manque de reconnaissance. Et qu'est-ce que j'en ai marre du milieu enseignant qui n'est pas mieux qu'un milieu commercial. Ce sera à celui qui se rendra le plus intéressant, qui alignera de belles paroles pour impressionner la galerie!
Et puis toi on t'adresse à peine la parole parce que t'arrives dans ton petit jogging de "loisir"...
Voilà, de là à démissionner j'y suis pas encore par crainte de faire une erreur mais j'ai changé 1000 fois d'avis sur le fait de continuer ou non dans cette branche...
En dispo
Pour te répondre Eps59, j'ai été prof d'eps pendant 2 ans ( plc2 puis un an titulaire )et je me retrouve totalement dans ton commentaire...Je suis dans ma troisième année de dispo et je ne regrette pas le moins du monde!
J'enseigne en milieu associatif désormais grâce à un BESS, pas la panacée mais 1000 fois mieux que l'en déjà!
Pour un ex prof d'eps, pas facile de se reconvertir quand on ne veut plus enseigner...A ce propos, y a t il d'anciens prof d'eps ou autre qui se serait reconvertis, prêt à nous raconter leurs parcours?
Comme toi !
Je suis arrivé sur ton blog pas tout à fait par hasard. je suis prof d'arts plastiques depuis dix ans et je n'en peux plus pour les mêmes raisons que toi ! Je n'ai plus la force , plus la motivation... c'est pas mon truc.. J'ai envie de démissionner pour me consacrer pleinement à la peinture... Mais suis je aussi courageux que toi ? En tout cas bravo pour ta décision. (ps: je suis sur canal blog moi aussi et si tu veux voir des peintures de bretagne vient faire un tour... A+
respuesta
matttt: bon courage et je ne peux te souhaiter qu'une chose : prendre la bonne décision pour ton bienêtre :)
Franck je ne sais pas si c'est du courage pour moic 'était de la survie :)je vais de ce pas voir ton blog
Cool
Super,
ça fait de la place pour les autres.
Merci en core de prendre des décisions comme ça.
@ pute !
A VINCENT
Comme je suis rassurée de lire qu'un prof d'éducation musicale n'accepte pas les conditions de travail qui lui ont été imposées par l'EN!!!
Je suis prof de "musique"aussi et j'ai l'impression que tous mes collègues trouvent cela fabuleux... y'en a pas un ou une qui se plaigne vraiment! A croire que je suis vraiment inapte ou totalement décalée (ça c'est sur...).
Je vois que tu as trouvé un cdi. Que fais tu exactement? Merci de ta réponse si tu veux bien.
je me sens rassurée de vous lire!
Et oui, je me rends compte que je ne suis pas une exception...J'ai moi aussi essuyé des déboires dans l'en. Prof stagiaire, j'ai été mutée à l'autre bout de la France(sans exagérer,plus loin c'est pas possible); j'étais jeune et insouciante motivée... sauf que j'ai subi un harcèlement moral de la part de ma conseillère pédagogique, je n'ai pas réussi à m'en sortir et personne n'a pu m'aider(tout est tu dans l'e.n. et les plus "faibles" ont peur des plus "forts"). Tout le monde m'a conseillé de serrer les dents jusqu'à la titularisation, c'est-à-dire tout endurer.Bilan: tentative de suicide, arrêt maladie.Aujourd'hui, tout ce que je souhaite au plus profond de moi,c'est démissionner;et même si ça sera dur car le futur est flou je tiendrai bon car enfin je pourrai me sentir légère et libérée...
Je tiens à dire que j'avais déjà travaillé dans divers secteurs pendant mes études et je n'avais jamais fais face à de telles relations que dans ce travail.
Loi du silence (nouvelle omerta !)
salut camarades !
oui ça fait du bien, je lis tous vos mails depuis une demie-heure, et fiou, on se sent moins seul ! Gracias Pepina !
Ce qui me fait penser que nous vivons dans une parfaite loi du silence. Même quand on en chie, faut fermer sa gueule (au passage, petit coup de gueule puisqu'on est aussi là pour ça : je suis prof de français, et j'ai très envie de dire que l'étiquette "parler pointu " me fait CHIER ! je suis une vraie personne ! tous les journalistes, et même les hommes politiques parlent comme monsieur toutlemonde aujourd'hui mais les profs, et encore plus les profs de français (derniers dépositaires de la pureté de la langue on dirait !) doivent "montrer l'exemple", soupir.).
Je pourrais faire des claquettes devant les élèves que ça ferait le même effet. Ils se font chier à l'école 80 pour cent du temps. Soit. Donc changeons le système. Tout le monde souffre de ce système concentrationnaire (l'un d'entre vous parlait d'un bahut de 3000 élèves, on croit rêver !, injuste (on fait redoubler le gamin qui travaille mais n'y arrive pas, alors que le petit con qui fait chier et fout rien va passer parce qu'il a l'âge !), bref absurde (donnez du sens à vos enseignements qu'ils disaient à l'IUFM, yep...). Qu'ils se frottent un peu à la vie, la vraie, au lieu d'être dans le formol qu'est devenue l'école ! et alors après peut-être ils auront envie d'avoir des outils pour comprendre le monde, et maîtriser leur destin. Quand je disais ça en ZEP,on me disait : Tu fais le jeu des patrons ! et nous on fait le jeu de qui ? on les garde au maximum pour pas qu'il y ait une explosion sociale.
En tout cas moi j'en ai marre de faire le bouffon qui fait pas rire (le pire c'est que certains élèves regardent le prof de haut, c'est le comble !).Les quelques élèves qui ont de la gratitude pèsent trop léger face à tous ces regards agressifs ou indifférents...
Mon problème est maintenant, vous vous en doutez,le suivant : y a-t-il une vie apres l'Education Nationale ? j'ai demande une annee de dispo; vais-je aller sur le plateau du Larzac (ne riez pas, je pense sincèrement que les campagnes sont un endroit à réinvestir) ?! après 8 ans d'EN, qui vais-je intéresser ? je sais lire, écrire et parler !! voilà mon bilan de compétences !!
j'attends vos réactions et suggestions.
bises et merci de l'hebergement pepina !
alexandra
Pareil!
Bravo!
Je ne te connais pas mais bravo! Même parcours pour moi, une maîtrise d'anglais, je passe le CAPES sans trop savoir pourquoi et surtout sans rien connaître au monde du travail, je me retrouve en Guyane et là c'est la cata, du coup je viens d'envoyer mon courrier pour avoir ma 3e année de dispo et je me porte très bien. Totalement d'accord avec toi sur les convictions ; moi les élèves qui passaient à l'ancienneté en 4e en Guyane sans savoir lire ni écrire, (disons qu'ils avaient le niveau CE2) j'en ai vu, et c'est à s'arracher à les cheveux. J'envisage une formation de plombier, j'ai fait un stage et ça m'éclate. Malheureusement, je crois que je suis loin d'être le dernier à quitter l'EN, j'en connais d'autres! Souhaitons leur la même lucidité que la tienne. Bon vent!
L'EN, j'y retournerai pour rien au monde !!
Comme Pépina m'avait demandé à l'époque de donner de mes nouvelles lorsque j'évoquais d'aller voir ailleurs que dans l'EN, je prends donc 5 minutes pour le faire puisque sorti du système depuis les vacances de Noël.
Ancien prof d'économie et gestion, il est vrai que je présentais l'avantage de détenir une formation comptable qui me permet de travailler aujourd'hui en cabinet comptable.
Alors qu'est-ce qu'on trouve en dehors de l'EN ? :
- des gens intéressants qui parlent à l'aide de phrases structurées (ouah, le pied) un supérieur hiérarchique respectueux et à l'écoute ;
- des soirées et un week-end totalement libres puisque le boulot reste au bureau, et croyez-moi, ça fait plus que compenser les vacances désormais plus courtes ;
- des avantages financiers non négligeables (une mutuelle 10 fois plus intéressantes que la MGEN, des tickets restaurants, des chèques cadeaux à Noël, une prime d'intéressement) et inexistants dans l'EN ;
Bref pour rien au monde je ne repartirai dans ce monde qui désormais de l'extérieur m'apparaît pathétique et grandguignolesque.
C'est trop fort!
Je viens de lire ce que tous vous avez écrit et c'est hallucinant comme on a tous les mêmes opinions: d'abord on a tous l'impression de s'être trompés de voie
ensuite c'est la peur du grand saut dans l'inconnu(financier surtout)
C'est après un grand nombre de recherches infructueuses de témoignages de profs qui veulent démissionner ou qui l'ont fait(bravo!)que j'ai enfin trouvé vos témoignages (Pépina merci).
Pour ma part,je suis T1 en maths et je ne vois pas mon avenir dans l'EN.
Mais je suis comme beaucoup dans l'hésitation à cause de mon avenir professionnel:j'ai plein d'idées mais le fait de m'être trompée une fois sème le doute en moi.
En plus, c'est vrai que tant qu'on est encore dans la "machine" EN, on a pas trop de possibilités de se former à autre chose (perso je voudrais travailler dans l'environnement, u moins là je serais utile à quelque chose!)
Le dernier commentaire de specialneeds me fait espérer des jours meilleurs.
Merci à tous et à bientôt pour des nouvelles du front!
MOI AUSSI
salut,
je suis moi aussi professeur (sciences physiques)et j'ai lu ton message il y'a quelques mois déjà, lorsque je me posais des questions. Il est vrai que ça rassure de voir qu'on n'est pas le seul à se remettre en question.
Depuis, j'ai pris la grande décision: j'ai demandé ma démission. Sauf qu'on m'a convoquer au rectorat pour voir si j'étais pas complètement fou! Finalement, ils m'ont filés une dispo pour convenances personnelles à la place: c'est pas plus mal.
Moi je me suis inscrit à plusieurs MASTER pour l'année prochaine, eh oui, je reprends mes études.
J'ai un entretient la semaine prochaine pour un master de recyclage des déchets nucléaires.
Le petit hic c'est qu'il faudra que je finance moi même, mais bon ça m'arrête pas....
à bientôt
vive la liberté!
Je tombe sur ce blog pas tout à fait par hasard car je suis moi-même sur le point de changer de cap professionnel. On va dire que j'ai tenu 12 ans dans l'EN sans jamais prendre mon pied!Auj la sensation de ne pas être à ma place me rend insupportable l'idée d'être face à un groupe d'élèves.Finalement la vraie conscience et le courage se situent bien là.Ceux qui nous culpabilisent feraient bien de s'interroger sur le sens qu'ils donnent à leurs tâches.Je pense que l'épanouissement personnel peut passer par le travail. Je ne veux pas me faire une raison et me dire: " allez donne toi un coup de pied au C... oups" . L'EN n'est pas une fin en soi. Il existe un univers en dehors lorsqu'on veut bien se donner la peine de poser enfin un trop lourd cartable.Et apprécier ,le corps léger , la conscience en éveil ,d'aller chercher en soi toutes les ressources qu'on avaient juste oubliées. Il faut oser!La peur nous empêche parfois d'avancer et pourtant c'est bien le signe qu'on est dans la vie! C'est l'inertie qui nous enterre et moi je ne veux pas mourir de mon vivant!Voilà c'est dit. Bonne chance à tous et viva la vista!
La meuf du CDI vous salue bien
Chers futurs ex-collègues, compagnons de convictions, comme il est rassurant de vous lire ! Moi je suis "la meuf du CDI", une sorte de dame pipi de la culture... de la confiture à des cochons. Je suis tout simplement écoeurée de mon métier. A l'IUFM, on nous avait fait croire qu'on pourrait faire de belles et grandes choses, qu'on serait les Zorro des cités, qu'on pourrait passionner les jeunes des cités à coup de littérature, d'expositions, de débats enflammés... On nous disait "passeurs de culture" et moi, la seule chose que je me retrouve à passer, c'est plutôt le balais. Je n'ai pas envie de me battre à longueur de temps contre des gamins qui n'ont que faire de votre aide, de vos conseils, des élèves de 6ème qui vous rient au nez quand vous essayez de leur apprendre à utiliser CORRECTEMENT internet, sous prétexte que c'est leur génération, on n'a rien à leur apprendre, ils baignent dedans. Ils se noient dedans.
Alors juste essayer quelques principes d'éducation : ne pas mettre ses pieds sur le fauteuil, dire bonjour à la dame, merci, aurevoir, avoir la politesse de raconter ses potins à voix basse et de faire semblant de travailler quand la meuf du CDI arrive...
Papa-maman vont gronder leur fi-fille quand elle leur dira qu'elle ne veut plus aller à l'école. Et les mauvaises langues, celles qui bavent sur les profs, baveront une fois de plus sans doute. Je n'ai pas souvenir d'avoir passé un CAPES Super-Educator...
Mais c'est comment la vie après l'EN ? C'est bon à quoi un prof dans la vraie vie ?
suffoqué
Alors là, je suis suffoqué de vous lire, mais au sens positif du terme. Je ne sais pas si ça me rassure de constater que je ne suis pas seul à ressentir un malaise évident, perceptible, palpable, il suffit de mettre les pieds dans une salle des profs où que ce soit (le privé, c'est peut-être différent?)pour s'en rendre compte.
Je ne sais pas si c'est le paradis dans le secteur privé (hors éducation j'entends), si les directeurs des ressources humaines et les supérieurs hierarchiques y sont tous respectueux et humains, mais moi il y a un truc qui me chiffonne, c'est la pensée que notre ras-le-bol est voulu, organisé.
On essaie de nous dégoûter, j'ai comme l'impression que les réductions de fonctionnaires se font d'elles-mêmes, une auto-régulation, lancinante désagrégation du système entier.....
Une fois que tout sera bien pourri, l'EN sera privatisée, et que restera-t-il?
C'est écoeurant ce qui se passe, moi ça me fait très peur de quitter le navire, parce que c'est le capitaine qui fait lui même des trous dans la coque!
suffoqué
Alors là, je suis suffoqué de vous lire, mais au sens positif du terme. Je ne sais pas si ça me rassure de constater que je ne suis pas seul à ressentir un malaise évident, perceptible, palpable, il suffit de mettre les pieds dans une salle des profs où que ce soit (le privé, c'est peut-être différent?)pour s'en rendre compte.
Je ne sais pas si c'est le paradis dans le secteur privé (hors éducation j'entends), si les directeurs des ressources humaines et les supérieurs hierarchiques y sont tous respectueux et humains, mais moi il y a un truc qui me chiffonne, c'est la pensée que notre ras-le-bol est voulu, organisé.
On essaie de nous dégoûter, j'ai comme l'impression que les réductions de fonctionnaires se font d'elles-mêmes, une auto-régulation, lancinante désagrégation du système entier.....
Une fois que tout sera bien pourri, l'EN sera privatisée, et que restera-t-il?
C'est écoeurant ce qui se passe, moi ça me fait très peur de quitter le navire, parce que c'est le capitaine qui fait lui même des trous dans la coque!
merci merci merci merci.
Pourquoi?
Parce que ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à préférer le libre arbitre au devoir d'obéissance.
Je viens d'obtenir le CAPES d'Anglais (que j'avais tenté pour "faire plaisir" à mes parents, inquiets pour mon avenir, alors que je rêve de devenir traductrice dans l'audiovisuel) et alors que tout le monde se réjouit pour moi, je vois tout mes rêves s'écrouler. J'ai donc lancé une recherche google "démissionner de l'éducation nationale" et je suis arrivée ici. Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de "compromission", d'être "cohérent avec soi-même".
Alors voilà, j'espère de tout coeur qu'à l'heure qu'il est, tu es EXACTEMENT LA OU TU VOULAIS ETRE.
Bonne continuation...
merci merci merci merci.
Pourquoi?
Parce que ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à préférer le libre arbitre au devoir d'obéissance.
Je viens d'obtenir le CAPES d'Anglais (que j'avais tenté pour "faire plaisir" à mes parents, inquiets pour mon avenir, alors que je rêve de devenir traductrice dans l'audiovisuel) et alors que tout le monde se réjouit pour moi, je vois tout mes rêves s'écrouler. J'ai donc lancé une recherche google "démissionner de l'éducation nationale" et je suis arrivée ici. Je comprends ce que tu veux dire quand tu parles de "compromission", d'être "cohérent avec soi-même".
Alors voilà, j'espère de tout coeur qu'à l'heure qu'il est, tu es EXACTEMENT LA OU TU VOULAIS ETRE.
Bonne continuation...
Bon, je viens de lire tous les commentaires et bizarrement, ça fait un bien fou de constater qu'on n'est pas seul!
1er constat: la fameuse rétention d'informations. J'ai retourné tous les sites internet possibles et imaginables (iufm, rectorat, EN....) pour trouver les infos concernant la démission: rien. Juste les rumeurs, on-dits et autres amis d'amis qui ont pris une année de dispo...
2ème constat: que faire après l'EN? Il y a TOUJOURS une solution, voire plusieurs.
Alors oui, c'est dur d'expliquer à ses proches qu'on veut démissionner, après avoir galéré pour en arriver là, sachant que des milliers de personnes auraient aimé être à notre place. Oui l'EN c'est la sécurité de l'emploi, oui l'EN c'est plus de 5 semaines de vacances par an, mais à quel prix?
