chers amis,

votre Pepina préférée, la seule, l'unique ( les autres ne sont que de piètres imitations) est allé hier soir à  l'opéra.

J'adore les digressions et les parenthèses et làa une s'impose, celle qui vous explique pourquoi et comment j'ai atterri là. Grâce à mon mode ronchon. En effet, je rouspétais (tiens ça s'écrit comment? le dico est trop loin...) parce qu'on ne sortait pas assez, auprès de ma douce bolée d'amour, en lui disant "tu ne prends pas assez d'initiatives pour nos sorties blablabla"... Deux jours après il achetait des places pour aller voir ADRIANA MATER à l'opéra Bastille.

Bon c'est du moderne. Lui il a trouvé ça intéressant, je pense que c'est à cause de son penchant pour la techno. Moi, très franchement, hier soir, en en  parlant avec lui, je me suis rendue compte que je n'avais pas aimé. Un mot m'est même venu à l'esprit  GUIMAUVE. Je crois que c'est surtout de la faute du décor et des couleurs rose-mauve-turquoise-verdâtre... Et aussi la mélodie, ou son absence. Pour un opéra je trouvais que les voix des chanteurs étaient peu exploitées. Pour moi, dans ma conception de l'opéra, qui finalement est peut-être à revoir, la voix doit devenir un instrument elle aussi, et quelque chose doit se passer qui emporte quand parole, chant et instruments se rencontrent... Là pas grand chose... A part le crescendo de mon rhume.

Si! je suis méchante vers la fin il y a eu de beaux moments, il a failli naître quelque chose.

Je ne dirais qu'un mot sure le livret : plan-plan ( et en même temps c est pas un vrai mot, c'est plus une onomathopée) je pourrais dans le même état d'esprit rajouter cucu et gnangnan. A vous de choisir.

Je crois que c'est de la musique un peu top intellectuelle pour moi.

Si d'aventure, certains qui me lisent ont compris quelque chose, n'hésitez pas à m'éclairer...