Etre dans un établissement "sensible" c'est déjà pas facile, mais quand on rentre le soir chez soi, qu'on habite une ville qu'on n'a pas choisie, et qu'on a été muté à plusieurs centaines de km de ses amis et sa famille, qu'on n'a même pas la possibilité de se changer les idées en allant boire un verre avec ses potes, que c'est pas avec un salaire de prof qu'on peut régulièrement "rentrer au pays" voir ses proches, et que le rapprochement de conjoint n'est possible que si le conjoint est fonctionnaire et qu'on est pacsés depuis au moins 30 ans (bof, c'est pas si grave, un conjoint on en trouvera un autre là où on est muté hein...), et bien oui, la sécurité de l'emploi pèse léger et on en a ras-le-bol.
Je suis à fond pour le service public.... Mais pas dans ces conditions là.
"Le mouvement du personnel"... C'est bon, on n'est pas des moutons en pleine transhumance!
"Le devoir d'obéissance".... Si j'avais su, j'aurais fait l'armée!
"La mission d'éducation"... Mouarf! No comment!
Alors voilà, je souhaite bon courage à tous ceux qui prennent cette décision.
PLC2, bis
Je vais pas innover, mais ça fait presque plaisir de lire tous ces commentaires et de se sentir moins seule...
Pour ma part, j'ai passé le capes d'anglais en 2007, sans vraiment le bosser, mais je l'ai eu... Tout le monde était contente pour moi, sauf moi, car je savais qu'étant mal classée (ben oui, j'avais pas vraiment bossé), j'allais être déportée à l'autre bout du pays... 900 km... et oui, ca fait mal, tres mal, de débarquer avec une valise et un sac à dos dans une région où on ne connait personne, dans un mini bled où les gens sont aussi accueillants que des portes de prison, de passer dix jours à l'hotel avant de trouver un appart, de n'avoir rien dans sa seule et unique valise pour faire des cours qui sortiraient de l'ordinaire du manuel...
Une mini ville pourrie, un college affreux, une region monstrueuse, loin de tout, de tous, un IUFM... no comment, des collègues fantômes et une CP... vous voyez la maratre de Blanche neige? Ouais, aussi sympa... Sans compter un chef d'etablissement qui faisait tout pout etouffer les problemes, pour que ca remonte pas au rectorat, etc.
Et les eleves... comment voulez-vous faire cours d'anglais à 30 eleves de 4e? sans compter l'hyperactif et la peste qui insultait... ou la folle-dingue en 3e... Et dure que les stagiaires sont sensés ne pas avoir des classes connues pour etre difficiles ou des classes nombreuses... (ou comment vous degouter des le debut)
J'ai fait ce que j'ai pu, honnetement, malgré tout ce que j'ai pu entendre dire.
J'ai passé mon année de stage à pleurer, déprimer, subir mes deux classes et les critiques. M'ennuyer ferme, ne jamais sortir pour se changer les idées et impossible de rentrer 'chez moi', plus de dix heures de train et travaillant le samedi matin... (8h de cours/semaine, dont 4 heures le samedi matin)
5 arrets maladie, me permettant de retourner chez moi, au soleil, me changer les idees. Puis repartir, crise d'angoisse, de larmes, medocs.
Finir par ne plus se battre.
Mais je me rattachais à bien peu... les stagiaires en renouvellement étaient autorisés à changer d'academie... alors je me disais qu'a 900 km plus au sud, chez moi, pres de mes amis, ma famille, mon cher et tendre, ça irait mieux...
Je me suis gentilment laissée couler...
Et puis, coup de massue fin juin... J'apprends que les regles du jeu ont changé. Changement d'academie pour 2e année de stage, impossible. J'ai téléphone au ministere, au snes... on m'a dit de faire des lettres, de tenter, que je recevrais forcement une reponse... J'ai même envoyé une lettre d'un psy... et non, je dois retourner là-bas... "Sans méconnaître vos raisons, je ne peux... bla bla bla"
J'y retourne.
Je pars dans une semaine. De nouveau avec une valise, un sac.
J'etais en college, j'espere etre en lycée, et j'espere etre dans la grande ville de la region, pas un bled, pitié, sinon, je ne reponds de plus rien... Avant les reboublants etaient prioritaires sur les affectations... est-ce tjrs le cas? Vu que les regles du jeu changent sans arret...
Les arrets maladie quand on est PLC2, on a droit à 36 jours, sinon le stage est prolongé d'office... et si au bout de la 2e année on n'est pas titularisé, on a droit à un an d'assedics.
Je n'y crois plus depuis bien longtemps, mais je pars quand même, pour cette année bis... essayer...
merci !
Bonjour ! Quel soulagement de lire tous ces commentaires plus ou moins récents... toujours d'actualité !
Je vis un grand moment de doute aussi, je suis stagiaire en Biotech (lycée technologique) et je dois reNouveler mon stage... mais à l'heure actuelle, soit la rentrée R-10 jours, je ne sais pas si je rempile pour l'EN !
Les raisons de cette non-titularisation ne sont pas claires (visites et divers avis favorables au cours de l'année)... J'ai fait une demande de recours à titre gracieux auprès du recteur de l'académie (en attente, pour longtemps, je crois !)
Il est vrai que cette année, je ne me suis pas toujours sentie à l'aise dans mes baskets... (ma tutrice m'a quasiment fait du harcèlement moral, et a bien du me descendre devant l'inspecteur !)
En gros, j'attendais la titularisation pour être plus libre et me dégager du carcans de formation... quel dommage Mme Chambier !
Après la grande "transhumance" que constitue le mouvement, j'ai appris, sans surprise (71 pts maxi) que j'étais mutée dans le 92...
J'ai pris sur moi !
Mon copain à cherché et trouvé du boulot là-bas pour ne pas me laisser déprimer seul dans une chambre de bonne au 9è étage sans ascenseur !
Bref !
Quand en juillet, on m'apprend que je dois refaire le stage dans l'académie d'origine (Bordeaux), c'est la bérésina ! - les vacances s'annoncent moins sympas que prévu !
Après de multiples démarches sur lesquelles je jette un voile pudique, le ministère accepte que mon stage se déroule à Créteil (pour rejoindre mon conjoint, qui voulait me suivre ! - ceci a beaucoup fait rire mes amis !)
A la date d'aujourd'hui, je ne sais pas encore où je vais être affectée, je n'ai pas de logement, pas d'Internet, pas encore déménagé de Bordeaux, c'est donc un peu la crise !
Les grandes vacances et les moments de réflexion sur moi-même n'aident pas à se motiver pour partir quasiment à l'inconnu, plaquer sa région, ses amis, son T3 refait à neuf (pour un studio pourri) - et ce, pour une durée indéterminée !
Je ne me sens plus l'envie d'enseigner... J'ai eu un très bon relationnel avec mes élèves, sans doute un peu trop laxiste avec eux parfois, mais ce n'a pas été ça le problème !
j'en ai marre d'être le pion qu'on traîne à droite à gauche, j'ai pas envie de ma retaper un an de masturbation intellectuelle à l'IUFM !
Je ne veux pas passé des jours à préparer un cours que mon futur tuteur va casser car j'ai pas bien cerné l'intérêt pédagogique de la séance !
Aussi j'envisage sérieusement de ne pas me présenter le jour de la rentrée...
Je n'ai pas trop de sécurité financière, et les commentaires des gens me fait appréhender ma décision...
j'ai 28 ans, après un master pro en biotech, et des galères pour trouver un boulot, je me suis finalement lancée dans les concours en désespoir de cause...
les gens vont dire : "Après les difficultés pour avoir le CAPET, tu peux pas faire ça !!!" ou encore "Va bien falloir que tu bosses un jour !"
Je suis d'accord, les gens idéalisent le public et l'enseignement en général... La planque quoi !
Et c'est vrai que ça me fait peur de me relancer dans un nouveau projet (je voudrais tenter le DNO : diplôme national d'oenologie).
Mais ce qui est véritable, c'est qu'à l'idée de recommencer une année, de galère en IDF, j'en dors mal la nuit et je pleure comme une madeleine...
Je sais pas encore si je lâche tout, tout dessuite ou pas... Quand j'envisage l'idée de ne pas être là, à la grand messe de rentrée des stagiaires, j'ai des frissons de joie et du baume au cœur, peut-être que je préfère l'incertitude et l'insécurité que la certitude d'en chier...
Merci de m'avoir lue, moi ça me soulage d'avoir écrit !
chers tous
je continue à être étonnée du monde qui arrive sur mon blog autour de la démission! je ne peux que vous souhaîter bon courage dans vos démarches que ce soit pour rester ou partir...
Et je ne peux que vous inviter à revenir pour nous donner des nouvelles afin de continuer à lutter contre la desinformation qui règne sur la démission à l'EN.
Quand j'ai pris la décision de démissionné ça n'a pas été que de la joie, au début il y eut surtout des pleurs, de la peur, du " et si je me plante?" "et si je regrette?"...
bref ça n'est pas rose, et plus d'un an après parfois je me demande si j'ai eu raison, et puis très vite je me dis oui :) Même si la reconversion n'est pas toujours facile.
Mais pour moi il est essentiel de ne pas céder à la peur, à cet horrible argument de la "sécurité de l'emploi".
Enfin bon courage à tous!!
ça fait du bien!
La lecture de tous ces témoignages m'a remonté le moral que j'avais au plus bas en rentrant ce soir chez moi. J'ai passé le concours de prof des écoles il y a deux ans, sans conviction, mais en l'ayant du premier coup... J'ai passé une année horrible à l'IUFM en ne me sentant pas à ma place du tout. J'ai été renouvellée et finalement titularisée en juin dernier. Je suis donc maintenant T1 mait je ne me retrouve toujours pas dans ce boulot. J'aiun très bon contact avec les élèves (maternelle) mais je me sens étrangère dans l'école, en décalage avec les autres profs qui ont l'air à fond dedans et qui ont l'air d'adorer ce qu'ils font.
Le problème quand tu es instit c'est que tu n'as pas le droit de te plaindre et de vouloir changer de métier. C'est tellemnt "géniale" d'être prof, c'est un "beau métier".... voilà ce que j'entend quand j'ose me plaindre de mon boulot. Nous sommes mal vu par beaucoup de gens qui ne connaissent pas le métier mais qui se permettent de nous rabattre le caquet.
Lire tous vos témoignage m'encourage dans ce qui me trotte dans la tête depuis longtemps; la démission. Mais j'aurais aimé quelque chose de moins radicale. J'ai cru comprendre dans plusieurs témoignages qu'il était possible de se mettre en disponibilité plusieurs années. Qu'est-ce que ça signifie exactement? Combien de temps peut on rester en disponibilité?
Merci pour vos réponses et merci pour ce blog!Il m'a vraiment remonté le moral!
Merci Pepina et les autres.
To "craque" now or not to "craque" now (so will "craque" later)
AAAAHHHHHH, j'en ai marre ! Je veux partir.
Mon parcours à l'éducation nationale a été très long et compliqué (Maître Auxiliaire, chômeur, reprise d'études, surveillant, vacataire, contractuel, stagiaire puis titulaire). Je suis prof d'Economie et gestion. J'ai fait tous les niveaux depuis CAP jusqu'à BTS (CAP, BEP, Bac Pro, seconde, première, terminale, BTS...).
La particularité des profs d'éco-gestion ? La pluri compétence... J'ai enseigné : l'économie générale, l'économie d'entreprise, le droit, la comptabilité, le commerce et le marketing, le management, la communication, l'informatique de gestion et de communication, le droit immobilier, etc (on m'a même fait faire de l'art appliqué !!!).
J'ai commencé à enseigner à 21 ans, puis j'ai arrêté, repris... J'ai 39 ans et je n'en peux plus.
Marre de ce système horrible : 44 étudiants par classe ! Marre de pouvoir enseigner sur tous les BTS tertiaires. Marre de découvrir que je vais devoir enseigner la "communication et le management interculturel", je ne sais pas ce que c'est. Marre de devoir faire l'apologie de l'entreprise, du chiffre d'affaires, du marketing, de l'exportation, de la balance commercial.
Marre de répéter 10 fois la même chose pour être sûr d'avoir été entendu. Marre de voir des élèves et/ou étudiants amorphes et parfois analphabètes en terminale.
Marre de voir comment on rectifie les notes du bac pour passer les 80 % de réussite alors que certains élèves ne savent qu'à peine lire.
Marre de voir les parents râler parce que leur petit chéri qui mettait les pieds sur la table s'est fait un peu disputé (gentiment quand même). Marre de devoir demander des efforts à des gens suréquipés de lecteurs MP3, téléphones portables, ceintures Dolce et Gabbana et qui semblent faire de la pub pour le dernier gel de L'Oréal et qui répondent par "ouais, chai pô". (Génération L'Oréal, c'est pas génial).
Marre des inspecteurs qui sont d'une nullité absolue, des Proviseurs, lèche bottes du pouvoir central.
Marre de bosser 12 heures par jour et d'entendre les gens me dire : "T'es prof, tu dois pas en faire lourd".
Marre de voir des gens péter les plombs parmi les collègues car ils n'en peuvent plus et que ce métier est hyper névrosant.
Marre de travailler plus, dans des conditions de plus en plus difficiles pour gagner moins.
Marre d'avoir bac + 5, de m'occuper d'étudiants de BTS et d'élèves de termi(NULLE)-nale, d'avoir 15 ans d'expérience professionnelle pour gagner 1800 euros par mois (ni 13ème mois, ni quoi que ce soit d'avantages : chèque déjeuners ? Non).
Marre d'enrichir la MGEN (mutuelle des profs, au coût exorbitant).
Marre de l'omerta sur les difficultés horribles et énormes de ce métier.
Je voudrais vraiment partir. Quand on parle aux collègues, bon nombre (la majorité, sans doute) semblent en avoir par dessus la tête.
Alors, partir, oui et vite. Mais que faire ? C'est alors que tout le monde (ou presque !) reste en attendant la dépression.
David.
Et une de plus...
... à vouloir démissionner.
Je suis professeur des écoles et j'entame (seulement) ma deuxième année. Ma PE2 a été très difficile car j'ai été confrontée à des élèves insupportables et une directrice qui était à la limite du harcèlement moral. J'ai tenu le coup en me disant qu'en débutant on a toujours des difficultés à tenir les élèves et que tout la directrice était une exception.
Ma première année a été plus tranquille. Mais il y avait des doutes: j'ai passé mon temps à travailler ou à dormir! J'aimais être avec les enfants mais je ne sentais pas de passion pour enseigner.
La nouvelle année commence sans poste: j'attends dans une école où je n'ai aucune obligation si ce n'est attendre. Cool me direz-vous? Je suis tombée dans la même ville où j'ai eu mon année si difficile, avec la possibilité de retourner dans l'école et en tout cas de me confronter au même type d'élèves. J'ai tenu une journée stressante au possible et j'ai fait une rechute en dépression (dont j'essaye de me sortir pour de bon depuis 6 ans). Je suis donc en arrêt jusqu'à lundi, voire plus suivant mon état.
Bref,le système, l'organisation de l'Education Nationale m'exaspère: je ne suis pas encore sûre que le métier en lui-même me déplaise complètement mais toutes les contraintes autour du métier sont étouffantes. Entre les disponibilités qui peuvent être refusées, la démission et ses 4 mois de préavis (pour les PE en tout cas), je me sens prisonnière!!!
Merci en tout cas de nous faire partager ton expérience et merci de nous faire aussi partager tous les témoignages. On est plus fort quand on se sent moins seul!
Fanny
Côté pratique
bonjour
alors comme tous et toutes ici, je pense sérieusement à la démission.
stagiaire en lycée l'année dernière; en collège à 300km de chez moi depuis quelques jours...
tout va bien avec les élèves, et les nouveaux collègues. Seulement, je sais au fond de moi que je ne suis pas faite pour ça.
Donc question pratique, et "bête"; comment fait - on concrétement pour démissionner ? Y a t il un temps de réponse de l'EN ?
Et autre problème: avec un CAPES d'anglais, je ne vois pas trop quoi faire d'autre (ayant toujours voulu être prof!)... Et j'ai vraiment besoin d'un revenu régulier.
Merci pour vos éventuelles réponses
(aouvej@hotmail.com)
Encore une pour rejoindre le club
Bonjour,
Tout d'abord merci à l'initiatrice de ce blog.
Je viens de lire tous les messages, c'est à la fois rassurant et déculpabilisant de se dire qu'on est pas la seule à être devenue prof sans être pleinement convaincu de la pertinence du choix, de se rendre compte que ce n'est pas le bon. Mais c'est aussi inquiétant de voir tant de mal être.
Voici mon expérience de la jungle Education nationale.
Je suis PLP2 lettres anglais depuis 97 après une maîtrise d'anglais. Ironie, j'ai fait des études d'anglais pour pouvoir parler anglais, au final l'enseignement n'est pas vraiment le meilleur moyen de pouvoir vraiment parler anglais.
Ma 1ère année fut plutôt brutale et même si j'ai tenu le coup, je n'ai pas pu réparer les dégâts intérieurs. Ensuite pendant 5 ans j'ai été TZR, autrement dit bouche-trou de l'EN. Comme le dit Fanny c'est tout sauf cool, et à long terme c'est usant et démotivant).
Automne 2004 : arrêt maladie qui va se prolonger (maintenant je traîne ce boulet de l'arrêt longue maladie, j'ai l'impression que c'est pire que si j'avais piqué dans la caisse !). J'ai songé alors à démissionner (très intéressant de prononcer ce mot devant le syndicat, même effet que Voldemort dans Harry Potter), je ne l'ai pas fait, peur de tout lâcher, sans soutien financier derrière et avec la nette sensation que mes diplômes n'allaient pas intéresser grand monde.
J'ai cru trouver la solution miracle : le poste de réadaptation, 1 an de préparation aux concours à l'IPAG (ingurgitation de droit, économie, finance...,intense mais intéressant) puis 2ans avec mise en situation professionnelle pour obtenir un concours. Soyons honnête, cela semblait être le plan sécurisant. Mais en cas d'échec c'est retour à la case prof (scénario totalement inenvisageable pour moi).
J'entame ma dernière année. Depuis 2 ans je fouille internet pour trouver toutes les infos sur les concours (et là encore, la fonction publique ne brille pas par sa simplicité et sa transparence mais je suis devenue plutôt calée dans ce domaine) et je suis le nez dans mes cours pour préparer les concours qui m'intéressent. Malheureusement pour moi, je n'ai pas réussi à décrocher la queue du Mickey. En moyenne il y a 5% de réussite aux concours et pour certains concours (notamment les concours ITRF - postes dans l'enseignement supérieur-) les postes sont plus ou moins cooptés, on se déplace donc à nos frais pour la forme.
Quant à la mise en situation, ce n'est pas triste. En juin 2007, j'ai réussi non sans mal à trouver une place dans une université se trouvant dans une autre académie que mon académie de rattachement. Le service gérant mon dossier étant en pleine restructuration, je n'avais aucun soutien, ce qui a fait dire au médecin du travail que j'étais une "victime collatérale de l'éclatement du service", charmant.
L'année à la fac s'est bien passée, travail intéressant, supérieur satisfait de mes services , mais en juin le rectorat a absolument voulu que je revienne dans l'académie pour des raisons obscures. Donc redéménagement (j'ai opté pour la solution résidence étudiante depuis 2 ans, pas de meubles à bouger, mais pas de chez-soi non plus). Le hic c'est que j'attends toujours mon affectation tout en préparant des concours. J'ai 3 oraux ce mois-ci pour des postes qui m'intéressent Malgrè tout mon investissement, je ne suis même pas sûre d'avoir encore envie de réussir un concours et de rester dans la fonction publique. Le grand bond vers l'inconnu m'effraie toujours, néanmoins la sensation d'être enfermée dans un carcan est de plus en plus pesante et le désir de liberté et l'envie de reprendre la main sont de plus en plus fort.
Meme combat !
Bonjour a tous !
J'ai l'impression en ecrivant ce message de rejoindre un cercle qui ne cesse de s'agrandir, celui des ex (ou presque) profs en detresse mais pas sans ressource !! C'est avec beaucoup de plaisir que je m'intronise moi-meme membre de votre clan secret anti-EN !! Et je me sens beaucoup d'affinites avec Kryzel, je m'explique: j'etais l'an dernier prof stagiaire PLP anglais-lettres. Annee horrible, a cote le martyre de princesse Sarah c'est de la rigolade... d'ailleurs si vous vous souvenez de la megere qui dirigeait l'orphelinat, vous avez une idee assez precise de ce a quoi ressemblait ma proviseure... Plus serieusement, j'ai moi aussi subi une forme de harcelement moral (je n'habitais pas a proximite de l'etablissement et on me l'a fait payer toute l'annee, bien que je n'ai jamais ete en retard), j'ai eu une tutrice fantome, mon formateur IUFM ne m'aimait pas car j'avais deja enseigne a l'etranger (j'ai une maitrise de FLE) et que j'avais ose croire, en debut d'annee, qu'il s'agissait d'une formation professionnalisante et non de seances collectives d'abetissement (le stagiaire est considere comme une gamin quel que soit son age et quelle que soit son experience), voire de formation au lechage de bottes qui m'a l'air d'etre une dimension incontournable dans l'EN. J'ai cru (quelle naivete !!!) qu'il etait permis de donner son avis, en toute bonne foi, alors que non, il faut au contraire s'ecraser, s'aplatir et si possible faire reluire les bottes des formateurs qui s'en mettent plein les poches en ne foutant rien, et en emmerdant les stagiaires avec leurs pretendus savoirs et savoir-faire ! Une bande de nuls repugants et inamovibles, intouchables.
Bref, j'ai envoye ma demission peu de temps apres que j'aie su qu'on me faisait redoubler (redoubler !!! le comble pour un prof, non ??) dans la meme acedemie, comme certains d'entre vous non seulement je n'ai pas ete titularisee mais en plus on ne m'a pas permis de changer d'academie, une nouvelle directive de l'EN en ce qui concerne les stagiaires redoublants. Je tiens d'un syndicat national qu'il n'y a jamais eu autant de redoublements de stagiaires que depuis ces dernieres annees, et 2007-2008 a ete une hecatombe... J'ai envoye ma lettre au rectorat fin aout (de toute facon avant cela il n'y aurait eu personne dans les bureaux pour la receptionner !) des que j'ai su mon affectation, je les ai prevenus par tel de ma demission et ne me suis pas presentee le jour de la rentree. Qu'ils considerent cela comme un abandon de poste ou pas, maintenant je n'en ai strictement plus rien a faire, de toute facon ca ne change rien. Je suis soulagee de ne pas "y" etre retournee, mes eleves de l'an dernier et les representants de cette noble institution m'ont fait vivre un enfer, sans parler de la non-formation de l'IUFM et de l'hypocrisie qui regne a tous les etages...
Bon courage a tous ceux qui revent de faire le grand saut. Les mois qui viennent seront faits d'incertitude mais aussi de liberte et de reflexion. La vie est trop courte pour se laisser contraindre.
PS: merci a Pepina pour cet espace de discussion et de liberte !
bonjour
Bonjour à tous,
Je viens pour donner des nouvelles car ça y est j'ai démissionné et oui je suis effectivement d'accord: il faut remercier Pepina pour cet espace de discussion. J'y ai trouvé un réconfort tout au long de mon cheminement personnel qui m'a conduit à la démission de mon poste de stagiaire en Espagnol. Car c'est dur quand on doit affronter notre entourage qui ne comprend pas que l'on veuille abandonner " un aussi bon métier" et avoir l'impression de foutre sa vie en l'air et de décevoir tout le monde. En plus, je suis issue d'un milieu assez modeste et je culpabilisais beaucoup de décevoir mes parents qui étaient si fiers. Mais après une psychothérapie efficace, j'ai compris que je devais faire un choix pour moi seule. Je comprends Pepina quand elle dit que c'était vital pour elle de démissionner car pour moi c'était pareil.
Sur les conseils du snes, j'ai d'abord fait une demande de changement d'Académie auprès du ministère pour mon stage pour me rapprocher de mon conjoint salarié, mais ma demande a été refusée et je ne pouvais absolument pas retourner dans cet iufm à l'autre bout de la France. Et même, ce refus, ça m'a rassurée car ce métier ailleurs ou ici n'est pas fait pour moi j'en suis sûre.
J'ai donc envoyé ma lettre de démission(dans laquelle je spécifiais ne pas pouvoir assurer la rentrée) vers le 10 août, le Rectorat m'a envoyé une lettre me demandant de confirmer ma décision vers le 20 et j'ai reçu l'arrêté fixant ma démission au 1er septembre vendredi dernier.
Je ne suis pas soulagée autant que je l'aurais espéré mais je sais qu'il n'y avait pas d'autre choix pour moi. Le futur est encore flou mais j'y crois: je me lance dans un Master professionnel qui m'intéresse beaucoup. J'ai la chance que mon conjoint travaille et me soutienne dans mon choix, c'est important.
Je voudrais ajouter que pour ma part le snes m'a apporté beaucoup de soutien(même s'il ne m'a pas encouragée à démissionner bien sûr, il m'a aidée à creuser toutes les pistes et à ne rien regretter).
Je souhaite bon courage à tous ceux qui font le bon choix pour eux: rester ou partir, il faut être sûr d'être en accord avec soi-même.
Merci encore à Pepina et à tous les témoignages.
Le courage ?
Cette page fait un bien fou à lire !
Stagiaire PLC2 avec à peine 3h de cours à mon actif, je pense déja à partir...
L'EN est vraiment un conglomérat de n'importe quoi, un ramassis d'incohérence...
Le niveau des gosses est DEPLORABLE (je suis en collège APV-RAR), on ne peut rien en tirer, et Dieu sait si je n'ai aucune haine envers les petits. Ils sont les 1eres victimes du système...
Par chance je suis jeune (22 ans), je pense pouvoir me reconvertir...Mais est-ce que je vois juste ?
Mais je pense encore attendre quelques temps, histoire de mettre de l'argent de côté.
En tout cas chapeau pour ceux qui ont osé le faire.
"Ils l'ont fait car ils ne savaient pas que c'était impossible", comme a dit Mark Twain...
Le courage ?
Cette page fait un bien fou à lire !
Stagiaire PLC2 avec à peine 3h de cours à mon actif, je pense déja à partir...
L'EN est vraiment un conglomérat de n'importe quoi, un ramassis d'incohérence...
Le niveau des gosses est DEPLORABLE (je suis en collège APV-RAR), on ne peut rien en tirer, et Dieu sait si je n'ai aucune haine envers les petits. Ils sont les 1eres victimes du système...
Par chance je suis jeune (22 ans), je pense pouvoir me reconvertir...Mais est-ce que je vois juste ?
Mais je pense encore attendre quelques temps, histoire de mettre de l'argent de côté.
En tout cas chapeau pour ceux qui ont osé le faire.
"Ils l'ont fait car ils ne savaient pas que c'était impossible", comme a dit Mark Twain...
Mensonge?
Bonjour à tous,
J'écris ce message car je suis un peu dans la même situation que vous. Je suis PLC2 anglais redoublant et j'ai donné ma démission ce matin même. Je dois voir le proviseur demain matin pour reparler de cela. Cela fait de long mois que je pensais à démissionner mais je n'osais pas le faire car des amis de ma promotion me disait que démissionner de l'éducation nationale entraînait automatiquement l'exclusion définitive de toute la fonction publique. En bref, j'aavais peur de me priver d'autres débouchés. Il y en aurait-il parmi vous qui pourraient me dire s'il s'agit d'une rumeur ou d'une procédure bien réelle?
Merci
P.S: Même si cela est vrai, je ne reviendrai pas sur ma décision. (Seulement, il est bon de savoir à quoi s'attendre)
Michel
je pense que c'est une rumeur. J'en suis même sûre parce que mon annéee iufm j'étais avec quelqu'un qui avait démissionné pour faire sa vie à l'étranger et qui aujourd'hui recommençait tout.. donc ou c'est une rumeur ou il est passé inaperçu :D
Dispo?
Bravo pour ce site qui abandonne la langue de bois et les masques sociaux! Je ne rajouterais pas de commentaires / difficultés du métier... Cela fait 12 ans que je "tiens" (dans le primaire): n'est-ce pas une horrible expression? Ne voulant pas regarder la vérité en face (marre de ce boulot!), je me suis fait de belles insomnies, une dépression d'un an... Puis j'ai essayé d'être raisonnable (!): "sécurité de l'emploi...vacances...horaires pratiques pour les enfants...". Mais la vérité profonde est la + forte: une lame de fond plus forte que la "raison" a fait que je n'ai pas fait cette rentrée. Je suis en arrêt maladie. J'ai bcp culpabilisé au début, mais maintenant je me dit que ce temps est pour moi, pour situer mes vraies envies: travailler dans le domaine du livre... A affiner. Perso, je trouve la démission un peu brutale: quelqu'un a t il des infos sur la dispo? Quels sont les délais pour l'obtenir si on projette de travailler dans un autre secteur? Je suis en période de transition et vous tiendrais au courant! Merci encore!
Lilith
J'ai déjà commencé à chercher autre chose...
alors que je suis en arrêt! Honte sur moi! Mais c'est vrai que je ne peux pas démissioner sans avoir autre chose sous la main. Seul hic: j'ai deux entretiens la semaine prochaine, et si j'étais intéressée par un des 2 postes offerts, je devrai certainement me battre pour quitter l'EN le + rapidement possible (en admettant que mes employeurs acceptent d'attendre...). ^^
Bon courage à tous ceux qui vivent la même chose. Pour info: je suis prof de langues, et il y A une voie de sortie (tout dépend de vos goûts persos).
Et MERCI Pepina, pour cet espace de discussion sans tabous! :)))
Infos concernant la démission
Bonjour,
J'ai moi aussi démissionné de l'EN (il y a un peu plus d'un an). J'ai démissionné après 3 ans en tant que PE pour devenir menuisier. J'aimerai apporter des réponses à certaines questions laissées dans les commentaires :
- Si vous avez été recruté par concours externe, vous n'êtes soumis à aucune obligation de durée de service et a aucun remboursement (j'ai obtenu après de nombreux efforts un document officiel signé par le chef du personnel de l'IA de Marseille qui le prouve).
- Le préavis de 4 mois n'est pas forcément respecté. Perso, j'ai pu m'arranger avec l'IA et ma démission a été effective une semaine après qu'ils aient reçu ma lettre de démission.
- Si vous avez besoin d'être écouté, sachez qu'il existe (même s'il est bien caché) à l'IA un service des ressources humaines avec un psychologue que l'on peut rencontrer et qui est là pour vous aider. Grâce à ce service, on peut même faire un bilan de compétences Gratuit. C'est ce que j'ai fait et ça m'a fait du bien d'être confirmé dans mes choix.
- Quelle que soit votre réorientation, pensez à l'AFPA (agence de formation pour adultes). Ceux sont des formations courtes (moins d'un an) et variées (métiers du bâtiment, graphisme...) et pratiques qui donnent un titre professionnel et qui donnent une indemnisation (650 euros par mois) c'est pas énorme, mais c'est mieux que rien - surtout que quand on démissionne de l'EN, on n'a pas droit aux Assedics.
Voilà, si ça peut en aider certains. J'espère ne pas avoir été trop long et bravo pour cet espace de discussion.
Infos concernant la démission
Bonjour,
J'ai moi aussi démissionné de l'EN (il y a un peu plus d'un an). J'ai démissionné après 3 ans en tant que PE pour devenir menuisier. J'aimerai apporter des réponses à certaines questions laissées dans les commentaires :
- Si vous avez été recruté par concours externe, vous n'êtes soumis à aucune obligation de durée de service et a aucun remboursement (j'ai obtenu après de nombreux efforts un document officiel signé par le chef du personnel de l'IA de Marseille qui le prouve).
- Le préavis de 4 mois n'est pas forcément respecté. Perso, j'ai pu m'arranger avec l'IA et ma démission a été effective une semaine après qu'ils aient reçu ma lettre de démission.
- Si vous avez besoin d'être écouté, sachez qu'il existe (même s'il est bien caché) à l'IA un service des ressources humaines avec un psychologue que l'on peut rencontrer et qui est là pour vous aider. Grâce à ce service, on peut même faire un bilan de compétences Gratuit. C'est ce que j'ai fait et ça m'a fait du bien d'être confirmé dans mes choix.
- Quelle que soit votre réorientation, pensez à l'AFPA (agence de formation pour adultes). Ceux sont des formations courtes (moins d'un an) et variées (métiers du bâtiment, graphisme...) et pratiques qui donnent un titre professionnel et qui donnent une indemnisation (650 euros par mois) c'est pas énorme, mais c'est mieux que rien - surtout que quand on démissionne de l'EN, on n'a pas droit aux Assedics.
Voilà, si ça peut en aider certains. J'espère ne pas avoir été trop long et bravo pour cet espace de discussion.
Merci Pierre...
pour toutes ces infos. Verrais-tu un pb à me communiquer le tél de ce service RH à l'IA stp? Je te laisse mon mail: madinina0@gmail.com. Mille fois mercis!
Petite anecdote
Bonjour,
Bah, oui, ils auront notre peau !
Je viens d'être nommé dans un nouvel établissement (ça fait plusieurs années que je change). L'an passé, j'ai travaillé comme un fou pour préparer des cours d'une discipline que je n'avais jamais enseigné (droit immobilier). Résultat : Cette année (après promesse de m'affecter sur des BTS immo), j'ai des BTS Commerce International (Import-export)... Et avec les réformes sarkozy : 45 élèves par classe : L'ENFER.
Bref, j'ai vu la Proviseure adjointe (car un élève à qui j'avais demandé de sortir car il ne faisait rien après une heure de début de cours...) m'avait tutoyé et insulté... ! Elle me demande comment ça va, je lui explique que je suis un peu déçu, que c'est compliqué, difficile.
Bref, aujourd'hui j'ai été convoqué par le Proviseur et mis en demeure d'aller bien... "sinon les élèves le sentent...et puis on est payé par l'Etat, on doit faire avancer les choses, il faut être dynamique... Pas comme certains profs... et puis pourquoi je ne passerais pas un autre concours : un projet ça motive... Il faut arrêter de se regarder le nombril et avancer... !" .
Bref, je suis le dépressif de service car j'en ai marre de devoir affronter 45 individus qui se fichent de ce qu'on peut leur raconter... et que je ne trouve pas passionnant d'aller formater des adolescent aux bienfaits de la consommation... !
Au secours, où allons-nous ! Courage, fuyons !!!
David
je craque sérieux
J'ai fait 23 ans de remplacements courts en tant que TR brigade et cela par choix personnel, j'aimais bien faire la route sur tout le département. Mais ça bossait dur même si je restais deux jours dans une classe.
Il y a trois ans, sérieuse crise d'angoisse en partant au boulot. Arrêts maladie successifs et dépression pendant six mois. Reprise à mi-temps mais même malaise depuis. Lexomil tous les matins,problème de sommeil, d'appétit,et angoisse continuelle. En charge d'un ce2 tous les matins, la tache me parait insurmontable et a 48 ans je n'ai aucun gout à apprendre ce qui est un nouveau métier pour moi. je n'ai qu'une envie démissionner. Que faire?
A Patrick
La clé est peut être dans la "dispo". Prise pour 3 ans (on peut en demander une extension une seconde fois soit 6 ans au total). Ce n'est pas une démission, on peut donc reprendre son poste (au cas où).
La société nous formate à la "réussite" et c'est encore pire à l'éducation nationale où, parce que vous en avez (légitiment) marre, on vous fait passer pour un "looser". Mais en fait, c'est peut être d'en avoir assez qui est normal.
Alors on est retenu par la société de consommation, on a légitimement peur... Mais il y a une vie ! Et cette vie ne doit pas être sacrifiée sur l'autel de l'éducation. Osons en partir. Il y a des dispositions qui permettent de le faire, elles ne sont pas toujours lisibles sinon il ne resterait pas grand monde dans les classes (enfin, en tant que profs). La dispo, puis, si trop marre, la démission.
Bon courage !
David
Une petite visite au Rectorat, cellule "DRH"...
- "Un bilan de compétence : nous n'avons pas de budget... Si on nous attaque en justice, on est sûr de perdre"...
- "Ici c'est un véritable défilé de gens qui vont vraiment très mal ; on n'a pas vraiment de solutions".
- "Ouvrez votre entreprise, reprenez des études, tout ce que nous pouvions proposer est pris dès septembre"
- "Je ne devrais pas vous dire ça, mais mettez vous en arrêt maladie".
-"De toutes façons, votre dossier n'indique aucun arrêt, alors...".
Pour changer de poste, car je ne peux plus aller en classe... il faut aller à la DRH de votre Académie (Rectorat), mais voila ce qu'on va vous répondre (vécu dernièrement).
Une pensée pour cette institutrice qui s'est pendue... Les médias disent toujours elle ou il "était dépressif"... Mais ne se posent jamais la question des raisons du mal être de ces enseignants. On est terriblement seuls. Mais le geste de cette femme qui a trouvé son expression dans son établissement scolaire semble nous crier, "c'est bien ici que je suis mal"...
On cherche à nous faire avaler que ces profs se suicident car ils ont des problèmes familiaux (des malades ces gens !), s'ils en ont certainement, il faudrait voir à constater que des problèmes plus difficiles ils en rencontrent sur leur lieu de travail... Direction défaillante voire malsaine parfois, hiérarchie (inspecteurs) écrasante, parents à côté de la plaque parfois aussi, classes surchargées, travail difficile, conditions de travail se dégradant de plus en plus nettement, pression générale, public de plus en plus difficile à gérer (voire impossible à gérer).
Alors, une solution à la Direction des Ressources Humaines ? Ben... non !
Ahem
Très intéressant, ton commentaire "DRH"...
Pour ce qui est de l'instit (paix à son aîme!), n'allez pas lire les commentaires d'internautes qui font suite aux articles parus sur le sujet (site du Point, etc), car, je cite "il y a des gens au chômage!!", alors autant dire que les profs n'ont aucune raison de se plaindre... Ou bien "pffff, non seulement elle se suicide, mais en plus elle est totalement indécente de faire ça dans son école, c'est honteux!!". Je ne cite pas exactement les termes employés, mais c'était grosso modo le discours. Marrant, tout le monde semble penser que nous sommes les plus chanceux et raleurs du monde... Eh bien qu'attendent-ils pour nous rejoindre, tous ces gens???
Sinon, petite question jetée à tout hasard: comment se reconvertit-on en agent administratif au Rectorat?? Quel titre/ poste occupent les personnels des DPE par ex?? Si qqn a des infos, je suis preneuse... :)
Bon courage à tous!
Je suis bien contente d'avoir trouvé ce blog. Je suis stagiaire PLC2 depuis septembre, et j'ai déjà pris la décision de démissionner, en partie parce que je ne supporte plus les bêtises que l'on nous "enseigne" à l'iufm, et surtout en raison des conditions de travail bien trop difficiles , du manque de respect des élèves et de l'effondrement spectaculaire du niveau. J'enseigne à des secondes, qui, pour certains, écrivent des phrases incompréhensibles, et pour la plupart ne savent accorder ni un verbe, ni un adjectif. Comment enseigner la littérature dans ces conditions ? Et surtout, pourquoi se tuer la santé pour si peu de reconnaissance et pour un salaire ridicule ?
Deception!
Voilà, j'ajoute mon commentaire à la liste déjà longue des déçus de l'éducation nationale. Je suis agrégé en SVT et j'ai été affecté pour mon année de stage en collège (au moins je sais tout de suite que même en étant Agrégé, on peut être au collège). J'ai été déçu en sachant mon affectation parce que je voulais vraiment être en lycée. Et puis je me suis dis que ça serait cool d'enseigner au collège...mais ce n'est pas du tout le cas. Une grande partie des élèves n'en a rien à faire de ce que je dis. Je comprends qu'à leur âge ils préféreraient faire autre chose mais ils pourraient au moins faire semblant de s'y intéresser, question d'éducation. Enfin bon, je crois que l'éducation, il faut plus trop y compter dessus ou bien c'est nous qui devrions la faire. En fait ce que je découvre cette année c'est que je fais pas un métier d'enseignement mais un métier d'éducation. Je comprend mieux le terme d'éducation nationale... Hors c'est l'enseignement qui m'a toujours plus d'où la déception. Je tiens à préciser que je ne suis pas dans un établissement difficile, loin de là je pense. J'ai 4 classes et c'est seulement une classe qui est difficile avec moi. Cependant ça me suffit pour me démoraliser. Je ne pense pas que je sois fait pour ce métier... Je ne serais pas capable d'encaisser... Je me dis que ça aurait peut-être été mieux en lycée mais peut-être pas aussi. De toute façon, en étant célibataire, j'ai toutes les chances (ou malchances) de me retrouver dans un collège ZEP de banlieue parisienne l'année prochaine et je ne compte pas tenter cette expérience. Alors je vais essayer de tenir cette année (je pense pas avoir les pires élèves cette année) mais je n'ai pas le courage de passer ma vie comme ça. En plus, même si ça se passait bien avec les élèves je ne suis pas sûr que je prendrais du plaisir : mon problème est que les programmes ont très peu de contenus scientifiques et j'aime trop les sciences pour les abandonner. Si je suis titularisé, je demanderais une mise à disposition au cas où... Si elle m'est refusée, je démissionne. Ensuite, je pense chercher un boulot dans le médiation scientifique.
En tout cas je tiens à dire que j'admire les profs qui tiennent le coup et qui prennent plaisir dans leur métier...
PE 2 malheureuse
Bonjour je suis PE 2 à Livry Gargan.J'ai passé ce concours dans cette région car il y a plus de poste ici donc plus de chance de l'avoir...
Je suis en train de me rendre compte que je suis beaucoup trop loin de ma famille je ne le supporte plus. J'adore le métier que je fais mais la pression de l'IUFM des visites des IMF et des PIUFM je n'en peux plus.Je m'ennuie à l'IUFM j'ai l'impression que les cours ne servent pas à grand chose. Je suis trop loin de chez moi je n'aime pas la vie que j'ai ici. Je suis malheureuse sauf quand je suis dans ma classe. J'aimerais savoir si après avoir obtenu le CRPE dans une région on pouvait le repasser ailleurs? En ayant démissionné avant. Merci de vos réponses
Morgane
réponse à Anna
Pour passer dans l'administratif il faut en passer par les concours. Si tu as suffisamment d'ancienneté :
- concours ADAENES interne(attaché d'administration de l'Ed nat et de l'enseignement supérieur)si tu as suffisamment d'ancienneté (4ou 5 ans), les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 21 octobre sur le site du ministère. Il y a aussi des fiches métiers et le descriptif des épreuves (rubrique concours/ personnels ATOSS/ filière administrative)
- concours IRA (instituts régionaux d'administration) en externe ou en interne. Il y en a 5 en France (Bastia, Lyon, Nancy, Lille et Nantes). On ne peut présenter le concours que dans 1 IRA sachant que l'affectation, hors administration centrale, se fait dans la zone géographique correspondant à chaque instituts. Bon j'espère être claire.Cela permet d'accéder à plusieurs types de postes dont Education nationale qui compte pour la moitié des postes et qui ne sont pas prisés. Là les inscriptions doivent ouvrir d'ici peu, il suffit de consulter le site d'un des IRA.
Pour être passée par la case concours, je dirais que c'est jouable mais pas simple et qu'il y a plein d'autres concours pour passer dans l'administratif. Cela vaut le coup de prospecter d'autant qu'il y a des épreuves similaires pour certains concours. cela permet d'augmenter les chances.
Pour les IRA une maie a terminé la formation l'an dernier, elle travaille aujourd'hui comme gestionnaire dans un collège et tout se passe bien.
En ce qui concerne la formation, le CNED propose des formation par correspondance et sinon on peut passer par les IPAG ou CEPAG qui dépendent des universités. Ils proposent différentes formules. C'est intense mais intéressant surtout si on n'a pas de formation en droit par exemple.
J'ai écrit il y a quelque temps, prête à démissionner, même si ce n'est pas évident quand on est seule.
J'ai finalement obtenu le concours que je voulais, je vais donc quitter l'éducation nationale mais pour intégrer un autre ministère.
J'espère que ces renseignements seront utiles.
Et au risque de me répéter, grand merci à Pepita pour avoir initier cet espace d'échange.
Merci Kryzel!
Un grand merci, donc, pr toutes ces infos! ET félicitations pour ton concours. :)))
***Morgane***: tu devrais pouvoir passer le crpe ailleurs, ms le mieux reste de tél un syndicat, ou ton Rectorat... Quel dommage que tu ne puisses exercer là où tu veux! C'est vrai que ça change pas mal de choses (pas tout non plus), d'être en "région". Tiens nous au courant!
disponibilité en cours d'année?
Je suis T1 en sciences physiques.Je sais que ce métier ne me convient pas et ne me plaira jamais.Je le sens.Je n'en peux vraiment plus.J'ai un peu peur de démissionner car je n'ai rien de sur derriere.J'aurais voulu savoir si le rectorat peut donner une disponibilité en cours d'année et quels sont les délais.
Merci.
Aurélie
Alors, pour la dispo en cours d'année, en théorie, elle ne peut être accordée. Mais j'ai lu le témoignage d'une jeune prof qui avait réussi malgré tout. Elle a fait une grosse dépression et a obtenu le soutien du Dr du Rectorat... ça compte!
J'ai moi même consulté mon Rectorat à ce sujet. Ils m'ont dit que je devais envoyer un courrier argumenté, mais qu'ils pouvaient évidemment refuser ma mise en dispo.
Pour les délais, aucune idée. Je pense que tout dépend de qui traite ton dossier et comment.
Bonne chance!
DRH via HP
Bonjour,
Et bien, pour les nouvelles...
J'ai commencé à effectuer des démarches auprès du Rectorat pour changer de métier :
- "Vous voulez quoi ?"
- "J'aimerais faire un bilan de compétences"
- "Ce n'est pas possible, mettez vous en arrêt maladie"... Quelques temps après : "Vous devriez voir le médecin du Rectorat..." Quelques temps après : "Prenez rendez-vous avec cet organisme : (l'organisme porte un joli nom, mais quand on cherche, on trouve :) "Centre de Santé Mentale de la MGEN"...
Ben voilà, c'est ça l'éducation nationale. Si vous voulez en changer c'est que vous avez des troubles mentaux... ! Vive les DRH de vos Académies : Elles ne servent à rien ! (sauf à remplir les consultations psychiatriques).
Démission impossible
Bonjour à tous,
Bon, Pépina a été plus lucide que moi ; perso j'ai attendu 14 ans avant de démissionner ( enfin, si un jour j'arrive à obtenir une réponse claire du rectorat) voir le lien http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/192354/Le_ras_le_bol_d_un___enseignant_a_tout_faire__
Mais, je rassure les prétendants, 'je n'ai mis que 1 mois et demi ' à trouver du boulot... et intéressant et sans Snes et autres tordus.
Bonne chance à vous. Yannick
DAvid ça e m'étonne pas. Quand j'ai commencé à avoir des problèmes avec mon tuteur, la première réponse que j'ai eu c'est "contactez la cellule d'écoute du rectorat" en gros, appelez les psy...
ET on m'en a fait des sales coup du genre qui sous entendaient qu'en gros j'étais pas bien dans ma tête.
Courage!
Yannick Bienvenu ici!
C'est bien que tu fasses parler de toi! Il faut un peu lutter contre cette désinformation. La preuve étant le nombre de gens qui arrivent chez moi... S'il y avait des vraies infos sur les sites de l'EN ou sur e-prof, personne n'arriverait sur le petit blog d'une pepina ;)
Bonjour à tous et à Pépina.
J'espère que mon petit post donnera de l'espoir, la force, la lucidité ou l'envie à certains de quitter ce navire sans barre qu'est la déséducation nationale.
Je sais, ce n'est pas facile de faire le pas mais c'est comme au ski, le plus dur, c'est d'attaquer la descente de face mais après, ça glisse tout seul.
Des élèves sans profs, n'est pas le lycée idéeal ??
Bon week end à tous, c'est l'heure d'une ch'tite bière.
Indécise
Bonjour à tous,
PLC2 espagnol l'année dernière j'ai moi aussi craquée au bout de 6 mois! Une conseillère qui ne me conseillait pas, qui me prenait de haut, une tutrice qui me descend en flèche sans prendre le temps de m'écouter, des promesses de dispositifs d'aide qui n'ont jamais été mis en place. Un collège difficile, un principal qui n'en a rien à faire de ce que vous pouvez lui raconter. Enfin bref tout cela m'a conduite à une dépression grave de laquelle je n'arrive pas à m'en sortir. J'ai posé ma démission il y a 3 semaines sans trop savoir ce que je faisais, lettre du rectorat m'expliquant que si je décidais d'arrêter j'étais définitivement rayer de la fonction publique. Le problème c'est que je me suis inscrite à l'IPAG pour préparer des concours administratifs. D'autre part, peut-on avoir une dispo si on n'est pas titulaire? Je me pose pleins de questions en ce moment, dois-je reprendre, arrêter. Je suis perdue, je me dis que vue la conjoncture actuelle je ferais mieux de reprendre mais vu que mon état ne s'est pas trop amélioré c'est difficile. Merci Pepina pour ton blog, qu'est-ce que tu fais maintenant?
Bon courage à tous,
lilou
hasta pronto
Réponse à Lilou
Bonjour Lilou,
Je ne crois pas que cette histoire de radiation totale de la fonction publique soit réelle (mais je ne sais pas vraiment), ça paraitrait totalement absurde (Comment ça "justement" ?! bon, d'accord la fonction publique n'en est pas à une absurdité...).
Quoi qu'il en soit, quand on ne peut pas, on ne peut pas... et que peut-il arriver de pire que d'être super mal ?
Courage, fuyons !
Bon courage et même si tu te sens seule, tu n'es pas la seule...
David.
Merci
Bonsoir David,
Merci pour ta réponse rapide. En fait j'ai appelé la DGF qui m'a dit qu'il n'y avait pas de "problème" à proprement parler mais qu'à l'oral ça pouvait ne pas passer, peut-être que ça ferait mauvais genre, je ne sais pas. Sais-tu quelque chose à propos de la dispo pour les stagiaires?
Merci d'avance
Bonne soirée
...et pourquoi pas la retraite?
Bravo à tous ceux qui ont eu le courage de partir! 19 ans au service de la grande maison en tant qu'instit (euh! PE!)!3 enfants! 40 ans. Je suis en train de préparer mon départ. Je voulais partir en profitant des quelques services de l'éduc nat: bilan de compétences: Impossible de joindre une personne susceptible de vous informer: la DRH du rectorat filtre les appels et ne semble pas prête à répondre. Elle me renvoie à l'IA qui me renvoie au rectorat...bref des gens comme nous on n'en veut pas! Je voulais aussi demander un congé formation: si je l'obtiens je viens de lire qu'à la suite je dois 3 ans à la fonction publique! Si je veux me former ce n'est pas pour retourner dans ma classe!!!
Il me reste une solution: la retraite (15 ans de services, 3 enfants). Je n'ai pas lu sur ce blog de témoignages de personnes qui avaient optées pour cette solution certes irréversible par rapport à la dispo mais qui à l'intérêt de me laisser partir avec une petite moitié de salaire!
Des exemples de reconversion de PE m'interessent...
A bientôt de vous lire...
Bonjour,
- Lilou : Au sujet de la dispo pour les stagiaires, je crois qu'il y a quelques pistes sur ce forum. En ce qui me concerne, je ne suis pas au point du tout sur le sujet (mais j'ai cru lire, ici, qu'il y avait des possibilités, à vérifier).
- Marlipau : Tu as bien de la chance d'envisager une retraite si jeune (quelqu'un pourrait-il me prêter trois enfants ?)... En ce qui concerne le bilan de compétence. Voici mot pour mot la réponse de la Direction des Ressources Humaines de mon Académie : "On n'a aucun budget, vous pouvez vous en payer un vous même, on a une adresse, c'est 1500 euros. On ne peut pas financer, si vous nous attaquez en justice, on perdra... !".
Voili voilou.
Bon courage à toutes et tous.
David.
Prime de départ pour création d'entreprise!!!
Je me suis mise en contact ce jour avec un syndicat: un nouveau texte vient de paraître: Indemnité de départ pour création d'entreprise...
Décret 2008-368 du 17 avril 2008
Circulaire DGAFP B7 n° 2133 du 21 juillet 2008.
2 ans de salaires sous condition de justifier de la création d'entreprise et de son existence 1 an après...
Mieux que la française des jeux...
Effectivement, bien vu marlipau...
Cette indemnité semble même pouvoir être perçue, en dehors de toute création d'entreprise, pour les personnes qui démissionnent pour quelques raisons que ce soit... :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018663838&dateTexte
David.
Pas de dispo pour les stagiaires
Bonsoir Lilou,
La dispo n'est hélas pas possible pour les stagiaires.
Moi aussi j'aurais bien voulu rentrer dans ce cadre mais je n'ai eu que la solution de la démission finalement. Cependant, j'ai creusé toutes les pistes à l'époque(je m'étais tournée vers les syndicats) pour être sûre et ne pas regretter.
Voilà, bon courage à toi.
Je m'en doutais...
Je m'étais renseignée sur le net et j'avais vu qu'il n'y avait pas de dispo pour les stagiaires. Je suis en attente de voir le sous-fifre du recteur pour savoir ce que je peux faire.
Merci pour vos réponses
A bientôt
Pas de Francaise des jeux pour les fonctionnaires
Je viens de lire les derniers commentaires et ATTENTION, pour ceux qui y croient encore, il y a une subtilité dans les texte : 'Une indemnité de départ volontaire peut être attribuée aux fonctionnaires... ' et le "peut" prend un sens tout à fait important puisque, pour en faire les frais, sans création d'entreprise, point d'indemnités [ si à votre connaissance, vous connaissez un cas contraire, faite le savoir ].
Ceci dit, on est quand même mieux au travail qu'à l'école.
D2R2
triste bilan
bonjour, je viens du tertiaire et industiel électricien + exactement suis arrivé dans l'éducation en septembre 2001 dans le collége du bourg la 1er année c'est passer impeccable ; 2 année muté dans un lycée, hic! cela se gate des cons de syndiqué me glisse des mots doux dans les oreilles je comprend vite que je les dérangent dans leur sieste leur égo je comprend asser vite qu'il est temp de se casser j'en parle avec la gestionnaire du collége de mon patelin non il faut rester vous passerez des concours et puis ça ira mieux , bon je reste passe un concour recaler.ha! je suis muté dans un autre lycée avec une personne de l'entretien qui vient de l'artisanat impec je reprend du poil de la béte y a pas que des --------dans le clac 4eme, 5, 6 années l'a c'est le début de la fin une ambiance a se pendre, des mots, du harcélement des propos racistes ,xénofobe ,la totale et pourtant ça se la péte eh merde je prend une dispo création d'entreprise ça marche pas (crise éconnomique)c'est pas grave j'ai déja testé pendant 8 ans auparavent ,je reviens!... alors la , PLONGE ,ambiance heureusement qu'il y a des gens superbes sur la terre,mais cela ne suffit pas regard en coin, réflexion qui vous claques et un bon (beau il faisait beau )jour aprés 7 an de foutage de gueule pris cliq and claque et suis rentré chez moi et merde a tous les abrutis ça fait du bien méme que c'est bon il prennent les personnes vraiment pour des moins que rien , mais un jour ou l'autre ca se payera cela a déja commmencé les mémes qui font c.... .
Bonjour à tous,
Tout comme vous, j'ai eu un parcours plutôt chaotique dans l'éducation nationale. Je suis même allé jusqu'à m'expatrier à plus de 500 km de mon académie d'origine pour avoir ce que j'imaginais être des conditions acceptables de travail! Cela va faire la cinquième année que j'exerce ce métier et mon inadaptation foncière à ce boulot m'apparaît au jour le jour clairement. J'y ai tout fait: enseigner de la sixième au BTS 2ème année, changer d'établissements (j'étais TZR) et même changer d'académie... Je m'aperçois que je perds mon temps et que j'ai fait une énorme connerie en postulant au CAPES! J'ai eu le droit à tout ce que l'on peut imaginer de pire, je crois, dans l'éducation nationale. Là, je souhaite passer un autre concours à l'interne pour bosser pour un autre ministère. Quelles sont mes possibilités? Le congé formation? Autres? Je vais prendre contact avec le rectorat mais est-ce fiable?
cordialement.
Matias
Bonjour à tous,
Tout comme vous, j'ai eu un parcours plutôt chaotique dans l'éducation nationale. Je suis même allé jusqu'à m'expatrier à plus de 500 km de mon académie d'origine pour avoir ce que j'imaginais être des conditions acceptables de travail! Cela va faire la cinquième année que j'exerce ce métier et mon inadaptation foncière à ce boulot m'apparaît au jour le jour clairement. J'y ai tout fait: enseigner de la sixième au BTS 2ème année, changer d'établissements (j'étais TZR) et même changer d'académie... Je m'aperçois que je perds mon temps et que j'ai fait une énorme connerie en postulant au CAPES! J'ai eu le droit à tout ce que l'on peut imaginer de pire, je crois, dans l'éducation nationale. Là, je souhaite passer un autre concours à l'interne pour bosser pour un autre ministère. Quelles sont mes possibilités? Le congé formation? Autres? Je vais prendre contact avec le rectorat mais est-ce fiable?
cordialement.
Matias
disponibilité en cours d'année !
J'avais déja posté un message le 15 octobre.
J'ai donc fait une demande de disponibilité en cours d'année mais je n'y croyais pas trop.J'avais envoyé deux lettres (une à la DRH et l'autre à la DPE)sur les conseils de mon crrespondant ressources hmaines.
Cette disponibilité a dans un premier temps été refusée par la DRH puis finalement accordée par la DPE.
J'etais en contact avec les ressources humaines depuis le 05/10.Un peu plus d'un mois après j'ai la disponibilité.Ils on été très efficace(15 jours entre l'envoi de la lettre et la réponse). Je pense que j'ai eu beaucoup de chance!!
Maintenant le plus dur reste à faire,me reorienter dans une profession qui me conviendra.Quand on n'aime vraiment pas son métier mieux vaut en changer.
Bonne chance à tous.Essayer peut être la disponibilité même en cours d'année avant de demissionner.
Super, Aurélie!
Tiens nous au courant! Ca m'intéresserait beaucoup de savoir vers quelle branche on peut se réorienter, en tant qu'"ex" prof... Bonne chance à toi!
Coucou Aurélie,
J'ai lu ton message sur la dispo tu étais titulaire je suppose, non?Tu parlais aussi d'une jeune prof,elle était titulaire?
Merci pour ta réponse
J'étais titulaire depuis deux mois seulement.Il faut forcement être titulaire pour demander une disponibilité.
Bonsoir,
Vos commentaires me remettent du baume au coeur...PLC2 en Lettres modernes, je suis entourée à l'iufm de stagiaires qui ont l'air tout à fait enthousiasmés par leur mission, j'en ai entendu qui proclamaient que ce métier donnait un sens à leur vie, et jusqu'ici je ne pouvais pas m'empêcher de culpabiliser de ne pas partager du tout cette passion pour un métier pour lequel je ne suis visiblement pas faite. J'ai passé le CAPES de Lettres modernes après avoir échoué aux concours de philo, parce que ça me semblait le meilleur moyen d'avoir enfin un métier, mais je n'étais pas prête à affronter un public de collégiens. En plus, j'ai été affectée loin de tout le monde, dans une région très jolie mais où je me sens un peu exilée. En bref, je pense fortement à la démission moi aussi, à court terme ou à moyen terme, mais ce que certains d'entre vous disent concernant une possible radiation de la fonction publique m'inquiète, car je me suis inscrite aux concours de bibliothécaires. Comment s'assurer qu'il ne s'agit que d'une rumeur?
Merci et bon courage à tous, quelles que soient vos reconversions futures...
Céline
A bientôt!
Bon il faut avouer qu'être enseignant à l'éducation nationale ce n'est pas un sacerdoce, c'est une punition!!! (et je sais de quoi je parle).
Mais alors lorsque en plus tu es envoyé, comme quasiment tous les néo-titulaires, dans une bonne vielle ZEP, APV, REP, PEPV, ZUS, ZPV ... là cela devient le bagne!
Des classes composées d'élèves hostiles ou dans le meilleur des cas indifferents ca donne pas très envie d'aimer son métier!
Prof c'est combattre un front "devant" avec les élèves et leurs admirables géniteurs et un front "derrière" constitué par l'administration.
Administration dont le seul mot d'ordre est "chuuut pas de vagues!" et qui a renoncé à responsabiliser les fauteurs de troubles (mineurs, victimes de leur milieu social blablabla) pour se retourner vers les seules personnes "solvables": les enseignants.
Bref tous ca pour dire que comprends 100 fois ta décision. Pour ma part ayant des diplômes valorisables dans le privé (j'en viens!) je ne vais pas tarder à faire mes cartons.
@ Céline:
En ce qui concerne l'enthousiasme des tes collègues PLC2 ne culpabilise pas... c'est un marronier! Lorsque tu es prof (et encorte pire en PLC2) tu DOIS montrer ton bonheur et ta reconnaissance d'avoir l'immense honneur de servir l'éducation nationale et les enfaaaaants! C'est la norme, c'est le consensus et gare au mouton noir.
Mais reviens voir tes collègues après 3/4 ans de ZEP et on en reparlera...
ras le bol
Bonjour,
Qu'est-ce que je m'identifie aux propos tenus ici!!!
Moi, je suis prof des ecoles à 75% , je gagne 1290euros par mois . J'exerce mes fonctions en milieu rural (et ce n'est pas plus facile qu'en REP, j'ai exercé en REP aussi) , et je n'en peux plus car j'ai trois niveaux CE2 CM1 CM2 en simultané toute la journée!!! En plus, on est dans un système hyper infantilisant avec des inspections durant lesquelles il faut être nickel d'un point de vue administratif (les preps, les projets personnels de réussite éducative, la correction des cahiers, les affichages, la différenciation pédagogique) et d'un point de vue humain ( ben oui, tout le monde sait qu'on ne doit jamais perdre patience ...!!!) Bref, moi, je n'arrive plus à conciler ma vie de famille avec mon mari, mes filles de 6 ans et 1' mois, que je suis sans cesse en train de rabrouer car j'ai du travail, et ma vie professionnelle car mon métier ne me procure plus de réjouissances et je le perçois comme la cause des frictions familiales...
Mes collègues me disent que je suis dans cet état car je dois être inspectée cette année (nous, c'est à peu près tous les trois ans)mais je suis sûre que mon mal-être est plus profond: je suis désabusée, désappointée, écoeurée et insomniaque, je n'ai jamais l'esprit débarrassé des affaires de l'école, bref j'en ai vraiment marre...Le pire est que j'emmène ma fille tous les jours à l'école et du coup, je n'ose pas aller voir le médecin et demander un arrêt.Résultat: pleurs quasi quotidiens, insomnies...
Alors la démission, j'en rêve mais je n'ai pas le luxe de pouvoir me l'offrir!! Je n'ai pas d'autres compétences que celles de mon concours. J'avais une licence d'allemand mais j'ai tout perdu ou presque, bref je suis prise au piège...Perçoit-on ou non une indemnité quand on démissionne?C'est la seule interrogation que j'ai... Si oui, quel est le montant et la durée, car j'ai une maison à payer...Allez Pépina , sois sympa , éclaire-moi!!!
WOw Mimouchka... j'aimerais pouvoir t'aider mais j'en sais rien du tout.. j'ai quitté l'EN en tant que stagiaire...
mais peut-être quelqu'un aura des tuyaux à te donner?
courage!
Au secours ! J'ai vraiment besoin d'aide !!!
Bonjour à tous !!! Je suis PE, en renouvellement de PE2.
Je me reconnais dans tous ces messages car je pense aussi à démissionner. Je suis en renouvellement de ma PE2 sur le terrain, avec une classe pour l'année, mais je n'y arrive pas. Je suis stressé, dépassé, déprimé, je crois sincèrement que je suis mauvais dans ce que je fais. En tant qu'enseignant j'ai des qualités, notamment au niveau de ma relation aux élèves, mais je manque cruellement d'organisation. J'ai eu des soucis à cause de ça pendant mon année de stage l'année dernière, et le fait d'avoir ma classe cette année n'arrange rien finalement !! C'est encore pire avec la pression que ça me met. Je craque trop !!! En tant que stagiaire en renouvellement sur le terrain j'ai des visites dans l'année et une inspection à la fin, et je ne supporte plus les visites ! La dernière fois j'ai su une semaine avant environ que je serai visité le mardi matin, ça m'a complètement bloqué et pendant une semaine j'ai été tétanisé, impossible de préparer quoi que ce soit... Résultat la visite a été catastrophique, d'ailleurs avec la pression j'ai pleuré dès l'arrivée de la PEIMF (avant l'arrivée des enfants). je pleure régulièrement, je ne dors presque pas, j'ai l'impression de passer tout mon temps à bosser mais il y a un tel brouillard dans ma tête que je ne suis pas du tout efficace. Mes collègues m'aident et me soutiennent, de plus la classe est plutôt bien (mais en double niveau et je galère trop) mais je ne m'en sors pas...
Je ne suis pas fixé sur ce que je voudrais faire mais je pense à m'orienter vers le paramédical, qui a toujours été la seconde voie qui m'intéressait, peut-être ambulancier car la formation est très courte (je crois que c'est quelque chose comme quatre mois).
Est-ce que quelqu'un peut m'aider ? Je voudrais démissionner mais je ne sais vraiment pas comment faire ! En plus malgré mon statut de stagiaire j'ai tout de même la responsabilité d'une classe donc je ne peux sûrement pas arrêter du jour au lendemain.
Qui peut m'aider ?
Le Galion
Pour démissionner si c'est comme les PLC il faut uécrire une lettre je l'explique dans mon blog, tu ne m'en voudras pas si je ne redis pas encore la même chose... mais en totu cas ce qui est sûr c'est que si ta décision est prise tu peux en parler au directeur de ton école.
si tu n'en peux plus, c'est simple tu peux aussi être arrêté. Je ne me permettrai pas de faire de diagnostique, mais ce que tu décris là me rappelle l'état dans lequel j'étais, c'est à dire dans une jolie petit dépression. Mon médecin à l'époque m'avait dit " si votre décision de démissionner est prise et que vous être mal à ce point je ne vois pas pourquoi vous devriez continuer à y aller".
Et c'est vrai je ne pouvais pas reprendre chaque tentative fût une catastrophe, donc il m'a arrêté jusqu'à la date fixée avec mon chef d'établissement pour mon départ, temps qui lui permettait largement de retrouver un replaçant.
Je ne sais pas si ça se passe comme ça pour les PE.
bon courage!
Mais commence peut être par parler de ton état à ton généraliste?
Une déserteuse de plus...
Voilà, ma petite lettre se balade sans doute quelque part au rectorat à l'heure qu'il est et ma carrière de trois mois et demi dans l'éducation nationale devrait s'achever dans une semaine, avec une petite extinction de voix pour finir en beauté... Dis Pépina, je suis curieuse:vers quoi t'es-tu finalement reconvertie? Tu le dis sans doute quelque part dans ton blog mais je n'ai pas eu le temps de tout lire.
A plus!
J'ai donné des cours particuliers quelques temps, mais après j'ai été enceinte, et depuis je m'occupe de mon enfant :D je me suis pas foulée. J'ai bien un projet mais qui ne peut pas être concrétisé, car on est pas encore fixe dans une région... Alors comme mon mari gagne bien sa vie... Voilà je me suis pas tout à fait reconvertie et à la fois beaucoup :)
je suis pas d'une grande aide...
Quitter l'EN a été pour moi le début d'un tas de changement dans ma façon de voir les choses donc pas envie de me "reconvertir" dans n'importe quoi... :)
bonne chance Céline!
alors?
Bonsoir,
Y a-t-il quelqu'un pour me dire si on perçoit une indemnité , son montant et sa durée quand on démissionne après 9 ans de service??? Je désespère car ne trouve l'info nulle part....
Merci;)
Mimouchka
Tous les chemins mènent à Rome!
Pépina! ô combien ta missive d'accueil fut-elle un soulagement! Après des heures et des heures d'errance désespérée en quête du Graal dans les méandres du site de l'EN et de ses décrets indigestes, voilà que j'atterris ici. La lecture de tes mots a fait scintiller mes neurones au point de rendre terne la guirlande de mon sapin de Noël (en réalité décoré à coups d'emballages de papillottes, soit dit en passant^^)
Grâce à ton témoignage et à ceux qui ont suivi, je sais enfin que je peux partir librement.
Moi qui pensais qu'il me restait 3ans 1/2 à "tirer", qui n'osais pas trop demander une disponibilité, dans la crainte d'être obligée de revenir à son terme.
Je crois que ma décision est prise.
Après des doutes en "picotements" dès mon année de stage, je n'ai qu'une idée fixe depuis cet été: lâcher l'enseignement tel qu'il existe, tel qu'on doit le pratiquer, et retrouver les chevaux, et surtout mon intégrité et ma tranquilité morale.
Trop marre de me sentir étriquée, pas à ma place, pas en cohérence avec moi-même.
C'est décidé, à la rentrée prochaine je me lance dans une formation pour devenir Accompagnateur de Tourisme Equestre.
Ca n'est pas une voie exempte de galère, plutôt avare en vacances et en temps libre, surtout qu'à terme je souhaite monter ma propre structure, et y accueillir notamment... des scolaires, haha! Mais j'y serai tellement plus dans mon élément, tellement plus facilement moi-même!
Il ne me manquait plus qu'une clé pour me lancer: savoir que je pouvais partir avant le terme de ces fameuses 5 années.
J'attendrai la fin de l'année scolaire, malgré ma hâte (faut bien payer le loyer jusqu'au moment des tests d'entrée en formation) et commencerai sans doute par demander une mise en disponibilité (dont je suis quasi-sûre de ne pas revenir, mais sait-on jamais, on ne se connaît pas toujours si bien qu'on le croit).
Mais je vais retrouver une existence qui ne me dénature pas, je vais pouvoir redescendre 850 km plus bas, dans une région, même large, que j'aurai un peu plus choisie...
Pépina, ton blog est une véritable bergerie éclairée pour brebis enseignantes égarées dans leur recherche de la démission inaccessible!
Bravo
Nous sommes nombreux à en rêver....et toi tu l'as fait!!!
Bravo, bravo, bravo!!!!!
J'attends la suite de tes aventures avec impatience.
Bon courage!
merci!
Bonjour,Tout d'abord un grand MERCI à toi Pepina! Il y a tellement peu de témoignage de personnes qui ont démissionner de l'éducation nationale! ton expérience m'a aidé à me donner le courage! ironie de l'histoire je découvert ton blog l'année dernière quand je préparais le CAPES et losque j'avais déjà des doutes...
et voilà ma petite histoire au sein de l'Educ Nat:
professeur stagiaire en anglais depuis septembre 2008.
fin novembre je savais que ce n'était pas pour moi et j'ai donné ma démission. j'ai continué à enseigner jusqu'au vacances de Noël - je n'ai pas eu de regret! même pas une petite pensé du genre "j'ai fais une connerie"
car je sais, je le sais dans mes trippes que ce n'est pas pour moi!
j'adore l'anglais!
mais je n'ennui à le transmettre au niveau collège et lycée!
être prof en 2008, 2009, 2010... c'est un rapport de force constant avec les élèves!
c'est chercher le respect des élèves mais aussi des parents
ce n'est plus vraiment "enseigner" mais c'est surtout "eduquer"
et moi je ne suis pas faite pour ça
j'ai rencontré des profs fantastique dans le collège, qui justement sont des "educateurs", des profs passionnés, patients, sans cesse en train de rélfechir comment ils pourraient faire passer quelque chose aux élèves... une valeur, une connaissance, une experience...
j'ai aussi entendu leurs cris d'alarme "de plus en plus d'élèves perturbateurs" "des parents qui ne respectent pas l'école" "suppressions de moyens alors que la tâche devient de plus en plus difficile" et j'ai un tel respect pour ces profs! ce sont des heros anonymes.
j'aurais aimé avoir leur force et leur convictions, mais je suis de nature beaucoup trop sensible pour aller dans l'arène pendant 40 ans voir plus!qu'est ce que je fais aujourd'hui
je travail à la réception d'un hôtel
et j'envisage de faire un master de psychologie clinique par correspondance, par forcement pour devenir psy mais parce que ça m'intéresse...le moment de transition a été difficile mais je suis heureuse d'avoir eu la force de m'écouter!
ce n'est pas un métier qu'on peut faire en se disant "au moins j'ai la sécurité de l'emploi"... même si en ces temps de crise il est encore plus difficile d'abondonner un tel poste!Bon courage à tous, prof démissionnaire et prof en exercice!
merci!
Bonjour,Tout d'abord un grand MERCI à toi Pepina! Il y a tellement peu de témoignages de personnes qui ont démissionné de l'éducation nationale! ton expérience m'a aidé à me donner le courage! ironie de l'histoire j'ai découvert ton blog l'année dernière quand je préparais le CAPES et losque j'avais déjà des doutes...
et voilà ma petite histoire au sein de l'Educ Nat:
professeur stagiaire en anglais depuis septembre 2008.
fin novembre je savais que ce n'était pas pour moi et j'ai donné ma démission. j'ai continué à enseigner jusqu'aux vacances de Noël - je n'ai pas eu de regret! même pas une petite pensé du genre "j'ai fais une connerie"
car je sais, je le sais dans mes trippes que ce n'est pas pour moi!
j'adore l'anglais!
mais je n'ennui à le transmettre au niveau collège et lycée!
être prof en 2008, 2009, 2010... c'est un rapport de force constant avec les élèves!
c'est chercher le respect des élèves mais aussi des parents
ce n'est plus vraiment "enseigner" mais c'est surtout "eduquer"
et moi je ne suis pas faite pour ça
j'ai rencontré des profs fantastiques dans le collège, qui justement sont des "educateurs", des profs passionnés, patients, sans cesse en train de rélfechir comment ils pourraient faire passer quelque chose aux élèves... une valeur, une connaissance, une experience...
j'ai aussi entendu leurs cris d'alarme "de plus en plus d'élèves perturbateurs" "des parents qui ne respectent pas l'école" "suppressions de moyens alors que la tâche devient de plus en plus difficile" et j'ai un tel respect pour ces profs! ce sont des héros anonymes.
j'aurais aimé avoir leurs forces et leurs convictions, mais je suis de nature beaucoup trop sensible pour aller dans l'arène pendant 40 ans voir plus!qu'est ce que je fais aujourd'hui?
je travail à la réception d'un hôtel
et j'envisage de faire un master de psychologie clinique par correspondance, par forcement pour devenir psy mais parce que ça m'intéresse...le moment de transition a été difficile mais je suis heureuse d'avoir eu la force de m'écouter!
ce n'est pas un métier qu'on peut faire en se disant "au moins j'ai la sécurité de l'emploi"... même si en ces temps de crise il est encore plus difficile d'abondonner un tel poste!Bon courage à tous, prof démissionnaire et prof en exercice!
Radié
Bonjour à tous,
Voilà, je confirme. Six mois après avoir présenté ma démission, je viens de recevoir ma belle lettre de radiation signé de l'irresponsable recteur. SIX MOIS quand même. Et pour les indemnités, tintin! Il semblerait qu'on manque de profs. Enfin, celui là, je l'emmerde! Et là où je rigole (je suis maintenant développeur web), c'est que je suis en train de refaire le site d'une université! Ah les cons, ils m'avaient sous la main, ils préfèrent payer ... (euh... me payer cher)
Disponibilité en cours d'année
Je trouve ce post et ces commentaires intéressants, et importants pour informer les profs qui sont dans cette situation. Certaines personnes à la DRH (je dépends de Créteil) sont à l'écoute du malaise des jeunes profs qui veulent se réorienter, mais il y en a trop peu, qui sont donc très peu disponibles, et que les nouveaux dirigeants du Rectorat (nommés depuis peu) essaient de bâillonner.
Je suis prof de lettres, titulaire depuis 2001, et j'ai enseigné jusqu'en 2007. En 2005 j'ai décidé de reprendre des études en psycho, pour suivre un projet personnel en devenant psychologue (dans un premier temps). J'ai d'abord commencé par demander un service à temps partiel, et j'ai fait mes études en alternance (80% puis 50%). C'est devenu de plus en plus difficile, et lors de la 2e année d'études j'ai demandé un rv à la DRH. On m'a proposé une mise en disponibilité, et pourquoi pas en cours d'année? (on était en décembre).
J'ai dit oui, la dispo a été acceptée par le DRH de l'époque, et j'ai donc cessé d'enseigner en février 2007 pour me consacrer uniquement à mes études. Comme je ne voulais rien devoir à l'EN, j'ai pris un emprunt bancaire (ouille) et j'ai donné des heures de cours particuliers pour pouvoir me nourrir correctement. La vie d'étudiant, quoi.
Aujourd'hui je finis mes études, et vu la conjoncture socio économique actuelle je me demande si je ne vais pas demander une réintégration, pourvu qu'un poste correspondant à mes nouvelles compétences soit possible. Sinon, je démissionne. Et je me démerderai autrement, tant pis pour eux; ils perdront la possibilité d'embaucher un prof titulaire expérimenté, psychologue clinicien de surcroît, ce qui après tout ne court pas les rues.
Mais il faut savoir ce qu'on veut! Bonne chance à tous, et gardez espoir: en rencontrant les bonnes personnes au bon moment, vous verrez que beaucoup de choses sont possibles auxquelles vous n'aviez d'abord pas songé!
anamnesis
MErci pour ton message!
voici pour tous tout nouveau tout frais :
http://demissionen.canalblog.com/
je rejoins le club!
2 ans d'iufm (dont un "redoublement" pour je crois délit de sale gueule de la part de l'inspectrice car le reste était validé!), pour être mutéé en région parisienne(suis seule avec 2 enfants)un écoeurement et un ras le total , 2 années de formation à l'hypocrisie, d'ennui mortel sue les chaises de l'iufm à écouter des profs de fac s'écouter parler ou des formateurs attendant que l'on leur raméne nos cours pour de prétendues analyses de pratique (eux n'ayant rien préparé), être constamment sous contrôle(tuteurs fiers de leur petite promotion). Des profs infantilisés flippant toujours aprés 10 ans de carrière pour la visite de l'inspection,ETC? ETC? BREF UN MONDE DANS LEQUEL JE ME SENS DE PLUS PLUS ALIEN JE CHERCHE UNE SOLUTION POUR QUITTER CETTE EN SANS TROP DE DEGATS FINANCIERS...MALADIE(pas trés glorieux comme sortie!!! Démission mais il y a des factures à payert, en tout cas je reste dans mon coin de verdure la bretagne!!
Je viens de passer cette dernière heure à vous lire tous... Pas facile, en effet, de trouver des informations, des renseignements fiables, des clefs pour décrypter le langage de la grande maison, des appuis, dans ce genre de situation.
Merci Pepina par la justesse de tes mots d'avoir su traduire ce que j'ai longtemps eu tant de mal à formuler! Et à tous pour avoir la force de se faire face, quitte à se mettre, certes, un peu en difficulté (mais la bonne, celle-ci).
"Je sais bien qu'aux yeux de certains je passe pour folle, mais non, j'ai toute ma tête!". De mon côté, j'ai mis deux ans à le comprendre: mes idéaux et mes valeurs existent bien, et je continuerais à les défendre bec et ongles, mais maintenant je sais que ce ne sera pas au prix de ma santé... et pas non plus dans le cadre de l'enseignement... tant pis! ou tant mieux! J'aurais essayé! Et ce n'est pas un échec, je peux le dire maintenant, au contraire!
Et à tous ces gens qui ont la fâcheuse manie lorsqu'ils rencontrent quelqu'un de lui demander quasiment instantanément: et toi, tu fais quoi dans la vie? Et bien justement, je la prends en main, ma vie, du moins j'essaie, et tant pis si tu ne parviens pas à me ranger dans une petite boîte étiquetée!
Plus concrètement...
J'étais (et je suis encore, car je n'ai toujours pas démissionné) prof des écoles (depuis 2004).
Lors de ma première année d'enseignement après la PE2, j'ai passé une année à me perdre dans mon travail, avec une passion et un investissement demesurés, à l'aulne des frustrations et de l'impuissance que cela engendrait chez moi. Et petit à petit, ma santé s'est détériorée, je luttais et je compensais en travaillant encore plus. Jusqu'à ce que je franchisse la limite, ce que j'ai compris le jour où l'homme qui partageait ma vie m'a quitté, d'épuisement entre autres, de vivre au côté d'un fantôme fantassin de l'Etat (ouh! sortez les mouchoirs). ça a été l'electrochoc, je me suis effondrée, et là, toute grande fille que j'étais, je suis retournée me réfugier chez mes parents (j'ai la chance d'avoir pu le faire). J'ai passé presque un an en arrêt maladie pour "dépression", où je me suis coupée du monde, en me morigénant de ma profonde nullité, de ma faiblesse, de mon échec... et j'en passe! En m'interrogeant sérieusement sur ma santé mentale aussi. Pendant cette période, silence radio de l'institution. Qui pourrait se soucier d'un vulgaire pion sorti de l'échiquier?
Et puis j'ai réagi: on me proposait un "Congé Longue Maladie", qui, sur validation d'une commission médicale, me permettrait de continuer à percevoir mon salaire... en contrepartie d'être étiquetée de malade. Solution facile matériellement certes! Et bien non, hors de question pour moi.
J'ai alors décidé de prendre un "Congé de disponibilité pour convenances personnelles" (sans solde). Je ne voulais rien devoir à personne, pendant que je me mettais face à moi-même. J'ai pris rendez-vous avec le médecin du Rectorat, ainsi qu'avec mon IEN-IA. Pas facile d'affronter cela quand on est en position de faiblesse, mais au final, ça m'a fait du bien de pourvoir poser les choses, avec franchise et sans détours! Agir de cette manière étant assez atypique dans la grande maison... J'ai été surprise de recevoir des deux côtés un accueil humain, et j'ai ainsi engagé la démarche de dispo que j'ai soigneusement motivée, sans détours, et qui m'a été accordée. J'ai pu par la suite avoir recours de nouveau à ces interlocuteurs lorsque j'avais besoin de réponses ou de conseils.
A savoir: suite à un congé longue maladie (et presque uniquement dans ce cas), on peut également demander un mi-temps thérapeutique (avec normalement un encadrement pour vous aider dans la reprise de vos fonctions), ou encore un "poste adapté" dans une autre fonction (mais c'est plus difficile à obtenir), avec la visée de préparer une réintégration ou une réorientation accompagnées.
Mais dans mon cas, le fait de m'être mise en dispo après ma longue maladie a annulé ces possibilités.
Bref... Je me suis pour ainsi dire mise au pied du mur, car à compter de la rentrée suivante, je me retrouvais sans aucun revenu, obligée donc par la force des choses de me donner un grand coup de pied aux fesses pour me relancer dans la vie (et je ne le regrette pas, j'avais besoin de ça!.
Bon, la grosse ombre au tableau: on m'a placé tout de même en Longue maladie, de manière rétroactive. Je l'ai appris en octobre, et cela concernait la période de janvier à aout. Bon, soit, je veux bien. Mais qu'elle ne fut pas ma surprise quant je reçus deux lettres: l'une de la Mgen me demandant de rembourser mes allocations journalières (normal, puisque l'EN devait me verser mes salaires pour cette période), et l'autre, de l'EN justement, me demandant de rembourser un trop-perçu de salaire pour cette période! Résultat des courses, et bien adieu au peu d'argent que j'avais alors de côté!
Conseil donc: Si vous êtes placés en arrêt-maladie plus de trois mois, vous percevrez des allocations compensatoires de la Mgen, mais faîtes bien attention car l'info ne suit pas toujours au Rectorat, qui continue à vous verser tout ou partie de votre salaire sans l'ajuster... Contrôlez bien vos comptes! (Facile, quand on est au fond du trou de se préoccuper de ce genre de question!).
La dispo, c'est une bonne chose, un bon bol d'air, mais pas la solution la plus confortable. (Pour info, on doit la demander avant le 31 mars pour la rentrée suivante, et si je me souviens bien, elle peut être renouvelée 10 fois).
Petit détail pratique: si vous gardez votre mutuelle à la Mgen, cela suppose une cotisation mensuelle personnelle (55€ par mois si l'on était à temps plein, pas vraiment avantageux).
J'ai eu beaucoup de mal à trouver du boulot, même juste un travail alimentaire, et ce n'est pas faute d'avoir inondé le marché du travail de mes candidatures, spontanées ou non! Et lors des entretiens que j'ai pu avoir, toujours ces mêmes interrogations: pourquoi quelqu'un de qualifié, avec un Cv hétéroclite et à rallonge, fonctionnaire titulaire de surcroît, se retrouvait ici? Pas toujours facile de s'expliquer de manière concise, il faut y être préparé!
Je conseille aussi de s'inscrire tout de suite à l'ANPE (ah oui, le "Pôle Emploi") dès que l'on se retrouve en dispo. Cela vous permettra par la suite de pouvoir justifier de votre posture de demandeur d'emploi et de capitaliser les droits que vous pourrez acquérir.
Pour ma part, j'ai fini par trouver un employeur qui a accepté de me donner ma chance. Comme hôtesse de caisse, ce que j'ai fait pendant presque un an, enchaînant CDD sur CDD. Une expérience qui m'a fait beaucoup de bien, et qui m'a aidé à reprendre pied dans la vie, même si je suis longtemps restée très discrète sur mon parcours, c'était mieux ainsi. Cela m'a permis aussi de capitaliser des droits assedic, on ne sait jamais.
Je gardais quand même au fond de moi un sentiment d'inabouti et de doute quant à ma vocation de prof des écoles. J'allais mieux, alors j'ai décidé de demander ma réintégration, mais à mi-temps. Même procédé: j'ai demandé à rencontrer de visu mon IEN-IA et le médecin du Rectorat, pour poser mes motivations et mes questions, et ils ont ainsi appuyé ma demande (qui, sans ça, n'aurait certainement pas abouti).
Me voici repartie! (c'était en septembre dernier). Même joie, même passion à retrouver le tableau noir, mais très vite... mêmes doutes et mêmes angoisses. Cette fois-ci, je ne me laisserais pas couler, et cela m'a permis de comprendre que le métier n'était décidément par pour moi, malgré toute ma bonne volonté. J'ai rapidement demandé ma mise en disponibilité hors délai, afin de ne pas mettre davantage en péril mes élèves et mes collègues. Là encore, grace au soutien de mes interlocuteurs, car c'est une procédure "exceptionnelle".
J'en suis là maintenant. Je touche les ARE de l'Assedic, que j'avais pu cotiser lors de mon emploi de caissière... Et je suis actuellement en recherche de formation, afin de me reconvertir, car je ne supporte pas l'inactivité!
En tant que demandeuse d'emploi (statut que j'ai toujours gardé, même pendant ma réintégration), j'ai demandé à faire des "EMT", petits stages de découverte professionnelle, par le biais du Pôle Emploi. ça fait du bien de travailler :).
(Il existe aussi, pour ceux que ça intéresse, les "actions de formation préalable à l'embauche", qui peuvent être aussi une solution de formation et un argument auprès d'un employeur).
Pour ceux qui chercheraient également à se former pour se reconvertir, et qui ont eu la possibilité de cotiser aux assedic, une nouvelle disposition légale vient de ressortir, permettant la prolongation des droits en cas de reprise d'une formation longue (type école paramédicale ou sociale par exemple), mais je n'ai pas encore toutes les informations et conditions. A voir avec le Pôle Emploi, encore une fois.
Maintenant, je cherche par quels biais financer ma formation (et ma vie quotidienne à côté)(c'est aussi pourquoi je me posais la question de la démission cette fois-ci). Pas évident quand on a plus de 26 ans (pour tout ce qui est de l'alternance, le contrat de pro. n'est pas intéressant pour l'employeur...).
Mais j'y arriverais! Je me dis (c'est philosophiquement ou spirituellement contestable certes, mais ça me convient bien à l'heure actuelle), "on n'a qu'une vie"... Et je veux la vivre vraiment... et sereinement!
Bonne chance à tous!
pourquoi ?
Encore une nouvelle ! Je me demande comment je ne suis pas tombée ici plus tôt. Moi aussi j'ai envie de quitter l'EN, je n'ai jamais vraiment eu de poste difficile, mais depuis que j'ai eu des segpa en anglais pendant 7 ans, je me sens fragilisée. Nouveau poste en lycée depuis 1 an, élèves tout à fait corrects, jamais en arrêt, et pourtant je pense à changer de voie depuis 2 ans. Je veux quitter "l'école", et surtout je ne supporte plus les remarques sur les profs, ça fait trop mal et c'est si injuste.Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour me décider...en tout cas je garde précieusement les coordonnées de ces échanges. Bon courage à tous.
Non au bizutage
Bonsoir à tous,
Si vous avez lu tous les commentaires précédents avant de commencer à lire le mien, c'est que vous en avez vraiment gros sur la patate.
J'espère pouvoir vous aider en vous parlant de mon expérience.Je ne vais pas être du tout politiquement correcte,je vous préviens, mais très franche.
Voilà, cela fait 12 ans que j'ai passé mon CAPES. Affectation sur poste très difficile,trop de niveaux, élèves violents, menaces de mort, aucun soutien de la hiérarchie, essais de "tenir" bon, essais de parler des problèmes avec mon petit chef et harcèlement moral( conditions détériorées ),culpabilisation,dépression,idées très noires, arrêts maladie à répétition,crises d'angoisses durant l'été, repli, arrêt longue maladie, tentative de reprise, abandon par peur de retomber en dépression.(je ne développe pas car d'autres l'ont très bien fait avant moi ). Alors, maintenant, qu'est-ce que je fais avec cette impression d'échec chevillée au corps et une petite famille à nourrir ? J'en ai marre de m'accrocher au point de m'en rendre malade mais je doute de tout, ne sais plus trop quoi faire. Comme vous, je pense à la démission mais je décide d'envoyer avant cela une lettre à la DRH. Pas de réponse. Normal, ma lettre n'était que plaintes et apitoiements. Personne pour me proposer quelque chose, une nouvelle chance. Je ne suis qu'un pion qui se croyait investi d'une mission que toute la hiérarchie sait impossible, une pauvre poire en somme... Je me dis que là, ça suffit: je viens d'un milieu très modeste, j'ai bossé dur pour obtenir ce fichu CAPES et on m'envoie en bizutage pour commencer, histoire de me tester peut-être ?!!! Et bien, alors, c'est décidé, je ne démissionne pas. "Vous partez?" "Non, je reste... fâchée". Je réalise que ce n'est pas à moi de me mettre en difficulté après ce que je viens de subir. Je vais donc prendre mon temps. Je ne suis qu'un numéro ? et bien l'EN ne sera plus rien d'autre pour moi qu'une fiche de paie ou une solution de survie matérielle. Je renonce au calvaire de la classe mais je me mets en congé longue maladie, je monte une petite société sans faire apparaître mon nom mais cela ne marche pas, je prends un congé parental, je demande un congé formation qui me sera refusé ( il faut faire la demande environ 5 fois pour l'obtenir ), je passe en congé longue durée, je cherche, je furète, je tente le concours de l'école d'orthophonie en vain, j'élève mes enfants, je demande un poste de réadaptation pour devenir documentaliste. Grâce à mon merveilleux cursus de malade de l'EN, je suis récompensée de mes efforts ( enfin, une reconnaissance !!! ), et obtiens de travailler 15 heures par semaine tout en préparant le capes doc.
Voilà. Pour l'instant, j'ai dû travailler 4ans comme prof depuis 1997. Là, je vais profiter de mon temps libre pour reprendre d'autres études, tenter d'autres concours, essayer de monter une boîte d'édition, tout en m'occupant de mes enfants. La culpabilité est loin derrière moi. Si je me plais en documentation tant mieux, sinon, je demanderais autre chose, le temps pour moi de subvenir à mes besoins autrement. Au pire, si je ne parviens pas à me "recycler" très vite, on me jugera inapte sans ménagement, et je serais mise en disponibilité d'office.
Bien sûr, j'ai beaucoup d'amertume et j'essaie vraiment de trouver une autre voie, mais j'estime avoir eu droit à "réparation". Ne pas avoir démissionné m'a donc sauvée, mais comme vous l'aurez compris, je suis restée selon MES règles du jeu, en étudiant bien celles de l'ennemi pour mieux les détourner. A vous de voir... mais attention à ne pas trop culpabiliser ! N'inversez pas les rôles ! L'administration vous préfère dehors qu'en arrêt maladie, et ne vous retiendra pas... et lorsque vous êtes dedans, elle ne peut rien pour vous à part si vous vous mettez en maladie... Seules les situations de ce type attirent l'attention et vous permettent d'évoluer un peu, à condition de ne pas rester prostré durant ses congés !
Pour les très jeunes profs: s'il vous plaît n'attendez pas de craquer. Cela abîme. Pensez à vous et à votre entourage. Réorientez-vous vite. démission si possible financièrement, mais réfléchissez bien.
démission
Bonjour,
professeur des écoles t1 ,je suis en arrêt maladie et je viens de prendre la décision de démissionner,j'en ai discuté avec l'inpecteur et effectivement nous devons des années à l'éducation nationale(à rembourser en cas de démission avant de les avoir terminées),mais avec une tolérance pour les pe2 et t1.Par contre j'avais une question:si j'envoie ma lettre de démission maintenant toucherai-je un salaire au mois de juillet et août?(sachant que j'aurai terminé l'année scolaire)
QUE C'EST BON !!!!
Merci à vous tous d'avoir ouvert mes yeux et de m'avoir permis de me rendre compte que "non ! je ne suis pas la seule!!!"
Je bosse depuis 1999 j'avais commencé en région parisienne et puis j'ai peu à peu réussi à me rapporcher du pays basque mais je me rends compte que je n'aime plus enseigner. Du mmoins pas dans le cadre de l'éducation nationale.
Je m'éclate en cours particuliers mais je refuse de retourner en classe à 150 km de chez moi !!!
Je suis en ârrêt jusqu'à la fin de l 'année et ai demandé une disponibilité en catastrophe pour la rentrée prochaine; J''atends la reponse mais ça semble pas gagné du tout... Comment ça se passe en arrêt maladie longue durée ? le but est de ne plus jamais remettre les pieds dans une classe... A part la démission , c'est quoi les options ???
De toutes façons, la vérité est tout simplement dans le premier message de ce blog: j'aurais pu l'écrire tellement il est proche de ce que je ressents : on est dans un monde qui ne comprend rien d'autre que la peur et le matériel et , fonvtionnnaires que nous sommes, nous avond du mal à affronter nos vraies envies... On ne pourra par contre jamais nous reprocher d'avoir été malhonnête... Et c'est bien ça le plus important : se regarder tous les matin dans une glace qui renvoie une douce image d'une personne sereine, peut-être moins riche (???) et qui a une vie moins sécurisée mais qui est en train de réaliser le rêve de sa vie : être heureuse... Et non pas "dans la cadre".
Bon courage à vous tous !
La vie est moins risquée qu'on ne le croit il paraît...
Si votre coeur bat en pensant à une situation c'est que c'est celle qui sera bonne pour vous... Quand on va travailler en sentnat son coeur se serrer et s'éteindre, c'est que ce n'est plus le chemin qu'il nous faut... Je vais me remetre à niveau en anglais pour tenter de préparer le TEFL pour enseigner l'anglais... Je me vois mieux en cours individuels ou à des adultes motivés... Et pourquoi pas dans une ONG ??? Les choix sont nombreux, il faut "juste" faire le premier pas.. C'est toujours le plus dur...
Si vous avez des infos sur les congès sans solde et les longs congès maladies en 1er degré, je suis preneuse !!!!
Merci
Indemnité de départ volontaire
Bonjour à tous,
Tout comme vous je me pose beaucoup de questions sur mon désire de continuer dans l'EN (alors que je suis titulaire depuis seulement 4 ans...). Je voulais juste vous faire savoir qu'était paru au BO n°22 du 28 mai dernier une circulaire sur l'indemnité de départ volontaire : champ d'application et situations ouvrant droit à l'indemnité, exclusions, et surtout mode de calcul. Je ne suis pas allée très loin dans son analyse car personnellement je suis intéressée par d'autres postes/concours de la fonction publique et dans ce cas il faudrait la rembourser. Mais pour partir dans le privé, cela vaut le coup de se renseigner. Vous la trouverez en ligne sur le site du BO (www.education.gouv.fr). Je ne sais pas précisément si elle s'adresse à tous les enseignants (primaires et secondaires) ou seulement à ceux du secondaires.
Bon courage à tous, bonne chance à ceux qui ont le cran de partir (ce qui n'est pas mon cas : je suis sûrement un peu lâche et pas encore complètement au bout du roulot) et bon vent vers vos nouveaux horizons.
ouf, je ne suis pas folle
Je suis prof d'anglais depuis 1994. Pleine de rêves au début, de désillusions maintenant. Et surtout déprimée la semaine dernière, depuis que 4 de mes SEGPA ont tenté de pénétrer chez moi . Eh oui, ils ont vu par hasard où j'habitais et depuis ce temps n'avaient cessé de faire des allusions quant à une éventuelle perqui . C'est mon voisin qui les a fait détaler, vers 21h 30. Il regrette, il aurait dû appeler la police pour qu'ils soient pris en flagrant délit. et voilà, le jour de la fête des mères j'étais en train de déposer plainte. Les policiers ont eu la gentillesse de me prévenir qu'ils risquaient de recommencer. MAis ont-ils ajouté, ils vont seulement détériorer , pas s'attaquer a vous. Vous n'aurez que la franchise à payer.
Et pendant que je déprime alors que j'ai deux enfants dont un bébé de 18 mois, ces chers pauvres petits pas responsables puisqu'âgés de 15 ans, sont en train de visiter l' Autriche. Ils risuent d'être convoqués la semaine prochaine et après?????
Pour l'instant ils visitent .Sûrement pour les remercier d'avoir abîmé la voiture de la prof de techno ( qui est en arrêt depuis)) d'avoir menacé de mort la jeune prof de maths qui fait 1 H 30 de trajet aller pour tenter de leur apprendre à compter et pour m'avoir harceler et finalement avoir tenté de violer ma propriété privée.
MAis peut-être devrais-le leur dire merci car depuis ma décision est prise, je vais faire autre chose. Mon mari est ravi et moi soulagée!!! Enfin je vais faire quelque chose de plus gatifiant. Entendre des rots et des pets après ravoir étudié de Shakespeare et du Milton, Leur dire que non, la capitale de L'ANgleterre n'est pas MAdrid alors qu'on m'a bassiné avec la Révolution industrielle en Angleterre. Mais on marche sur la tête
Mon dieu, et dire que c'est à Rueil Malmaiosn que c'est arrivé dans cette banlieue huppée du 92.
J'ai hâte de commencer une autre vie. Car j'adore lavie: je fais du théatre, de la peinture , j'ai deux enfants mais depuis bien longtemps maintenant la flamme en moi s'est éteinte . Dommage, j'avais toujours voulu être prof. J'adorais faire cours. Une chose est sûre:ce temps là est révolu. Je vais donc profiter d'être à mi-temps pour faire une formation .
Alors si jeunes , vous n'en pouvez plus, nattendez pas. J'ai 38 ans et c'est ma dernière chance.
Val
Val bon courage et n'hésites pas à revenir nous donner des nouvelles.
Pour info j'essaie de tout mettre dans le blog suivant : http://demissionen.canalblog.com/
si vous voulez y raconter votre expérience à ce sujet n'hésitez pas à m'envoyer un mail!Bon courage à tous!
tenir jusqu'à... 67 ans ????
J'ai 48 ans, et je suis dans l'EN depuis 1984.
Tout ce que je lis ici, je le ressens de plus en plus depuis une dizaine d'années : en un mot l'AUTO-ALIENATION silencieuse, et toute la nausée quotidienne qui s'accumule.
Je suis en train de râter ma vie...
Jusqu'à présent je me raccrochais à l'idée que je n'avais plus "que" 12 ou 13 ans à tirer avant la "quille".
Et hier soir j'entends aux infos que le gouvernement envisage de repousser l'âge de la retraite à 67 ans.
J'ai vraiment l'impression d'être coincé : trop vieux pour avoir le courage de démissionner et me reconvertir ; et pourtant tout à coup la bouée de sauvetage qu'était la perspective de retraite s'éloigne irrémédiablement...
Je coule.
Les peaux de vache! Mais rira bien qui rira le dernier...
Je voulais m'éloigner de l'EN pour voguer vers des projets qui me ressemblent davantage, j'en ai fait part ici il y a quelques mois.
J'ai commencé par faire les choses poliment et gentiment, et sans aller jusqu'au point de non-retour: j'ai demandé une disponibilité: on ne sait jamais, une roue de secours, ça peut servir un jour.
J'envoie donc ma demande début mai, sous couvert de mon chef d'établissement, etc. Ce dernier prend même la peine d'appeler en ma présence le rectorat, qui lui répond que des profs de lettres TZR, il y en a plus que nécessaire dans l'académie, une réponse favorable est gagnée d'avance. Un mois et demi plus tard, toujours pas de réponse. J'appelle le rectorat: ILS N'AURAIENT JAMAIS REÇU MA LETTRE?!?! (sauf que je ne vois pas comment ça aurait pu arriver, d'autant plus que la secrétaire du collège, qui s'est chargée de l'envoi, est formidablement compétente et sérieuse.)
Brave bête, j'en rédige une nouvelle, cette fois en recommandé, et avec double faxé dans l'heure où elle arrive au secrétariat de mon collège.
Nouvel appel au rectorat, je me méfie: oui, lettre bien arrivée, réponse dans 2/3 semaines.
Les trois semaines passent, pas de réponse: j'appelle le rectorat ce matin. (en fait la réponse est arrivée dans la boite aux lettres au même moment).
Et on m'annonce... un refus, en raison des "besoins d'enseignement et des nécessités du service public d'éducation dans votre discipline".
Et, histoire d'en rajouter une couche, je reçois également ce matin mon arrêté d'affectation pour la rentrée:
-rattachement administratif au collège où j'étais déjà rattachée depuis 2 ans
-affectation pour 12h dans un lycée d'une autre ville (à 20km)
-affectation secondaire pour 5h dans un autre lycée...
N'est-ce pas une perspective atteignant les summums de la réjouissance?!
Seulement Y'A PAS MOYEN, je ne ferai pas la rentrée.
C'est donc ma lettre de démission que je m'apprête à rédiger dans les heures qui viennent.
Pour bien sûr compliquer les choses, nous sommes mi-juillet, le collège est fermé, je ne sais pas trop comment joindre mon chef d'établissement.
Sachant que des travaux d'agrandissement (dans un collège vieux de 3 ans...) ont lieu actuellement, j'ai peut-être une chance de le trouver sur place.
Sinon je me contenterai de lui envoyer une copie de mon courrier pour que celui-ci soit bien "sous couvert de..."
Et pas moyen que je fasse la rentrée: ce sera congé maladie si nécessaire en attendant que l'EN me délivre de mes fonctions, dans le cadre d'une dispo, ou carrément la démission...
Mais que faire???
Je suis PLC2 en anglais depuis 2 semaines seulement...et pourtant, ça me paraît déjà trèèèèèèès long! J'ai 25 ans, j'habitais à Lyon et j'ai été affectée à l'IUFM de Nice et en stage a Cannes en zep. Bon, vu comme ça, ça n'a pas l'air horrible! tout le monde me dit d'arrêter de ma plaindre, que des des tas de gens m'envient, etc...mais moi ce que je vois c'est que ma famille me manque, mon conjoint aussi, TOUT! j'ai l'impression de tout sacrifier pour ce boulot...alors que j'ai cette impression grandissante que je ne suis pas du tout faite pour être formater comme le voudrait l'IUFM, que je n'accepterai pas ce que l'on m'impose, que je déteste déjà ce que l'on me demande de faire...avant même de toucher ma première paye. Mais voilà, QUE FAIRE, aller contre tous les avis de mes amis et proches qui me disent que ça va passer avec le temps? ont-ils raison? est ce que j'attends de voir? combien de temps? je suis un peu perdue...HELP. et toues ces procédures de démission, mise en dispo, je ne comprends pas tout...tou est fait pour que tout soit flou.
en tout cas j'ai tapé ce soir 'démissionner education nationale' et je suis tombée direct sur ce blog, merci beaucoup pepina. et si d'autres stagiaires ressentent déjà la même chose que moi cette année, je veux bien en discuter!
Partir ou partir?
Bonjour,
Stagiaire PLC2 en français, moi aussi je viens de taper "démissionner de l'éducation nationale" sur google et je tombe sur ce site qui me réconforte, me rassure à point inimaginable.
Comme toi, Perrine ça ne fait que 2 semaines que j'ai commencé à donner mes cours, mais je me rends compte que je ne suis pas faite pour ça, je pleure en sortant de cours, en sortant de l'IUFM aussi et j'ai envie de me frapper la tête contre les murs lorsque je suis en classe. Moi aussi je désire partir, et j'hésite mais je crois que je ne vais pas hésiter bien longtemps. Ma seule question est: lorsqu'on est licencié pour abandon de poste, est-on radié de la fonction publique de manière globale,car j'aimerais plus tard essayer d'être enseignante chercheuse... et doit-on rembourser la formation si on n'arrête que dans 2 mois par exemple? Merci d'avance et merci encore d'avoir brisé la loi du silence concernant la démission de l'EN.
Quelques infos...
Bonjour Lili,
J'ai démissionné l'année dernière au bout de trois mois (j'étais stagiaire en Français aussi) et je n'ai pas eu à rembourser ma formation. Par contre il vaut mieux éviter l'abandon de poste pur et simple je pense, et plutôt faire une lettre de démission en bonne et due forme (adressée au ministre sous couvert du recteur, si je me souviens bien, mais il doit y avoir des indications plus précises quelque part sur ce blog). La démission entraîne la perte de bénéfice du Capes ou de l'Agreg mais rien n'interdit de réintégrer la fonction publique en passant d'autres concours, comme indiqué ici:
http://www.fonction-publique.gouv.fr/article851.html
C'est d'ailleurs bien ce que je compte faire! Ceci dit, pour devenir enseignant chercheur je ne sais pas trop comment ça se passe.
Forcément il y a un délai entre le moment où on envoie la lettre et le moment où l'on reçoit la réponse du rectorat (un bon mois en ce qui me concerne). Si tu trouves que c'est vraiment trop pénible, tu peux toujours te mettre en arrêt maladie en attendant.
Bon courage pour prendre ta décision! Je ne regrette pas la mienne en tous cas.
Céline
à propos de la démission et de la fameuse prime de départ volontaire
je ne vais pas faire de longs discours, j'y pense moi aussi. prof de français depuis trois ans, je vis mon métier avec la certitude que je me suis trompée de voie, et ce dès le premier mois de mon stage.
je pense sérieusement à démissionner, puis reprendre des études et donner des cours de soutien pour vivoter à côté.
j'ai entendu dire par contre qu'un fonctionnaire qui demandait sa démission avait droit à une prime de départ volontaire, instituée en 2008: elle correspondrait à deux ans de salaire brut (non vous ne rêvez pas).
elle est bien dans les textes (j'ai vu la confirmation des syndicats sur un site) mais elle n'est quasiment jamais appliquée.
peut-on la faire valoir si on part?
courage à tous et bravo à ceux qui franchissent le cap.
Prime de départ
Bonjour filantelune
Le décret instituant l'Indemnité de Départ Volontaire est parue tout récemment, ce qui explique que peu d'enseignants l'aient touchée.
La prime ne correspond pas toujours à deux ans de slaire, tout dépend de ton ancienneté. Et elle n'est donnée que dans le cas où tu crées ou reprends une entreprise ou parfois pour "projet personnel" mais l'administration est libre de te la refuser. Vu le nombre d'enseignants, j'ai peine à croire qu'elle va distribuer cette prime avec largesse.
C'est décrit :http://www.education.gouv.fr/cid28286/menh0911417c.html et sur pas mal de forums.
J'espère que ça te servira et je ne veux pas te décourager , mais je ne compterais pas outre mesure sur l'IDV. Mais qui c'est, si tu l'obtiens tu redonneras de l'espoir à certains.
partir
Bonsoir aux deux stagiaires PLC2 (lili et perrine) qui comme moi auraient envie de se barrer en courant, pas facile non plus après tout ce temps sacrifié à préparer un concours à la con. En ce qui me concerne, j'ai pris ma décision, je tiens jusque la Toussaint, je me laisse un mois pour retrouver quelque chose, peu importe quoi, on verra après, je préfère travailler cette année 39heures/semaine dans un boulot 'sauve-qui-peu', plutôt que 6h/semaine dans l'éducation nationale. Bien entendu, je n'ai pas encore fais part de cette décision à mes proches, ça ferait hurler tout le monde. J'ai aussi 25 ans, un enfant à nourrir et un conjoint en fin de contrat, alors j'ai conscience que ça va pas être évident (moi qui croyait avoir le cul au sec). Quoi qu'il en soit je préfère partir maintenant, parce que je m'en sens la force, plutôt que d'être triste et aigris dans 10ans et ne plus avoir le courage de recommencer ailleurs. Voila, bon courage à vous les filles, je pense que malgré tous les 'bons conseils' qu'on nous prodigue, il faut essayer de s'écouter soi, essayer aussi de se faire confiance.
On se tiens au courant ;)
Bon courage aussi à tous les autres
Moi aussi j'ai quitté l'EN
-Obtention du CAPES histoire-géo en juillet 2007.
-Début du stage en septembre 2007.
-Fin du stage en juillet 2008.
-Début de l'année T1 en septembre 2008.
-Démission en février 2009.
-Admission en école de journalisme en juin 2009 pour une formation d'un an.
C'est mon parcours.
Je ne regrette pas d'avoir démissionné. Je m'étais trompé de voie. C'est devenu rapidement une évidence dès les premières semaines du stage. J'ai tenu environ 1 an et demi. Mais à aucun moment, je n'ai pris le moindre plaisir dans ce boulot.
Janvier 2009 : je reprends le boulot après les vacances de Noël. Ce fut très compliqué. Comme toujours. C'était toujours compliqué d'aller au boulot. Là, c'en est trop. Je fais le 1er jour, mais je vais voir le médecin le soir même. A bout de forces. Il me met en arrêt pour la semaine. A la fin de la semaine, je retourne le voir pour faire le point. Ma décision est prise, je dois trouver autre chose. La démission ? Je n'ose pas trop y penser pour le moment. J'espère trouver une alternative. Toujours est-il que j'en parle au médecin. Il décide de me mettre en arrêt jusqu'aux vacances de février. A l'issue de cet arrêt, il y aura une décision à prendre : démission ? Reprise du boulot ? Autre possibilité ?
Pendant tout le mois de janvier, je vais me renseigner auprès du rectorat et des syndicats pour savoir ce qui est possible pour un cas comme le mien ? Puis-je me mettre en dispo ? Pas pour le moment. Ai-je d'autres possibilités que la démission pour pouvoir entamer une reconversion ? Bah ... non, en fait. Enfin, quand je dis que je me renseigne auprès du rectorat : oui, j'ai voulu me renseigner, mais je n'ai jamais obtenu la moindre info ("ah écoutez, vous me posez une colle. Laissez-moi me renseigner et je vous rappelle" ... j'attends toujours les rappels).
Toujours est-il qu'à ce moment là, je commence à entreprendre des démarches pour trouver une formation en journalisme, voie que je voulais emprunter avant de passer le CAPES (j'avais abandonné l'idée du journalisme en licence d'histoire suite aux avertissements de professeurs ou de conseillers sur le manque de débouchés dans cette profession ... foutaises !).
Début février, la décision est prise : je démissionne. Très facile. Courrier envoyé au rectorat (avec copie au chef d'établissement). Quelques jours après, réponse du rectorat par courrier : "êtes-vous bien sûr de votre décision ? C'est une chose grave. Ça ne se fait pas à la légère ... blablabla ... vous avez 15 jours pour confirmer votre décision, faute de quoi nous ne tiendrons pas compte de votre 1er courrier". Ok, j'envoie alors le courrier de confirmation le jour même. Nous étions alors le 6 février, je crois. Le rectorat m'a rayé de ses rangs le 31 mars. 1 mois et demi pour me dire que je peux partir ! Entretemps, j'avais prolongé mon arrêt, bien sûr. Il était inconcevable de retourner devant les élèves.
Aujourd'hui, je pense enfin avoir trouvé ma voie. Si tout va bien, je retourne réellement dans la vie active l'été prochain. Dans le journalisme, un boulot qui me convient cette fois-ci. Celui que je voulais faire depuis toujours.
Trop bien ce BLOG!!!
Lili, Hélène, Presk, c'est génial de savoir que je ne suis pas la seule folle à oser penser démissionner...
Pareil que toi Hélène, je me donne jusqu'a la Toussaint pour voir si ça s'arrange, et au pire si je tiens je finis mon année de stage mais en cherchant quelquechose dautre. Si je suis titularisée j'essaierai de me mettre en dispo et si ce n'est pas possible alors je démissionne! Je me rappelle du jour où j'ai su que j'avais le capes...je croyais que c'était le début de la belle vie...alala! toutes ces études pour rien?! non. ça sert toujours à quelquechose, et puis c'est grâce à nos études que l'on est ce que l'on est aujourd'hui. Desfois en salle des profs j'observe les comportements et je me demande réellement comment ils font pour tenir. Du coup je me sens plutôt faible par rapport à eux...et je me dis que jamais je veux leur ressembler. C'est un monde de fou!!!
en tout cas Hélène, je suis également persuadée qu'il faut faire le pas rapidement avant de tomber trop bas et de ne pas oser démissionner...je sens que ça va être dur d'annoncer la nouvelle à tout le monde, surtout à mon père par exemple qui s'est sacrifié pour mes études, qui a tout fait pour que je sois dans les bonnes conditions. C'est horrible non?!!! si vous voulez en parler aussi par mail, n'hésitez pas, pour qu'on se donne des infos sur les procédures etc...et que l'on se soutienne aussi! à bienôt peut être. (perrayne@hotmail.fr)
Tracas
Bonjour à tous,
Je viens sur ce blog car je suis tracassée depuis que ma soeur a obtenu le concours PLP en éco-finance en juillet dernier après un an de préparation.
Nous avons le même parcours (Bac+5 en finance), moi, je me suis orientée dans le privé en qualité de contrôleur de gestion et elle a également trouvé un boulot dans ce domaine mais sa période d'essai n'a pas été validé au bout de 6 mois et là, elle a décidé de passer le concours pr etre prof, vous comprenez, il y a pleins de vacances, surtout quand les élèves sont en stage, employée à vie, en tous cas, peu de chance de se faire virer, bref, elle se considère comme une rentière !
J'adore ma soeur mais ce concours lui monte à la tête, c'est à peine croyable, pourtant, j'adore ma soeur plus que tout au monde ....
Je suis un peu jaloux de son parcours car elle prévoit déjà de partir en vacances et à l'écouter parler, les gens du privé son vraiment des débiles, ils peuvent se faire licencier, muter, etc....plus jamais elle ne laissera "son cul vissée sur une chaise toute la journée" !
Ses mots ont été tellement durs et l'idée de me faire passer pour une idiote m'est totalement insupportable !
Bref, malgré tous les posts que j'ai lu, je n'arrive pas à relativiser et me dire que ce n'est pas une vocation pour elle, et que si elle fait ce métier uniquement pour les vacances et les horaires cool, elle va droit dans le mur !
Du coup, je me dis que je me suis plantée, que j'aurai du faire comme elle, trouver une planque et ne pas en bouger, même si elle sait parfaitement qu'elle ne sait pas ou aller l'année prochaine et qu'apparement, en étant début, la guadeloupe serait accessible pour elle l'année prochaine, et qu'elle préfère ca à la RP ! Du coup, elle se vante (et c'est peu dire) de son choix, de ses possibilités de voyage et même d'éolution !
Une de ces amies est prof d'histoire géo et si elle en a marre de son métier un jour, elle passera un concours en urbanisme les doigts dans le nez ! Moins de vacances mais toujours privilégiée ...
Bref, je voulais avoir des témoignages de gens qui peuvent me rassurer car je me sens vraiment cul et idiot de ne pas avoir choisis cette voix royale (humm humm).
Merci d'avance à vous, mon moral est au plus bas et chaque nuit j'en fais des cauchemars même si j'ai tjs de nombreuses scènes du film "entre les murs" en tête .... beurk ! C'est inpensable !!
Merci !
Louly24
Je suis pas seule!!!
Bonjour,
Je suis PLC2 en Histoire-géo et depuis le 11 septembre en arrêt maladie pour dépression.
A peine 2 semaines dans un bon collège (vs allez me dire de quoi elle se plaint, près de chez moi en plus) et pourtant j'ai pété un câble après que ce se soit mal passé avec ma classe de 4ème. J'ai honte, je ne sais pas pourquoi, j'ai des antécédents dépressifs, mais je n'ai jms idéalisé le métier de prof, je savais que ce ne serait pas facile et pourtant voila. Retour aux anti-dépresseurs et anxiolitiques. Je n'ai jms aimé travaillé avec des grpes d'enfants et encore moins d'ados mais avec un master d'Histoire ancienne et comme expérience professionnelle juste des jobs d'été je ne voyais pas quoi faire d'autres. De plus je n'ai jms réussi à trouver une personne capable de m'orienter, à part en filant de la doc pas tjrs claire. Mais maintenant j'ai à la fois peur de devoir y retourner dans 15 jours (mon arrêt fini le 11 octobre) mais aussi de me retrouver au chômage et de faire une erreur en quittant l'EN.
Cela fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à ne plus supporter ce boulot aussi vite, même si vous au moins vous tenez le coup.
Si vous voulez discutez : vivelesmarmotes@hotmail.com (je sais c'est gamin et avec une faute d'orthographe, mais je l'ai depuis lgtps....)
Bonjour Julie,
je crois que l'essentiel c'est ça : "Je n'ai jms aimé travaillé avec des grpes d'enfants et encore moins d'ados ". Ce n'est pas facile de travailler avec des ados, dieu sait qu'ils peuvent être crispants. Si tu n'y prends vraiment aucun plaisir au point de retomber en dépression, alors mieux vaut effectivement penser à faire autre chose. Je te conseillerais plutôt de terminer ton année de stage tout en réfléchissant à ta reconversion mais si tu n'y arrives pas, ne gâche pas ta santé. Il ya d'autres débouchés, notamment dans l'administration, si tu as réussi le capes tu peux réussir d'autres concours. Tu es arrivée là un peu par hasard et ce n'est pas trop tard pour réfléchir à autre chose dans tous les cas.
Bon courage
Marie
Que ça fait du bien
Bonjour à tous,
Je suis T1 en anglais et je déprime depuis ma titularisation et, surtout, ma mutation en Picardie, très loin de chez moi... Je n'y peux rien, je déprime depuis un mois et demie et lire tous ces commentaires ça fait vraiment du bien. Je pense moi aussi à démissionner car le métier d'enseignant, même s'il est intéressant, ne mérite pas tous les sacrifices que l'EN nous impose. Certes, nous avons tous passé un concours "en connaissance de cause" (pff et encore...) mais il ne faut pas exagérer. Mais comme tout le monde, le confort et la sécurité sont les seules choses qui me font rester. J'espère trouver le courage de démissionner commet tous ceux qui ont partagé leur expérience.
En tout cas, merci encore pour ce blog!
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Introduction depuis Démissionner de l'Education Nationale
Tout a commencé il y a presque un an. En septembre 2007 je faisais ma première rentrée en tant que professeur stagiaire d'espagnol en collège. Un peu angoissée. En janvier l'angoisse était toujours là. J'ai donc dé
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